appendice I
LA PLONGEE
Le scaphandre autonome actuel, conçu en 1943 par le Commandant
Cousteau et l’ingénieur Emile Gagnan, est un appareil respiratoire dit « à
circuit ouvert », car l’air vicié de la respiration est évacué directement dans
l’eau. C’est également un appareil dans lequel l’air est débité « à la demande »,
à chaque aspiration et non pas d’une façon continue.
Il comporte une ou plusieurs bouteilles d’air comprimé à haute pression,
fixées sur le dos du plongeur. Un « détendeur » délivre l’air, à chaque aspiration, à une pression toujours égale à celle de l’eau ambiante. L’évacuation
de l’air vicié se fait sous le capot même du « détendeur » par un « bec de
canard ». Un embout buccal est relié au détendeur par deux tuyaux souples,
l’un destiné à l’inspiration et l’autre à l’expiration.
C’est cet appareil simple et sûr, entièrement automatique, d’un apprentissage facile, qui a rendu la plongée accessible à un très vaste public et a
permis l’exploration sous-marine. Son invention marque une étape décisive
dans l’histoire de la pénétration de l’homme dans l’eau et même dans l’évolution de la condition humaine.
Le scaphandre autonome Cousteau-Gagnan constitue une véritable
révolution par rapport au scaphandre à casque et à tuyau, d’un emploi
compliqué, d’un maniement pénible et dangereux, d’un apprentissage difficile
et qui limite le champ d’action du scaphandrier à une faible portion du fond.
Si, au cours des vingt-cinq années qui viennent de s’écouler, la mer
s est véritablement ouverte aux hommes, c’est grâce au scaphandre autonome
qui constitue un instrument d’exploration et de recherche scientifique plus
LA PLONGEE
Le scaphandre autonome actuel, conçu en 1943 par le Commandant
Cousteau et l’ingénieur Emile Gagnan, est un appareil respiratoire dit « à
circuit ouvert », car l’air vicié de la respiration est évacué directement dans
l’eau. C’est également un appareil dans lequel l’air est débité « à la demande »,
à chaque aspiration et non pas d’une façon continue.
Il comporte une ou plusieurs bouteilles d’air comprimé à haute pression,
fixées sur le dos du plongeur. Un « détendeur » délivre l’air, à chaque aspiration, à une pression toujours égale à celle de l’eau ambiante. L’évacuation
de l’air vicié se fait sous le capot même du « détendeur » par un « bec de
canard ». Un embout buccal est relié au détendeur par deux tuyaux souples,
l’un destiné à l’inspiration et l’autre à l’expiration.
C’est cet appareil simple et sûr, entièrement automatique, d’un apprentissage facile, qui a rendu la plongée accessible à un très vaste public et a
permis l’exploration sous-marine. Son invention marque une étape décisive
dans l’histoire de la pénétration de l’homme dans l’eau et même dans l’évolution de la condition humaine.
Le scaphandre autonome Cousteau-Gagnan constitue une véritable
révolution par rapport au scaphandre à casque et à tuyau, d’un emploi
compliqué, d’un maniement pénible et dangereux, d’un apprentissage difficile
et qui limite le champ d’action du scaphandrier à une faible portion du fond.
Si, au cours des vingt-cinq années qui viennent de s’écouler, la mer
s est véritablement ouverte aux hommes, c’est grâce au scaphandre autonome
qui constitue un instrument d’exploration et de recherche scientifique plus
