144 TROIS AVENTURES DE LA CALYPSO
par les flotteurs étaient en parfait équilibre dans l’eau douce. Albert Falco
s’est mis aux commandes d’une des « puces » tandis que Raymond Coll
s’installait dans l’autre.
Le capot rabattu, raconte Raymond Coll, les dernières vérifications
faites, la descente amorcée, j’ai du mal à croire que je me promène dans
l’eau à 3 800 mètres d’altitude et non en Méditerranée par un beau jour
d’hiver.
« C’est d-’ailleurs aussi le sentiment de Falco avec qui j’échange mes
premières impressions par le téléphone à ultra-sons. »
Des plongeurs accompagnent les soucoupes jusqu’à 30 mètres de fond
pour s’assurer que tout va bien et qu’elles n’ont pas souffert au cours de
leur long voyage en chemin de fer à travers les Andes.
Malgré les modifications qu’il a subies l’engin est resté très maniable
et les pilotes se sentent moins dépaysés à bord de ce sous-marin miniature,
entouré de tous les instruments qui leur sont familiers, que face à la désolation des Andes. Raymond Coll fait un appel de phare pour dire au revoir
aux plongeurs qui les accompagnent et les deux soucoupes s’enfoncent plus
profondément dans le lac.
Chacun des engins porte deux caméras pour filmer de près ou de loin
et ils sont tous deux capables de descendre à 600 mètres. C’est certainement
une profondeur que nous ne trouverons pas dans ce lac.
La carte dressée grâce aux enregistrements sonar de notre ami, le
Dr Edgerton, leur sert de guide.
A 120 mètres de la surface, ils atteignent le fond du lac et ils suivent
la dorsale rocheuse qu’Edgerton a repérée grâce à ses instruments.
L’eau du lac est presque aussi claire que l’eau de la mer, le plancton
d’eau douce est un peu moins abondant. Falco et Coll ressentent une vive
émotion devant un spectacle que l’homme n’a encore jamais contemplé. Le
fond de ce lac est resté jusqu’ici plus secret que la surface de la lune.
Une fois passé la barre de rochers, ils commencent un long voyage
au-dessus de la vase. Il s’agit d’explorer le bassin sédimentaire situé entre
la presqu’île de Copacabana, l’île du Soleil et l’îlot Cheleka. Selon l’estimation d’Edgerton, les sédiments accumulés à cet endroit atteindraient au
moins 10 mètres d’épaissseur.
Lorsque les deux sous-marins miniatures sont parvenus à peu près au
milieu de cette plaine, des traces incompréhensibles, dessinées dans la vase,
apparaissent. Coll alerte aussitôt Falco par téléphone ultra-sons* et tous
deux suivent ces traces qui décrivent des zigzags réguliers. L’énigme est vite
résolue : ils rejoignent bientôt deux crapauds qui laissent sur la vase ce
sillage bien visible. La découverte est surprenante car on n’avait jamais
par les flotteurs étaient en parfait équilibre dans l’eau douce. Albert Falco
s’est mis aux commandes d’une des « puces » tandis que Raymond Coll
s’installait dans l’autre.
Le capot rabattu, raconte Raymond Coll, les dernières vérifications
faites, la descente amorcée, j’ai du mal à croire que je me promène dans
l’eau à 3 800 mètres d’altitude et non en Méditerranée par un beau jour
d’hiver.
« C’est d-’ailleurs aussi le sentiment de Falco avec qui j’échange mes
premières impressions par le téléphone à ultra-sons. »
Des plongeurs accompagnent les soucoupes jusqu’à 30 mètres de fond
pour s’assurer que tout va bien et qu’elles n’ont pas souffert au cours de
leur long voyage en chemin de fer à travers les Andes.
Malgré les modifications qu’il a subies l’engin est resté très maniable
et les pilotes se sentent moins dépaysés à bord de ce sous-marin miniature,
entouré de tous les instruments qui leur sont familiers, que face à la désolation des Andes. Raymond Coll fait un appel de phare pour dire au revoir
aux plongeurs qui les accompagnent et les deux soucoupes s’enfoncent plus
profondément dans le lac.
Chacun des engins porte deux caméras pour filmer de près ou de loin
et ils sont tous deux capables de descendre à 600 mètres. C’est certainement
une profondeur que nous ne trouverons pas dans ce lac.
La carte dressée grâce aux enregistrements sonar de notre ami, le
Dr Edgerton, leur sert de guide.
A 120 mètres de la surface, ils atteignent le fond du lac et ils suivent
la dorsale rocheuse qu’Edgerton a repérée grâce à ses instruments.
L’eau du lac est presque aussi claire que l’eau de la mer, le plancton
d’eau douce est un peu moins abondant. Falco et Coll ressentent une vive
émotion devant un spectacle que l’homme n’a encore jamais contemplé. Le
fond de ce lac est resté jusqu’ici plus secret que la surface de la lune.
Une fois passé la barre de rochers, ils commencent un long voyage
au-dessus de la vase. Il s’agit d’explorer le bassin sédimentaire situé entre
la presqu’île de Copacabana, l’île du Soleil et l’îlot Cheleka. Selon l’estimation d’Edgerton, les sédiments accumulés à cet endroit atteindraient au
moins 10 mètres d’épaissseur.
Lorsque les deux sous-marins miniatures sont parvenus à peu près au
milieu de cette plaine, des traces incompréhensibles, dessinées dans la vase,
apparaissent. Coll alerte aussitôt Falco par téléphone ultra-sons* et tous
deux suivent ces traces qui décrivent des zigzags réguliers. L’énigme est vite
résolue : ils rejoignent bientôt deux crapauds qui laissent sur la vase ce
sillage bien visible. La découverte est surprenante car on n’avait jamais
