Les fausses espérances et le chaos
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Trois cents supplétifs ont été dénombrés dans deux camps de la
région de Biskra, et
deux charniers repérés : un à 15 km au sud de Biskra, un au col de Sfa au
Nord. — Débris humains à la surface du sol. Une Européenne de Biskra aurait
pris photos au lendemain exécution alors que 37 cadavres gisaient égorgés,
les mains liées. — Charniers repérés sur croquis en notre possession.
On compte quelque cent vingt prisonniers dans l’arrondissement
d’El-Oued et Bou-Aroua, entre autres l’ancien caïd Ahmed ben Fredj,
qui a eu un œil arraché. Un ancien goumier a été lynché à mort le
12 décembre. Les détenus en différents points de la région du Souf,
notamment dans le camp de bou-aroua, sont astreints au travail forcé. Ils
subissent coups et blessures et parfois le lynchage de la foule. Certains sont
morts, d’autres restent estropiés. Responsable : Commissaire de police d'ELOUED.
On épiloguera pendant longtemps encore sur le nombre des exécutions d’anciens supplétifs après l’indépendance, les chiffres avancés
étant généralement tributaires des opinions qui se sont affrontées sur la
guerre d’Algérie. Aucune communication officielle n est venue à 1 aide
des rares chercheurs qui ont commencé à se pencher sur le problème,
et l’on en est réduit grosso modo à se contenter d’une estimation osci -
lant entre 30 000 et... 100 000.
De larges incertitudes pèsent également sur le nombre des morts es
sept années de conflit. Le chiffre global de plus d’un million, definitivement relégué dans le domaine de la légende, il semble que on puisse
s’arrêter à une évaluation totale de 300 000. Les pertes compta i isees
de l’armée française se sont élevées à 23 000-23 500. our armee e
terre, « Personnels de carrière — cadres de souche européenne' e. J™,
mée’françaîfeTdéplorTquelque^OOO^éTpeX" les opérations
de la guerre d’Algérie.
d’Algériens tués au
L armee évaluera a quelque 140 00U le
cours de ses opérations.
, , t 13 296 portés
16 378 civils «Français musulmans *
ajo’ter les harkis
disparus jusqu’au 19 mars 1962. Il faut b
exécutés après cette date.
.
souche tués du
On a chiffré à 2 788 le nombre de civils Français
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Trois cents supplétifs ont été dénombrés dans deux camps de la
région de Biskra, et
deux charniers repérés : un à 15 km au sud de Biskra, un au col de Sfa au
Nord. — Débris humains à la surface du sol. Une Européenne de Biskra aurait
pris photos au lendemain exécution alors que 37 cadavres gisaient égorgés,
les mains liées. — Charniers repérés sur croquis en notre possession.
On compte quelque cent vingt prisonniers dans l’arrondissement
d’El-Oued et Bou-Aroua, entre autres l’ancien caïd Ahmed ben Fredj,
qui a eu un œil arraché. Un ancien goumier a été lynché à mort le
12 décembre. Les détenus en différents points de la région du Souf,
notamment dans le camp de bou-aroua, sont astreints au travail forcé. Ils
subissent coups et blessures et parfois le lynchage de la foule. Certains sont
morts, d’autres restent estropiés. Responsable : Commissaire de police d'ELOUED.
On épiloguera pendant longtemps encore sur le nombre des exécutions d’anciens supplétifs après l’indépendance, les chiffres avancés
étant généralement tributaires des opinions qui se sont affrontées sur la
guerre d’Algérie. Aucune communication officielle n est venue à 1 aide
des rares chercheurs qui ont commencé à se pencher sur le problème,
et l’on en est réduit grosso modo à se contenter d’une estimation osci -
lant entre 30 000 et... 100 000.
De larges incertitudes pèsent également sur le nombre des morts es
sept années de conflit. Le chiffre global de plus d’un million, definitivement relégué dans le domaine de la légende, il semble que on puisse
s’arrêter à une évaluation totale de 300 000. Les pertes compta i isees
de l’armée française se sont élevées à 23 000-23 500. our armee e
terre, « Personnels de carrière — cadres de souche européenne' e. J™,
mée’françaîfeTdéplorTquelque^OOO^éTpeX" les opérations
de la guerre d’Algérie.
d’Algériens tués au
L armee évaluera a quelque 140 00U le
cours de ses opérations.
, , t 13 296 portés
16 378 civils «Français musulmans *
ajo’ter les harkis
disparus jusqu’au 19 mars 1962. Il faut b
exécutés après cette date.
.
souche tués du
On a chiffré à 2 788 le nombre de civils Français
