Préface
Avec ce livre, Jean BONNEFIS et Michel PATHÉ réalisent une œuvre pédagogique qui sera
appréciée non seulement des plongeurs avides de connaissances biologiques, mais aussi des
scolaires. En effet, les divers embranchements des organismes qui peuplent le monde marin
sont présentés de façon simple et agréable, avec des photographies de qualité prises le plus
souvent par les auteurs, et elles sont complétées de dessins d'une grande précision.
La biologie et l'écologie des principales espèces sont expliquées et très judicieusement
illustrées.
Mais l'originalité de l’ouvrage tient en l'étymologie de tous les noms et termes permettant
de comprendre l’origine de la nomenclature binominale, souvent ancienne, des espèces
décrites dans le livre. Il en est ainsi par exemple de la limace dalmatienne Peltodoris
atromaculata dont le nom a été masculinisé à tort par la plupart des observateurs sous-marins,
y compris de certains scientifiques, alors que son origine est à rechercher dans la mythologie
grecque. Doris, en effet, était une divinité grecque fille de Tethys et d’Okeanos, qui épousa son
frère Nérée avec qui elle eut 40 filles, les Néréides.
Par ailleurs, si l’espèce était au masculin, ce serait Peltodoris atromaculatus et non
atromaculata.
L’intérêt de cet ouvrage pour le plongeur lambda qui découvre la vie de la Méditerranée, est
de lui montrer la richesse de ses fonds.
Nietzsche disait : « La Méditerranée est la plus humaine des mers ! ». Humaine, elle l’est
par ses dimensions. C’est une sorte de « baignoire » avec ses 2 500 000 km2, et 3 700 000 m3,
dont le volume se renouvelle tous les 80 à 90 ans, par le détroit de Gibraltar et à un degré moindre
par le canal de Suez. Si elle représente seulement 1% de la surface de l’Océan mondial, elle
renferme 9 à 10% de sa biodiversité. 50% des espèces de la Méditerranée sont d’origine
atlantique, 28% sont endémiques, 18% cosmopolites et 4% d’espèces « lessepsiennes » en
provenance de mer Rouge et de l’IndoPacifique, et avec le changement climatique on peut penser
qu'il en arrivera de plus en plus.
Humaine, la Méditerranée l’est aussi par Les civilisations qui ont vu le jour sur ses rivages.
Il est important qu’elle le demeure !
A la lecture de ce beau livre, le plongeur deviendra un partisan de la défense de la vie dans
la plus belle des mers, la mer modèle dont le fonctionnement permet de comprendre celui de
l’Océan mondial.
NardoVICENTE
Professeur Emérite de Biologie Marine
Responsable Scientifique de l’institut
Océanographique Paul Ricard
6
Avec ce livre, Jean BONNEFIS et Michel PATHÉ réalisent une œuvre pédagogique qui sera
appréciée non seulement des plongeurs avides de connaissances biologiques, mais aussi des
scolaires. En effet, les divers embranchements des organismes qui peuplent le monde marin
sont présentés de façon simple et agréable, avec des photographies de qualité prises le plus
souvent par les auteurs, et elles sont complétées de dessins d'une grande précision.
La biologie et l'écologie des principales espèces sont expliquées et très judicieusement
illustrées.
Mais l'originalité de l’ouvrage tient en l'étymologie de tous les noms et termes permettant
de comprendre l’origine de la nomenclature binominale, souvent ancienne, des espèces
décrites dans le livre. Il en est ainsi par exemple de la limace dalmatienne Peltodoris
atromaculata dont le nom a été masculinisé à tort par la plupart des observateurs sous-marins,
y compris de certains scientifiques, alors que son origine est à rechercher dans la mythologie
grecque. Doris, en effet, était une divinité grecque fille de Tethys et d’Okeanos, qui épousa son
frère Nérée avec qui elle eut 40 filles, les Néréides.
Par ailleurs, si l’espèce était au masculin, ce serait Peltodoris atromaculatus et non
atromaculata.
L’intérêt de cet ouvrage pour le plongeur lambda qui découvre la vie de la Méditerranée, est
de lui montrer la richesse de ses fonds.
Nietzsche disait : « La Méditerranée est la plus humaine des mers ! ». Humaine, elle l’est
par ses dimensions. C’est une sorte de « baignoire » avec ses 2 500 000 km2, et 3 700 000 m3,
dont le volume se renouvelle tous les 80 à 90 ans, par le détroit de Gibraltar et à un degré moindre
par le canal de Suez. Si elle représente seulement 1% de la surface de l’Océan mondial, elle
renferme 9 à 10% de sa biodiversité. 50% des espèces de la Méditerranée sont d’origine
atlantique, 28% sont endémiques, 18% cosmopolites et 4% d’espèces « lessepsiennes » en
provenance de mer Rouge et de l’IndoPacifique, et avec le changement climatique on peut penser
qu'il en arrivera de plus en plus.
Humaine, la Méditerranée l’est aussi par Les civilisations qui ont vu le jour sur ses rivages.
Il est important qu’elle le demeure !
A la lecture de ce beau livre, le plongeur deviendra un partisan de la défense de la vie dans
la plus belle des mers, la mer modèle dont le fonctionnement permet de comprendre celui de
l’Océan mondial.
NardoVICENTE
Professeur Emérite de Biologie Marine
Responsable Scientifique de l’institut
Océanographique Paul Ricard
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