L’EPAVE AUX CHEVEUX BLANCS 145
Notre cinéaste Michel Deloire est resté un peu trop longtemps en plongée et il a fallu le placer dans
le caisson de décompression où il a passé huit heures.
hirondelles de mer. Les mères viennent d’avoir leurs petits qui sont encore
couverts de duvet. Elles s’efforcent de les protéger et lorsque nous approchons, elles ne se décident à s’envoler qu’au tout dernier moment.
Du 18 au 22 août, nous débarquons une équipe sur l’île Derraka pour
filmer la vie du platier : le Dr François, Raymond, Deloire, Philippe, Foulon
et Canoé. L’île grouille de vie : beaucoup d’oiseaux, des frégates qui dévorent
les petits des sternes et que leurs mères essaient de défendre. Des aigles
de mer.
Mais surtout les crabes sont un véritable fléau pour l’équipe. Ils ne
sortent qu’au coucher du soleil. Le jour ils se cachent dans les broussailles.
Dès le crépuscule ils se mettent en route pour gagner l’eau. Leur marche
fait un cliquetis d’armures entrechoquées. A l’aube ils reviennent. A chacun
A gauche une vue intérieure de « l’épave aux cheveux blancs » : des bouquets d Alcyonaires
s'épanouissent dans les brèches de la coque.
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