clôture, marquant la frontière des terres", nous dit
Lyall Watson dans Le Souffle d'Eole, histoire naturelle
du vent, traduit du titre anglais Heaven's Breath.
Mettons-nous derrière ce muret : nous ne sentons
pas le souffle d'Eole, nous sommes "sous le vent",
bien à l'abri. Si nous allons nous asseoir de l'autre
côté du mur, nous serons "au vent" : nous subirons
le vent et nous ferons ce que font instinctivement
les contemplatifs du bord de mer, nous tournerons
le dos au vent.
Par quels moyens repérer le vent ?
Lorsque vous pédalez, vous créez du vent. Si dans le
même temps il existe un vent déjà établi, soit il vous
pousse allègrement, soit il vous oblige à appuyer plus
fort sur les pédales car il est face à vous.
Vous découvrez ainsi qu'il existe le vent établi, ou
vent réel, et le vent apparent. Ce dernier est la combinaison du vent réel et du vent vitesse.
Dans son état normal, le vent est invisible, mais
il donne à voir : mouvement des branches, agitation
de l'eau, présence des nuages. Il n'est pas seulement
horizontal, comme le laissent à penser les directions des points cardinaux, il est aussi vertical. Les
passionnés de vol libre utilisent les vents ascendants à l'aplomb d'une falaise, ou d'un champ dont
la récolte est mûre par exemple, mais ils redoutent le
fameux nuage cumulonimbus, en forme d'enclume,
qui peut les aspirer vers le haut jusqu'à dix mille
mètres, dans la couronne de cirrus, au sommet de la
troposphère.
24
Précédent

- 22/112

Suivant