146 TROIS AVENTURES DE LA CALYPSO
supposé que des crapauds pouvaient vivre dans 1 eau à plus de 120 métrés
de profondeur.
Cette plaine de vase est bornée par une arête rocheuse également
repérée au sonar par Edgerton. Elle est assez semblable à une colonne
vertébrale géante. L’exploration est finie et cette plongée a permis de
recueillir des renseignements assez importants sur la constitution du fond
du lac.
Bien entendu, même sous l’éclairage puissant des phares des soucoupes,
ni Coll ni Falco n’ont vu briller la chaîne d’or des Incas. Ils n’ont plus
qu’à remonter.
Arrivés en surface, les deux sous-marins soufflent comme le feraient
des baleines, indiquant ainsi leur position à nos amis qui les attendent.
Les Indiens n’ont pu résister à leur curiosité et dans leur pirogue de
totora, ils sont venus assister à l’apparition de ces engins sous-marins qui
leur semblent à la fois diaboliques et merveilleux. Voir ainsi côte à côte
nos appareils qui représentent le dernier mot de la technique, et les canots
en roseaux des Unis, est un spectacle étrange qui résume plus de deux mille
ans de l’histoire du lac Titicaca.
Etant donné le goût que montrent les gens du pays pour le dessin, la
peinture ou la broderie, il est probable que nos soucoupes ont maintenant
servi de thème décoratif et qu’on les verra reproduites non seulement sur
les murs mais aussi sur les châles des femmes.
Nous aurons ainsi sans le vouloir fourni de nouveaux thèmes au folklore
des Andes.
Les mystères de Tiahuanaco
Les reconnaissances effectuées au cours de ces dernières années par
des plongeurs argentins et notamment pas notre ami Avellaneda pouvaient
nous laisser espérer que nous ferions dans le lac des trouvailles archéologiques.
Cette perspective était d’autant plus intéressante que le lac Titicaca
a joué un très grand rôle au cours de la civilisation de Tiahuanaco et pendant
toute la période Inca. C’est ainsi que pendant les derniers siècles pré-colombiens, florissait le culte de Viracocha, un dieu sorti des eaux du lac et l’île
Koati était désignée comme l’habitat de la lune.
Ce culte consacrait une grande place au serpent considéré comme
l’ennemi de la foudre. Cette tradition s’est maintenue chez les Aymaras.
On peut voir sur les murs de leurs maisons des serpents sculptés. C’est dans
l’une des îles de ce lac que vers l’an 1100 de notre ère, Manco Capac,
supposé que des crapauds pouvaient vivre dans 1 eau à plus de 120 métrés
de profondeur.
Cette plaine de vase est bornée par une arête rocheuse également
repérée au sonar par Edgerton. Elle est assez semblable à une colonne
vertébrale géante. L’exploration est finie et cette plongée a permis de
recueillir des renseignements assez importants sur la constitution du fond
du lac.
Bien entendu, même sous l’éclairage puissant des phares des soucoupes,
ni Coll ni Falco n’ont vu briller la chaîne d’or des Incas. Ils n’ont plus
qu’à remonter.
Arrivés en surface, les deux sous-marins soufflent comme le feraient
des baleines, indiquant ainsi leur position à nos amis qui les attendent.
Les Indiens n’ont pu résister à leur curiosité et dans leur pirogue de
totora, ils sont venus assister à l’apparition de ces engins sous-marins qui
leur semblent à la fois diaboliques et merveilleux. Voir ainsi côte à côte
nos appareils qui représentent le dernier mot de la technique, et les canots
en roseaux des Unis, est un spectacle étrange qui résume plus de deux mille
ans de l’histoire du lac Titicaca.
Etant donné le goût que montrent les gens du pays pour le dessin, la
peinture ou la broderie, il est probable que nos soucoupes ont maintenant
servi de thème décoratif et qu’on les verra reproduites non seulement sur
les murs mais aussi sur les châles des femmes.
Nous aurons ainsi sans le vouloir fourni de nouveaux thèmes au folklore
des Andes.
Les mystères de Tiahuanaco
Les reconnaissances effectuées au cours de ces dernières années par
des plongeurs argentins et notamment pas notre ami Avellaneda pouvaient
nous laisser espérer que nous ferions dans le lac des trouvailles archéologiques.
Cette perspective était d’autant plus intéressante que le lac Titicaca
a joué un très grand rôle au cours de la civilisation de Tiahuanaco et pendant
toute la période Inca. C’est ainsi que pendant les derniers siècles pré-colombiens, florissait le culte de Viracocha, un dieu sorti des eaux du lac et l’île
Koati était désignée comme l’habitat de la lune.
Ce culte consacrait une grande place au serpent considéré comme
l’ennemi de la foudre. Cette tradition s’est maintenue chez les Aymaras.
On peut voir sur les murs de leurs maisons des serpents sculptés. C’est dans
l’une des îles de ce lac que vers l’an 1100 de notre ère, Manco Capac,
