CYTOPLASME ET ORGANITES CYTOPLASMIQUES
pour l’ensemble des myofibrilles d'une même fibre, si bien que la cellule a un aspect
strié caractéristique (fig. 26). En lumière polarisée, les bandes sombres sont fortement biréfringentes d'où leur nom de bandes anisotropes ou bandes A ; les bandes
claires ne sont que très faiblement biréfringentes, ce sont les bandes isotropes ou
bandes /. La bande A présente d'autre part en son milieu une région plus claire,
la bande H. Une ligne plus sombre partage la bande 1 en son milieu, c’est la strie Z.
La portion de myofibrille comprise entre deux stries Z est appelée sarconière et la
myofibrille peut être considérée comme une succession de sarcomères identiques.
Les myofibrilles représentent les parties contractiles du hyaloplasme de ces cellules.
On peut en effet les isoler et provoquer leur contraction hors de la cellule; on peut
également, à l'aide de micro-électrodes piquées dans la fibre musculaire, faire
contracter les myofibrilles indépendamment les unes des autres, sous l’action d'une
stimulation électrique.
Au microscope électronique, les coupes longitudinales permettent de reconnaître
les diverses bandes sombres et claires qui s'étendent le long des myofibrilles
(fig. 27). A plus fort grandissement, on voit que les myofibrilles sont constituées
de filaments longitudinaux de deux espèces différentes : les myofilaments. Une
première série de myofilaments est composée d'éléments de 100 Â de diamètre
qui s'étendent sur toute la longueur de la bande A : ce sont les filaments épais.
Une seconde série est constituée d'éléments de 50 Â de diamètre : les filaments fins
qui s'étendent de part et d’autre de la strie Z jusqu'entre les filaments épais. La
strie Z correspond à une zone où les filaments fins des sarcomères voisins s'anastomosent entre eux.
La bande I apparaît constituée uniquement de filaments fins; la bande A est formée
de filaments épais entre lesquels s'engagent des filaments fins. Comme les filaments
fins ne vont pas jusqu’au milieu de la bande A, il existe au centre de cette bande
une zone formée uniquement par des filaments épais, et qui correspond à la
bande H, plus claire, que l’on observe au microscope à lumière. Là où filaments
fins et filaments épais se font vis-à-vis, on distingue, à plus fort grandissement,
des ponts qui relient entre eux les deux types de filaments.
L'arrangement des myofilaments fins et épais est en général très régulier; dans les
fibres musculaires striées d'insectes ou de vertébrés, filaments fins et filaments
épais forment des arrangements hexagonaux donnant à ces édifices fibrillaires
une structure paracristalline (fig. 28). Les diagrammes de diffraction aux rayons X,
obtenus sur des muscles d'insectes ou de vertébrés, confirment l’existence de ces
arrangements hexagonaux dans les fibres vivantes.
Les myofibrilles sont constituées de protéines qui peuvent être extraites par des
solutions salines à forte concentration ionique. Ces protéines sont représentées
à 80 % par Vactine et la myosine.
L'actine, qui constitue 25 % des protéines myofibrillaires, a un poids moléculaire
de 70 000 environ; sa molécule peut exister sous deux formes, une forme globu58
pour l’ensemble des myofibrilles d'une même fibre, si bien que la cellule a un aspect
strié caractéristique (fig. 26). En lumière polarisée, les bandes sombres sont fortement biréfringentes d'où leur nom de bandes anisotropes ou bandes A ; les bandes
claires ne sont que très faiblement biréfringentes, ce sont les bandes isotropes ou
bandes /. La bande A présente d'autre part en son milieu une région plus claire,
la bande H. Une ligne plus sombre partage la bande 1 en son milieu, c’est la strie Z.
La portion de myofibrille comprise entre deux stries Z est appelée sarconière et la
myofibrille peut être considérée comme une succession de sarcomères identiques.
Les myofibrilles représentent les parties contractiles du hyaloplasme de ces cellules.
On peut en effet les isoler et provoquer leur contraction hors de la cellule; on peut
également, à l'aide de micro-électrodes piquées dans la fibre musculaire, faire
contracter les myofibrilles indépendamment les unes des autres, sous l’action d'une
stimulation électrique.
Au microscope électronique, les coupes longitudinales permettent de reconnaître
les diverses bandes sombres et claires qui s'étendent le long des myofibrilles
(fig. 27). A plus fort grandissement, on voit que les myofibrilles sont constituées
de filaments longitudinaux de deux espèces différentes : les myofilaments. Une
première série de myofilaments est composée d'éléments de 100 Â de diamètre
qui s'étendent sur toute la longueur de la bande A : ce sont les filaments épais.
Une seconde série est constituée d'éléments de 50 Â de diamètre : les filaments fins
qui s'étendent de part et d’autre de la strie Z jusqu'entre les filaments épais. La
strie Z correspond à une zone où les filaments fins des sarcomères voisins s'anastomosent entre eux.
La bande I apparaît constituée uniquement de filaments fins; la bande A est formée
de filaments épais entre lesquels s'engagent des filaments fins. Comme les filaments
fins ne vont pas jusqu’au milieu de la bande A, il existe au centre de cette bande
une zone formée uniquement par des filaments épais, et qui correspond à la
bande H, plus claire, que l’on observe au microscope à lumière. Là où filaments
fins et filaments épais se font vis-à-vis, on distingue, à plus fort grandissement,
des ponts qui relient entre eux les deux types de filaments.
L'arrangement des myofilaments fins et épais est en général très régulier; dans les
fibres musculaires striées d'insectes ou de vertébrés, filaments fins et filaments
épais forment des arrangements hexagonaux donnant à ces édifices fibrillaires
une structure paracristalline (fig. 28). Les diagrammes de diffraction aux rayons X,
obtenus sur des muscles d'insectes ou de vertébrés, confirment l’existence de ces
arrangements hexagonaux dans les fibres vivantes.
Les myofibrilles sont constituées de protéines qui peuvent être extraites par des
solutions salines à forte concentration ionique. Ces protéines sont représentées
à 80 % par Vactine et la myosine.
L'actine, qui constitue 25 % des protéines myofibrillaires, a un poids moléculaire
de 70 000 environ; sa molécule peut exister sous deux formes, une forme globu58
