DIVISION CELLULAIRE
assiste à la montée des chromosomes vers les pôles (Hoffmann-Berling, 1956).
En conclusion, retenons que la présence de microtubules semble souvent liée à
l’existence de mouvements cellulaires. Dans le cas de la mitose, ces structures sont
labiles et disparaissent au cours de la télophase, sans doute par dépolymérisation
du polymère protéique. Cette dépolymérisation n’est jamais totale puisque dans
les cellules interphasiques on trouve, épars dans le hyaloplasme, des microtubules
vestiges de la mitose précédente.
Cytodiérèse 3.3.
Nous n’envisagerons ici que la cytodiérèse des cellules animales.
Nous avons vu que les deux cellules-filles se séparent par suite de la formation
d’un étranglement, ou sillon de division, dans la région équatoriale. La formation
de cet étranglement, entraîne une augmentation de 30 % environ de la surface
cellulaire dans la région équatoriale, c’est-à-dire une synthèse de membrane
plasmique à ce niveau.
On peut suivre la formation de l’étranglement et la synthèse de la membrane,
en observant les mouvements de petites particules de kaolin, que l’on dispose
par exemple à la surface d’un œuf d’oursin en segmentation1. La formation du
sillon de division semble liée à l’existence de protéines contractiles dans la région
équatoriale. En effet, si on ajoute de l’ATP, au début de la télophase, dans le
milieu où se trouve une cellule préalablement glycérinée, on constate l’apparition
d’un sillon de division.
1. Cette méthode est également utilisée pour suivre les mouvements cellulaires au cours du
développement embryonnaire, voir le volume « Embryologie » de cette collection.
A partir d’un certain stade de la division, la position de l’étranglement est déterminée par la position qu’occupait avant ce stade le fuseau de division. Des expériences (fig. 120), faites sur des neuroblastes de criquet en division, établissent
cette relation (Kawamura, 1960). A l’aide de microaiguilles, on fait basculer le
fuseau de division à l'intérieur de l’œuf en métaphase, on remarque que l’étranglement prend alors naissance dans le plan équatorial correspondant à la nouvelle
position du fuseau. Au cours d'une seconde expérience, on fait tourner le fuseau
au début de l’anaphase. Dans ce cas on constate que le plan du sillon de division
n'est pas perpendiculaire à l’axe du fuseau après rotation, mais correspond au
plan équatorial du fuseau dans sa position initiale.
Ainsi, jusqu’à un certain stade de la division, la position du fuseau détermine
la mise en place des protéines contractiles qui provoquent l’étranglement. Passé
ce stade, les protéines contractiles étant en place, une modification d’orientation
du fuseau ne change plus le plan dans lequel apparaît l’étranglement.
Le fait que le fuseau n’intervienne plus à partir d’un certain stade de la division
est corroboré par l’expérience suivante (fig. 121); on injecte dans un œuf d’oursin
en début d'anaphase une goutte d’eau de mer, ou une goutte d’huile; cette injection
204
assiste à la montée des chromosomes vers les pôles (Hoffmann-Berling, 1956).
En conclusion, retenons que la présence de microtubules semble souvent liée à
l’existence de mouvements cellulaires. Dans le cas de la mitose, ces structures sont
labiles et disparaissent au cours de la télophase, sans doute par dépolymérisation
du polymère protéique. Cette dépolymérisation n’est jamais totale puisque dans
les cellules interphasiques on trouve, épars dans le hyaloplasme, des microtubules
vestiges de la mitose précédente.
Cytodiérèse 3.3.
Nous n’envisagerons ici que la cytodiérèse des cellules animales.
Nous avons vu que les deux cellules-filles se séparent par suite de la formation
d’un étranglement, ou sillon de division, dans la région équatoriale. La formation
de cet étranglement, entraîne une augmentation de 30 % environ de la surface
cellulaire dans la région équatoriale, c’est-à-dire une synthèse de membrane
plasmique à ce niveau.
On peut suivre la formation de l’étranglement et la synthèse de la membrane,
en observant les mouvements de petites particules de kaolin, que l’on dispose
par exemple à la surface d’un œuf d’oursin en segmentation1. La formation du
sillon de division semble liée à l’existence de protéines contractiles dans la région
équatoriale. En effet, si on ajoute de l’ATP, au début de la télophase, dans le
milieu où se trouve une cellule préalablement glycérinée, on constate l’apparition
d’un sillon de division.
1. Cette méthode est également utilisée pour suivre les mouvements cellulaires au cours du
développement embryonnaire, voir le volume « Embryologie » de cette collection.
A partir d’un certain stade de la division, la position de l’étranglement est déterminée par la position qu’occupait avant ce stade le fuseau de division. Des expériences (fig. 120), faites sur des neuroblastes de criquet en division, établissent
cette relation (Kawamura, 1960). A l’aide de microaiguilles, on fait basculer le
fuseau de division à l'intérieur de l’œuf en métaphase, on remarque que l’étranglement prend alors naissance dans le plan équatorial correspondant à la nouvelle
position du fuseau. Au cours d'une seconde expérience, on fait tourner le fuseau
au début de l’anaphase. Dans ce cas on constate que le plan du sillon de division
n'est pas perpendiculaire à l’axe du fuseau après rotation, mais correspond au
plan équatorial du fuseau dans sa position initiale.
Ainsi, jusqu’à un certain stade de la division, la position du fuseau détermine
la mise en place des protéines contractiles qui provoquent l’étranglement. Passé
ce stade, les protéines contractiles étant en place, une modification d’orientation
du fuseau ne change plus le plan dans lequel apparaît l’étranglement.
Le fait que le fuseau n’intervienne plus à partir d’un certain stade de la division
est corroboré par l’expérience suivante (fig. 121); on injecte dans un œuf d’oursin
en début d'anaphase une goutte d’eau de mer, ou une goutte d’huile; cette injection
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