CHLOROPLASTES
Le spectre d’action photosynthétique est obtenu en mesurant l’intensité de la photosynthèse (par exemple le dégagement d’oxygène d’une plante aquatique) pour diverses
longueurs d’onde allant du bleu au rouge, l’intensité de chaque longueur d’onde étant
réglée de telle façon que l’énergie reçue par la plante soit toujours la même. Le spectre
d’absorption de la plante est obtenu en mesurant au spectrophotomètre le pourcentage
de la lumière absorbée par la plante pour chaque longueur d’onde; celui de chacun des
pigments en mesurant le pourcentage de la lumière absorbée pour chaque longueur d’onde
par le pigment en solution, après son extraction de la plante par un solvant approprié.
Chez une algue verte comme l’ulve, le spectre d’absorption de l’algue et le spectre
d'action photosynthétique sont étroitement parallèles (fig. 82 a). Le spectre d'action
montre deux maximums qui correspondent aux régions les plus absorbantes des
chlorophylles a et b, et également, vers le bleu-vert, un maximum qui correspond
à la zone d’absorption des caroténoïdes. Dans le cas d’une algue rouge, comme
Porphyra (fig. 82 b), il n’y a pas correspondance entre le spectre d’absorption de
l’algue et son spectre d’action photosynthétique. Les longueurs d’onde les plus
actives pour la photosynthèse correspondent à celles qui sont le plus absorbées
par la phycoérythrine.
Par l’étude comparée de ces spectres, ainsi que par d’autres méthodes (étude des
spectres de fluorescence), on a pu montrer que non seulement les chlorophylles a
et b absorbent l’énergie lumineuse, mais également que l’énergie absorbée par les
autres pigments peut servir à la photosynthèse. Ce cas est particulièrement net
pour les algues rouges, puisque ce sont surtout les radiations absorbées par la
phycoérythrine qui sont efficaces.
En fait, l'énergie absorbée par les divers pigments : caroténoïdes, phycobilines
et chlorophylle b, est toujours transmise à la chlorophylle a. L'absorption par
un pigment de l’énergie lumineuse arrivant sous forme de photons se traduit par
un léger changement dans la distribution de ses électrons, on dit que le pigment est
dans un état excité. En particulier, il peut y avoir perte de certains électrons qui
sont alors capturés par d’autres corps jouant le rôle d’accepteurs d'électrons.
C’est sur le mouvement de ces électrons expulsés que se greffent les réactions
photochimiques. L’énergie perdue par les électrons, au cours de leurs passages
d'accepteur en accepteur, tout comme dans le cas de la chaîne respiratoire, permet
des réactions d'oxydo-réduction couplées avec des réactions de phosphorylation.
La chlorophylle a semble exister sous deux formes : une forme excitée par les
longueurs d’onde voisines de 680 mp., et une forme excitée par les longueurs d’onde
voisines de 670 mp.; cette dernière forme peut également recevoir l’énergie de radiations de longueurs d’onde plus faibles par l’intermédiaire des pigments associés
(chlorophylle b, caroténoïdes, etc.). Ces deux formes ne correspondent certainement pas à deux espèces chimiques différentes de la chlorophylle a, mais sans
doute à des associations différentes entre des molécules de chlorophylle a et des
molécules protéiques et lipidiques.
Les recherches les plus récentes conduisent à penser qu'il existe deux systèmes
143
Le spectre d’action photosynthétique est obtenu en mesurant l’intensité de la photosynthèse (par exemple le dégagement d’oxygène d’une plante aquatique) pour diverses
longueurs d’onde allant du bleu au rouge, l’intensité de chaque longueur d’onde étant
réglée de telle façon que l’énergie reçue par la plante soit toujours la même. Le spectre
d’absorption de la plante est obtenu en mesurant au spectrophotomètre le pourcentage
de la lumière absorbée par la plante pour chaque longueur d’onde; celui de chacun des
pigments en mesurant le pourcentage de la lumière absorbée pour chaque longueur d’onde
par le pigment en solution, après son extraction de la plante par un solvant approprié.
Chez une algue verte comme l’ulve, le spectre d’absorption de l’algue et le spectre
d'action photosynthétique sont étroitement parallèles (fig. 82 a). Le spectre d'action
montre deux maximums qui correspondent aux régions les plus absorbantes des
chlorophylles a et b, et également, vers le bleu-vert, un maximum qui correspond
à la zone d’absorption des caroténoïdes. Dans le cas d’une algue rouge, comme
Porphyra (fig. 82 b), il n’y a pas correspondance entre le spectre d’absorption de
l’algue et son spectre d’action photosynthétique. Les longueurs d’onde les plus
actives pour la photosynthèse correspondent à celles qui sont le plus absorbées
par la phycoérythrine.
Par l’étude comparée de ces spectres, ainsi que par d’autres méthodes (étude des
spectres de fluorescence), on a pu montrer que non seulement les chlorophylles a
et b absorbent l’énergie lumineuse, mais également que l’énergie absorbée par les
autres pigments peut servir à la photosynthèse. Ce cas est particulièrement net
pour les algues rouges, puisque ce sont surtout les radiations absorbées par la
phycoérythrine qui sont efficaces.
En fait, l'énergie absorbée par les divers pigments : caroténoïdes, phycobilines
et chlorophylle b, est toujours transmise à la chlorophylle a. L'absorption par
un pigment de l’énergie lumineuse arrivant sous forme de photons se traduit par
un léger changement dans la distribution de ses électrons, on dit que le pigment est
dans un état excité. En particulier, il peut y avoir perte de certains électrons qui
sont alors capturés par d’autres corps jouant le rôle d’accepteurs d'électrons.
C’est sur le mouvement de ces électrons expulsés que se greffent les réactions
photochimiques. L’énergie perdue par les électrons, au cours de leurs passages
d'accepteur en accepteur, tout comme dans le cas de la chaîne respiratoire, permet
des réactions d'oxydo-réduction couplées avec des réactions de phosphorylation.
La chlorophylle a semble exister sous deux formes : une forme excitée par les
longueurs d’onde voisines de 680 mp., et une forme excitée par les longueurs d’onde
voisines de 670 mp.; cette dernière forme peut également recevoir l’énergie de radiations de longueurs d’onde plus faibles par l’intermédiaire des pigments associés
(chlorophylle b, caroténoïdes, etc.). Ces deux formes ne correspondent certainement pas à deux espèces chimiques différentes de la chlorophylle a, mais sans
doute à des associations différentes entre des molécules de chlorophylle a et des
molécules protéiques et lipidiques.
Les recherches les plus récentes conduisent à penser qu'il existe deux systèmes
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