GLOSSAIRE 297
PTEROIS
C’est un Scorpénidé, apparenté à la
rascasse de la Méditerranée, qui ne se
trouve que dans les mers tropicales.
Ses nageoires en voiles, sa queue en
éventail, sont diaprées de rose et de
mauve. Il est hérissé de protubérances
sur la tête. Ses épines dorsales sont
venimeuses.
Leur contact brûle comme du feu. Il
provoque de l’œdème, de la congestion,
de la fièvre et une vive douleur. Cet
accident peut être dangereux.
Les Arabes de la mer Rouge l’appellent « le poisson de la mort ».
Les Pteroïs sont des prédateurs capables d’ingurgiter des proies aussi grosses
qu’eux et qu’ils capturent à l’affût.
On parle surtout du Pteroïs volitans,
mais il existe bien d’autres espèces.
Une rascasse, Dendrochinus zébra,
qui vit également dans les eaux tropicales et ressemble beaucoup au Pteroïs,
est extrêmement venimeuse.
Une rascasse voisine, la Synanceia,
est beaucoup plus dangereuse que le
Pteroïs, elle possède des glandes venimeuses à la base des épines dorsales
qui fonctionnent comme des seringues
hypodermiques. Ce poisson se camoufle
dans le sable vaseux et dans les zones
rocheuses entre les roches et malheur
au pêcheur qui pose son pied dessus ;
il est condamné à mort...
RAIE MANTA
Ou Manta birostris, « Raie cornue ».
Elle doit son nom, comme le « diable
de mer » ou Mobula, à deux petites
protubérances placées de chaque côté de
la tête et qui évoquent des cornes. Elle
fait partie des géants des mers. Les plus
grandes peuvent atteindre 6 mètres
d’envergure et peser 1,5 tonne.
Elle se nourrit uniquement de plancton. Elle l’absorbe en nageant la
gueule ouverte tandis que ses deux
nageoires placées sur les côtés de la tête
la font avancer avec une majestueuse
puissance.
Elle est en principe inoffensive, mais
les sauts qu’elle est capable de faire
hors de l’eau, son poids, sa vitalité en
font un adversaire redoutable.
On a décrit dix variétés de raies
Manta dans l’Indo-Pacifique, mais il
semble qu’elles peuvent cependant être
groupées en une seule espèce.
RASCASSE
De l’espagnol « Rascar » et peut-être
du provençal « Rasoc », teigne. Poisson
de roche osseux, comestible, de la famille des Scorpénidés. Se trouve surtout
dans les mers chaudes et tempérées. Sa
grosse tête hérissée d’épines l’a fait surnommer parfois « diable de mer ». Certains de ses piquants sont venimeux.
REQUINS OU SQUALES
Le nom de requins s’applique à de
nombreuses espèces du groupe des Elasmobranches ou Sélaciens.
En raison de leur squelette cartilagineux et de l’absence de tissu osseux
véritable, on les qualifie volontiers
d’« animaux primitifs ». Pourtant leur
système nerveux est remarquablement
développé et on note dans le groupe
une grande variété de modes de reproduction dont certains sont particulièrement perfectionnés.
Chez les Sélaciens, la fécondation est
interne. Il y a accouplement.
Le Professeur P. Budker, spécialiste
des requins, écrit : « On ne peut guère
qu’émettre des hypothèses sur la façon
dont s’effectue l’accouplement des grandes espèces de requins pélagiques : ce
n’est d’une observation ni aisée ni fréquente. » On sait du moins ce qui se
passe chez les espèces de petite taille.
Chez le chien de mer, par exemple, le
mâle s’enroule étroitement autour de
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