CYTOPLASME ET ORGANITES CYTOPLASMIQUES
des cellules vivantes ou fixées révèle, au moins dans certains cas favorables, l’hétérogénéité du hyaloplasme.
A l'échelle des ultrastructures, cette hétérogénéité du hyaloplasme apparaît
également. Non seulement on retrouve, sur les coupes de cellules examinées au
microscope électronique, certaines des différenciations locales que nous avons
signalées plus haut, parfois avec une richesse architecturale insoupçonnée,
mais encore on met en évidence des structures fibreuses ou granulaires que le
microscope à lumière ne montrait pas. Ces structures fibreuses ou granulaires
baignent dans une masse hyaloplasmique qui, sur les coupes de cellules fixées
au tétroxyde d’osmium ou au permanganate, apparaît homogène et peu dense
aux électrons.
Les structures fibreuses du hyaloplasme peuvent être classées en deux ensembles :
les filaments et les microtubules.
Filaments
Parmi les filaments on distingue deux types : les tonofilaments et les myofilaments.
Les tonofilaments ont 50 Â de diamètre et sont constitués de kératine; dispersés
dans le hyaloplasme, ils sont plus nombreux sous la membrane plasmique et
convergent vers les desmosomes (fig. 21 a). Les myofilaments (fig. 27 et 28, pp. 56
et 59), caractéristiques des cellules contractiles, sont formés de diverses variétés
de protéines. Leur diamètre dépend des cellules étudiées et du type de protéine
qui les constitue; il est en général de l’ordre de 50 à 100 Â. A ces myofilaments
on peut rattacher les plasmafilaments (Hoffmann-Berling, 1963) mis récemment
en évidence dans le hyaloplasme des amibes ; ils ont 70 Â de diamètre et sont sans
doute à l’origine des mouvements amœboïdes comme nous le verrons plus loin.
Microtubules
L'utilisation de fixateurs aldéhydiques (glutaraldéhyde) permet de bien mettre
en évidence ces structures fibreuses du hyaloplasme. Les microtubules se présentent
sous l’aspect de fibres rectilignes de 250 Â de diamètre environ et dont la paroi
est dense aux électrons (fig. 216); cette paroi semble elle-même formée de sousunités fibrillaires de 40 Â de diamètre (Porter et coll., 1963, 1965). Les microtubules
sont soit dispersés dans le hyaloplasme, soit localisés dans certaines régions de la
cellule. Dans la cellule végétale par exemple (fig. 34, p. 68), ils sont très nombreux
sous la membrane plasmique et disposés parallèlement à la surface cellulaire.
Dans les axones des cellules nerveuses (fig 21. b), ils sont également très abondants,
et chez certains spermatozoïdes de mammifères ils forment une sorte de manchette
autour du noyau. Au moment de la division cellulaire, ils deviennent très nombreux
et constituent le fuseau de division (voir chapitre III). Les diverses structures
fibreuses que nous avons décrites existent certainement dans le hyaloplasme des
cellules vivantes, car l’observation au microscope polarisant montre que les
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des cellules vivantes ou fixées révèle, au moins dans certains cas favorables, l’hétérogénéité du hyaloplasme.
A l'échelle des ultrastructures, cette hétérogénéité du hyaloplasme apparaît
également. Non seulement on retrouve, sur les coupes de cellules examinées au
microscope électronique, certaines des différenciations locales que nous avons
signalées plus haut, parfois avec une richesse architecturale insoupçonnée,
mais encore on met en évidence des structures fibreuses ou granulaires que le
microscope à lumière ne montrait pas. Ces structures fibreuses ou granulaires
baignent dans une masse hyaloplasmique qui, sur les coupes de cellules fixées
au tétroxyde d’osmium ou au permanganate, apparaît homogène et peu dense
aux électrons.
Les structures fibreuses du hyaloplasme peuvent être classées en deux ensembles :
les filaments et les microtubules.
Filaments
Parmi les filaments on distingue deux types : les tonofilaments et les myofilaments.
Les tonofilaments ont 50 Â de diamètre et sont constitués de kératine; dispersés
dans le hyaloplasme, ils sont plus nombreux sous la membrane plasmique et
convergent vers les desmosomes (fig. 21 a). Les myofilaments (fig. 27 et 28, pp. 56
et 59), caractéristiques des cellules contractiles, sont formés de diverses variétés
de protéines. Leur diamètre dépend des cellules étudiées et du type de protéine
qui les constitue; il est en général de l’ordre de 50 à 100 Â. A ces myofilaments
on peut rattacher les plasmafilaments (Hoffmann-Berling, 1963) mis récemment
en évidence dans le hyaloplasme des amibes ; ils ont 70 Â de diamètre et sont sans
doute à l’origine des mouvements amœboïdes comme nous le verrons plus loin.
Microtubules
L'utilisation de fixateurs aldéhydiques (glutaraldéhyde) permet de bien mettre
en évidence ces structures fibreuses du hyaloplasme. Les microtubules se présentent
sous l’aspect de fibres rectilignes de 250 Â de diamètre environ et dont la paroi
est dense aux électrons (fig. 216); cette paroi semble elle-même formée de sousunités fibrillaires de 40 Â de diamètre (Porter et coll., 1963, 1965). Les microtubules
sont soit dispersés dans le hyaloplasme, soit localisés dans certaines régions de la
cellule. Dans la cellule végétale par exemple (fig. 34, p. 68), ils sont très nombreux
sous la membrane plasmique et disposés parallèlement à la surface cellulaire.
Dans les axones des cellules nerveuses (fig 21. b), ils sont également très abondants,
et chez certains spermatozoïdes de mammifères ils forment une sorte de manchette
autour du noyau. Au moment de la division cellulaire, ils deviennent très nombreux
et constituent le fuseau de division (voir chapitre III). Les diverses structures
fibreuses que nous avons décrites existent certainement dans le hyaloplasme des
cellules vivantes, car l’observation au microscope polarisant montre que les
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