CYTOPLASME ET ORGANITES CYTOPLASMIQUES
centrioles, cils et flagelles seront réunis dans la même étude, les flagelles, qui sont
des cils très longs, n’étant eux-aussi que des dérivés centriolaires.
Au microscope électronique, l’ultrastructure des centrioles apparaît très caractéristique. Chaque centriole est constitué de neuf groupes de trois tubules disposés
sensiblement comme les génératrices d’un cylindre de 150 mpL de diamètre sur
400 mp. de long. Les trois tubules de chaque groupe sont accolés l’un à l’autre sur
toute leur longueur; ils ont 200 Â de diamètre et leur paroi est dense aux électrons
après fixation osmique (fig. 90 et 91). En général les centrioles sont au nombre de
deux par cellule; situés près du noyau ou même dans une encoche de la surface
nucléaire, ils sont disposés perpendiculairement l’un à l’autre et forment ce que
l’on nomme un diplosome. A l’exception des végétaux supérieurs angiospermes et
des protocaryotes, les cellules de tous les organismes renferment au moins deux
centrioles dont l’ultrastructure est toujours conforme à la description précédente.
Lorsque les centrioles sont très nombreux par cellule, ils sont le plus souvent
situés près de la surface cellulaire et en relation avec des cils ou des flagelles.
8.1.2. CILS ET FLAGELLES
Les cils et les flagelles sont des digitations de la surface cellulaire qui sont en général
douées de mouvements pendulaires ou ondulants. Ces digitations, de 0,2 p. de
diamètre, sont limitées par la membrane plasmique et leur longueur est de 5 à
10 p., pour les cils, et de 100 p. et plus pour les flagelles. Nous verrons que la
distinction entre cils et flagelles n’existe pas à l’échelle des ultrastructures, ces deux
termes désignent les mêmes formations : quand la digitation est courte par rapport
à la taille de la cellule on parle de cil, quand elle est longue on parle de flagelle.
Le hyaloplasme situé à la base de chaque cil ou flagelle renferme un centriole
typique avec ses neuf groupes de trois tubules. Deux des tubules de chaque groupe
se prolongent dans la digitation en restant accolés l’un à l’autre, si bien qu’en
coupe transversale cil et flagelle montrent neuf groupes de deux tubules (fig. 92
et 93). De plus, au centre des neuf groupes existent deux tubules supplémentaires
séparés l’un de l’autre; entre les deux tubules centraux et les groupes périphériques
sont situées neuf fibres de 50 Â de diamètre ou fibres secondaires ; enfin les tubules
périphériques présentent de petites expansions latérales ou bras.
Ainsi, les cils et les flagelles renferment un centriole modifié et très allongé, dont
la partie basale est un centriole typique; ce centriole basal est encore appelé
FIOUHE 92
Schéma montrant l’ultrastructure d’un cil. Le cil est une digitation de la surface cellulaire, dont la base
renferme un centriole ou cinétosome. Deux des tubules périphériques de chaque groupe centriolaire se
prolongent dans la digitation, comme le montre la coupe longitudinale. De plus, il existe deux tubules
centraux et des fibres secondaires, comme on le voit sur la coupe transversale. Les tubules périphériques
portent des expansions latérales, ou bras, qui sont sans doute formés d’une protéine contractile. Les
plans de coupe sont indiqués sur la vue cavalière.
r
156
centrioles, cils et flagelles seront réunis dans la même étude, les flagelles, qui sont
des cils très longs, n’étant eux-aussi que des dérivés centriolaires.
Au microscope électronique, l’ultrastructure des centrioles apparaît très caractéristique. Chaque centriole est constitué de neuf groupes de trois tubules disposés
sensiblement comme les génératrices d’un cylindre de 150 mpL de diamètre sur
400 mp. de long. Les trois tubules de chaque groupe sont accolés l’un à l’autre sur
toute leur longueur; ils ont 200 Â de diamètre et leur paroi est dense aux électrons
après fixation osmique (fig. 90 et 91). En général les centrioles sont au nombre de
deux par cellule; situés près du noyau ou même dans une encoche de la surface
nucléaire, ils sont disposés perpendiculairement l’un à l’autre et forment ce que
l’on nomme un diplosome. A l’exception des végétaux supérieurs angiospermes et
des protocaryotes, les cellules de tous les organismes renferment au moins deux
centrioles dont l’ultrastructure est toujours conforme à la description précédente.
Lorsque les centrioles sont très nombreux par cellule, ils sont le plus souvent
situés près de la surface cellulaire et en relation avec des cils ou des flagelles.
8.1.2. CILS ET FLAGELLES
Les cils et les flagelles sont des digitations de la surface cellulaire qui sont en général
douées de mouvements pendulaires ou ondulants. Ces digitations, de 0,2 p. de
diamètre, sont limitées par la membrane plasmique et leur longueur est de 5 à
10 p., pour les cils, et de 100 p. et plus pour les flagelles. Nous verrons que la
distinction entre cils et flagelles n’existe pas à l’échelle des ultrastructures, ces deux
termes désignent les mêmes formations : quand la digitation est courte par rapport
à la taille de la cellule on parle de cil, quand elle est longue on parle de flagelle.
Le hyaloplasme situé à la base de chaque cil ou flagelle renferme un centriole
typique avec ses neuf groupes de trois tubules. Deux des tubules de chaque groupe
se prolongent dans la digitation en restant accolés l’un à l’autre, si bien qu’en
coupe transversale cil et flagelle montrent neuf groupes de deux tubules (fig. 92
et 93). De plus, au centre des neuf groupes existent deux tubules supplémentaires
séparés l’un de l’autre; entre les deux tubules centraux et les groupes périphériques
sont situées neuf fibres de 50 Â de diamètre ou fibres secondaires ; enfin les tubules
périphériques présentent de petites expansions latérales ou bras.
Ainsi, les cils et les flagelles renferment un centriole modifié et très allongé, dont
la partie basale est un centriole typique; ce centriole basal est encore appelé
FIOUHE 92
Schéma montrant l’ultrastructure d’un cil. Le cil est une digitation de la surface cellulaire, dont la base
renferme un centriole ou cinétosome. Deux des tubules périphériques de chaque groupe centriolaire se
prolongent dans la digitation, comme le montre la coupe longitudinale. De plus, il existe deux tubules
centraux et des fibres secondaires, comme on le voit sur la coupe transversale. Les tubules périphériques
portent des expansions latérales, ou bras, qui sont sans doute formés d’une protéine contractile. Les
plans de coupe sont indiqués sur la vue cavalière.
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