CHLOROPLASTES
d’épaisseur. Nous verrons plus loin, que ces particules correspondent sans doute
aux unités fonctionnelles que les biochimistes ont appelées quantasomes (Thomas,
1963).
Les divers aspects ultrastructuraux que nous venons de décrire correspondent-ils
réellement à l’organisation des chloroplastes dans la cellule vivante? L’observation
d’une membrane externe, séparant le plaste du hyaloplasme, s’accorde avec les
changements de volume des chloroplastes, changements qui se produisent quand
on fait varier la pression osmotique du milieu où ils se trouvent isolés. L’existence
de lamelles parallèles à l’intérieur du stroma recoupe bien les observations faites
in vivo en lumière polarisée et par diffraction des rayons X; en effet, l’étude de
la biréfringence des chloroplastes dans la cellule vivante montre qu’il existe, dans
le stroma, un matériel orienté parallèlement au grand axe du chloroplaste. Quant
à la structure particulaire des lamelles, que révèlent les techniques de coloration
négative et d’ombrage, elle semble corroborée par les études biochimiques dont
nous parlerons plus loin.
Nous venons de décrire la structure et l’ultrastructure d’organites cytoplasmiques
isolés du hyaloplasme par une membrane et qui renferment de la chlorophylle.
La présence de ces organites est liée à la possibilité pour les végétaux qui les
possèdent d’effectuer la photosynthèse. Il existe cependant des organismes primitifs
photosynthétiques dont les cellules renferment de la chlorophylle sans que celle-ci
soit localisée à l’intérieur de compartiments séparés du hyaloplasme. Ces organismes, bactéries photosynthétiques et algues bleues (ou cyanophycées), ne possèdent pas de plastes véritables. Pourtant l’observation de coupes au microscope
électronique, permet de constater qu’ils renferment, baignant directement dans le
hyaloplasme, un ensemble de membranes, denses aux électrons, de 75 Â d’épaisseur, qui délimitent des vésicules. Chez les bactéries photosynthétiques, on trouve
des vésicules sphériques d’un diamètre de 1 000 Â environ, les chromatophores
ou de véritables lamelles (fig. 78); chez les cyanophycées, les vésicules sont aplaties
et identiques morphologiquement aux lamelles des chloroplastes; la région du
cytoplasme qu’elles occupent constitue le chromatoplasme de ces cellules (fig. 78).
Chez ces organismes, qui ont donc pour caractère commun l’absence d'une membrane nucléaire (organismes protocaryotes), on retrouve un constituant caractéristique du chloroplaste : les lamelles, avec cette différence que celles-ci ne sont
pas localisées à l’intérieur d’un compartiment délimité par une membrane plastidiale.
Constitution chimique 7.2.
7.2.1. ETUDE IN SITU
Les méthodes cytochimiques mettent en évidence dans les chloroplastes des protéines, des phospholipides et des pigments. Pratiquée à l’échelle des ultrastructures^
la digestion par la ribonucléase, ou par la désoxyribonucléase, montre qu’il existe
dans le stroma de ces organites des régions riches en ARN et d'autres riches en
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