NOYAU 1NTERPHAS1QUE
L’emploi de précurseurs radioactifs permet de constater que le noyau régit les
activités cellulaires en synthétisant de l’ARN qui est exporté dans le cytoplasme.
Une très belle expérience de Goldstein et Plaut (1955) utilisant la technique autoradiographique, démontre ce processus : une amibe est placée dans un milieu d’incubation contenant du 32P ou de la cytidine tritiée (fig. 105 a). Après deux heures
d’incubation, on constate que le précurseur est incorporé dans l’ARN nucléaire
et en faible quantité dans l’ARN cytoplasmique. Le noyau de l’amibe, dont l’ARN
est radioactif, est alors greffé dans une amibe anucléée, dont les synthèses protéiques sont arrêtées. Si on pratique l’autoradiographie de cette amibe greffée,
quelques heures après l’implantation du noyau radioactif, on voit que la radioactivité a diminué dans le noyau et qu’elle est apparue dans le cytoplasme. Il y a
donc eu une migration d’ARN du noyau dans le cytoplasme. On peut constater
que l’arrivée d’ARN dans le cytoplasme déclenche la reprise des synthèses protéiques.
Zalokar (1960) a montré que, chez Neurospora, l’ARN (marqué par l’uridine
tritiée) quitte le noyau et vient se localiser au niveau du réticulum endoplasmique
granulaire (fig. 105 b). Pour obtenir ce résultat Zalokar avait eu l’idée de centrifuger les cellules incubées dans le milieu radioactif avant d’en faire l’autoradiographie; cette centrifugation ayant pour effet de sédimenter les organites dans la
cellule.
incubation
a
greffe du
noyau radioactif
nouM 105
Expérience de Goldstein et Plaut sur l'amibe. Après incubation dans un milieu radioactif contenant
un précurseur d ARN (1), le noyau de l'amibe est radioactif (2). Si on transplante ce noyau radioactif
dans une amibe anucléée (3), on constate que l’ARN radioactif quitte le noyau et passe dans le cytoplasme (4).
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