BACTÉRIOPHAGES
riophage T2 n’est en fait qu’un des aspects des relations possibles entre un bactériophage et son hôte. Il en existe d’autres, comme nous allons le voir dans l'étude
des bactériophages tempérés et des bactéries lysogènes.
Bactériophages tempérés et lysogénie 2.3.
L’infection de E. coli par le phage T2 entraîne une réponse unique : la lyse de la
bactérie et la libération de nouveaux virions à la fin du cycle viral. L’étude du
comportement de la souche Kl2 d’E. coli va nous montrer un autre aspect offert
par une infection virale.
23.1. MISE EN EVIDENCE D'UN BACTERIOPHAGE TEMPERE : L'INDUCTION
Si on soumet une colonie quelconque de E. coli K12 à une irradiation UV modérée
on observe, au bout d’un temps correspondant à un peu plus d’une génération
bactérienne, la lyse de toutes les cellules (fig. 158). Ces cellules libèrent un phage
particulier : le phage X, dont le virion présente une structure comparable à celle
du virion des phages de la série T.
A part quelques exceptions mentionnées plus loin, toutes les E. coli Kl2 peuvent
se comporter de façon identique. Elles sont donc toutes infectées par le phage X.
Ce phage est « latent » et n’entraîne pas, normalement, la lyse cellulaire puisqu’il
n’entre pas en phase végétative. Il persiste, cependant, au fil des générations.
Un tel phage est dit « tempéré », par opposition au phage T2 qui, étant obligatoirement lytique pour la cellule qu’il infecte, est dit « virulent ». La bactérie qui
porte ce phage tempéré est « lysogène », car elle est capable, sous l’action d’un
stimulus approprié, par induction, de se lyser en libérant des virions. Le phage
tempéré passe alors d’une phase latente à une phase végétative analogue à celle
du phage T2.
233. ESCHERICHIA COLI K 12 ET BACTERIOPHAGE l
Tout individu de E. coli Kl2 étant susceptible après induction, de libérer des
phages, nous dénommerons cette souche E. coli K12 (X).
Comportement d’une population de bactéries lysogènes
L’examen d’une population de E. coli Kl2 (X) montre qu’une certaine proportion,
d’ailleurs faible, de cellules se lysent spontanément en libérant des virions du
phage X. L’induction ne fait donc que généraliser le phénomène (fig. 158).
FIGURE 157
Le cycle d'un bactériophage T2 observé au microscope électronique, a) Le début de I infection. De très
nombreux virions V sont adsorbés sur la surface de la bactérie infectée (bact.). La gaine eau e
de plusieurs d’entre eux est contractée (flèches); X 50 000 (clichés E. Kellenberger et W. Ar r). )
L’assemblage des virions. On peut observer dans cette coupe d’une bactérie infectée (bact.), e r
nombreux virions assemblés et prêts à être libérés; X 40 000 (cliché E. Kellenberger, J. Sec u
et A. Ryter). c) La libération des virions. La bactérie infectée a éclaté et de nombreux virionsi V ont
été libérés et peuvent être observés au milieu de débris cellulaires divers; x 40 000 (cliché E. e en
berger).
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riophage T2 n’est en fait qu’un des aspects des relations possibles entre un bactériophage et son hôte. Il en existe d’autres, comme nous allons le voir dans l'étude
des bactériophages tempérés et des bactéries lysogènes.
Bactériophages tempérés et lysogénie 2.3.
L’infection de E. coli par le phage T2 entraîne une réponse unique : la lyse de la
bactérie et la libération de nouveaux virions à la fin du cycle viral. L’étude du
comportement de la souche Kl2 d’E. coli va nous montrer un autre aspect offert
par une infection virale.
23.1. MISE EN EVIDENCE D'UN BACTERIOPHAGE TEMPERE : L'INDUCTION
Si on soumet une colonie quelconque de E. coli K12 à une irradiation UV modérée
on observe, au bout d’un temps correspondant à un peu plus d’une génération
bactérienne, la lyse de toutes les cellules (fig. 158). Ces cellules libèrent un phage
particulier : le phage X, dont le virion présente une structure comparable à celle
du virion des phages de la série T.
A part quelques exceptions mentionnées plus loin, toutes les E. coli Kl2 peuvent
se comporter de façon identique. Elles sont donc toutes infectées par le phage X.
Ce phage est « latent » et n’entraîne pas, normalement, la lyse cellulaire puisqu’il
n’entre pas en phase végétative. Il persiste, cependant, au fil des générations.
Un tel phage est dit « tempéré », par opposition au phage T2 qui, étant obligatoirement lytique pour la cellule qu’il infecte, est dit « virulent ». La bactérie qui
porte ce phage tempéré est « lysogène », car elle est capable, sous l’action d’un
stimulus approprié, par induction, de se lyser en libérant des virions. Le phage
tempéré passe alors d’une phase latente à une phase végétative analogue à celle
du phage T2.
233. ESCHERICHIA COLI K 12 ET BACTERIOPHAGE l
Tout individu de E. coli Kl2 étant susceptible après induction, de libérer des
phages, nous dénommerons cette souche E. coli K12 (X).
Comportement d’une population de bactéries lysogènes
L’examen d’une population de E. coli Kl2 (X) montre qu’une certaine proportion,
d’ailleurs faible, de cellules se lysent spontanément en libérant des virions du
phage X. L’induction ne fait donc que généraliser le phénomène (fig. 158).
FIGURE 157
Le cycle d'un bactériophage T2 observé au microscope électronique, a) Le début de I infection. De très
nombreux virions V sont adsorbés sur la surface de la bactérie infectée (bact.). La gaine eau e
de plusieurs d’entre eux est contractée (flèches); X 50 000 (clichés E. Kellenberger et W. Ar r). )
L’assemblage des virions. On peut observer dans cette coupe d’une bactérie infectée (bact.), e r
nombreux virions assemblés et prêts à être libérés; X 40 000 (cliché E. Kellenberger, J. Sec u
et A. Ryter). c) La libération des virions. La bactérie infectée a éclaté et de nombreux virionsi V ont
été libérés et peuvent être observés au milieu de débris cellulaires divers; x 40 000 (cliché E. e en
berger).
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