48 TROIS AVENTURES DE LA CALYPSO
à recevoir le plus de rayons possible et qu’ils profitent de toute la chaleur
renvoyée par les rochers sur lesquels ils s’étendent.
Il est exact en tout cas que, selon qu’il a plus ou moins chaud, l’animal
se dresse plus ou moins sur ses pattes.
Alliet et Delcoutère s’amusaient beaucoup à projeter avec une glace les
rayons du soleil sur des iguanes étendus de tout leur long : ils appréciaient
d’abord ce surcroît de chaleur, mais ils finissaient par se secouer, se dresser
et fuir.
Chronique d’une île déserte
Je reproduis ici le journal qu’a tenu l’un des membres de l’équipe de
l’île Hood, notre ami Bernard Delemotte.
8 février. A 18 heures, la Calypso nous salue d’un coup de sirène en
nous quittant et en doublant le cap Suarez.
Après le dîner, nous sommes allés tous ensemble à la recherche de
nos nouveaux amis, les iguanes, afin de voir où et comment ils dorment.
Nous les avons découverts complètement affalés sur les rocs de lave noire,
toutes les parties du corps plaquées à la roche comme pour y puiser le
maximum de chaleur. Nous avons traversé la colonie dans une cacophonie
indescriptible et c’est vers 22 heures 30 que nous avons regagné le campement en enjambant les dizaines d’otaries qui sont solidement installées
et ne songent nullement à nous céder la place. Il est difficile de s’endormir
au milieu des vagissements des petits qui réclament la tétée et des grognements des mères qui, comme nous, prétendent dormir.
9 février. Vers 7 heures, Michel Deloire et moi, nous nous mettons à
l’eau avec la caméra 9 mm et l’éclairage autonome. Après 5 minutes de
plongée, nous nous retrouvons à sec d’air et la batterie autonome est noyée.
Retour au campement où Jacques Delcoutère et Henri Alliet se mettent
aussitôt au travail pour réparer nos appareils. Michel et moi, repartons en
zodiac pour explorer un autre endroit. Nous rencontrons dans 2 mètres
d’eau des iguanes qui broutent. Ils voient très mal dans l’eau et ne réagissent
pas à notre approche : nous pouvons les observer tranquillement.
Vers 12 heures, nous sommes de retour. Un rapide déjeuner précède
la capture d’un iguane et la construction d’une piscine. En effet, nous
avons décidé d’en garder trois près du camp. Nous leur fabriquons un petit
harnais pour ne pas les blesser. 2 mètres de laisse leur permettent d’évoluer.
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