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un trou dans le mur
UNE NATURE HOSTILE — MISSION TOUS TERRAINS
UNE EAU SULFUREUSE — LA PREUVE PAR LA COULEUR
UN EXPLOIT DE LA SOUCOUPE
La configuration et la végétation de la côte est d’Andros sont décidément bien étranges. J’avais pressenti sa complexité lorsque j’avais survolé
la région en avion. C’est un pays qui n’est pas fait pour l’homme. La mer
ne se distingue pas de la terre. Encore y a-t-il bien peu de terre. Tout est
colmaté, bouché par les constructions d’un corail vivant qui se multiplie sans
cesse, lance ses pointes de tous côtés et rend ce pays presque impénétrable.
Des animaux vivants de toutes espèces sont fixés aux palétuviers qui,
eux aussi désespérément accrochés au rivage, trempent dans la mer et
s’obstinent à multiplier leurs branches. Ce monde vu d’un peu haut, du
portique de la Calypso par exemple, offre un mélange d’eau bleu clair, de
trous presque noirs et de ciel un peu voilé d’où tombe une chaleur lourde.
Ces trous sombres qui s’ouvrent dans le rivage sont pour les gens du
pays à la fois un sujet de terreur et une invincible tentation. On y trouve
en effet beaucoup de poissons, mais si les indigènes consentent à y engager
leurs barques, ils refusent obstinément d’y plonger. Ils sont persuadés en
effet que ces gouffres qu’ils considèrent comme insondables sont habités
par un monstre, par un mauvais génie, le « lusca », toujours prêt à attirer
les hommes et même leurs bateaux dans les entrailles de la Terre. Ils sont
Au cours de ces explorations difficiles, la plage arrière de la Calypso est encombrée non seulement
par les deux soucoupes plongeantes, mais par les câbles électriques, les projecteurs, les glènes
de filins et les bouées.
un trou dans le mur
UNE NATURE HOSTILE — MISSION TOUS TERRAINS
UNE EAU SULFUREUSE — LA PREUVE PAR LA COULEUR
UN EXPLOIT DE LA SOUCOUPE
La configuration et la végétation de la côte est d’Andros sont décidément bien étranges. J’avais pressenti sa complexité lorsque j’avais survolé
la région en avion. C’est un pays qui n’est pas fait pour l’homme. La mer
ne se distingue pas de la terre. Encore y a-t-il bien peu de terre. Tout est
colmaté, bouché par les constructions d’un corail vivant qui se multiplie sans
cesse, lance ses pointes de tous côtés et rend ce pays presque impénétrable.
Des animaux vivants de toutes espèces sont fixés aux palétuviers qui,
eux aussi désespérément accrochés au rivage, trempent dans la mer et
s’obstinent à multiplier leurs branches. Ce monde vu d’un peu haut, du
portique de la Calypso par exemple, offre un mélange d’eau bleu clair, de
trous presque noirs et de ciel un peu voilé d’où tombe une chaleur lourde.
Ces trous sombres qui s’ouvrent dans le rivage sont pour les gens du
pays à la fois un sujet de terreur et une invincible tentation. On y trouve
en effet beaucoup de poissons, mais si les indigènes consentent à y engager
leurs barques, ils refusent obstinément d’y plonger. Ils sont persuadés en
effet que ces gouffres qu’ils considèrent comme insondables sont habités
par un monstre, par un mauvais génie, le « lusca », toujours prêt à attirer
les hommes et même leurs bateaux dans les entrailles de la Terre. Ils sont
Au cours de ces explorations difficiles, la plage arrière de la Calypso est encombrée non seulement
par les deux soucoupes plongeantes, mais par les câbles électriques, les projecteurs, les glènes
de filins et les bouées.
