A gauche :
J.Y. Cousteau examine
un massif corallien en
Mer Rouge.
A droite :
Parmi les coraux, les
Gorgones, un groupe de
Chromis (Demoiselles).
que lors de nos premières visites, lorsque nous sommes venus ici pour la
première fois en 1951, avec la Calypso, il y a déjà 16 ans.
C’est la même eau tiède et soyeuse, les mêmes dédales, les mêmes
grottes d’où les poissons s’enfuient lorsque j’y enfonce la tête, les mêmes
Ascidies* semblables à de petites outres gonflées, les algues calcaires qui
dessinent des festons mauves et, semble-t-il, le même poisson aux voiles
déployées, le Pteroïs*, dressant les épines empoisonnées de sa nageoire
dorsale.
Tandis que je m’enfonce vers le pied de la falaise, les poissons
évoluent sans hâte devant moi : Balistes* qui ont les yeux globuleux de
Femandel, Chaetodons* tout plats et ronds comme des disques, poissons
chirurgiens* tout bleus avec une tache d’or de chaque côté de la queue,
Zancles* qui traînent derrière eux une antenne comme un oriflamme...
Et voici tout en bas, les requins de service qui tournent en survolant
le sable du fond.
C’est cela le monde du corail. Je sais bien à quel point une telle
J.Y. Cousteau examine
un massif corallien en
Mer Rouge.
A droite :
Parmi les coraux, les
Gorgones, un groupe de
Chromis (Demoiselles).
que lors de nos premières visites, lorsque nous sommes venus ici pour la
première fois en 1951, avec la Calypso, il y a déjà 16 ans.
C’est la même eau tiède et soyeuse, les mêmes dédales, les mêmes
grottes d’où les poissons s’enfuient lorsque j’y enfonce la tête, les mêmes
Ascidies* semblables à de petites outres gonflées, les algues calcaires qui
dessinent des festons mauves et, semble-t-il, le même poisson aux voiles
déployées, le Pteroïs*, dressant les épines empoisonnées de sa nageoire
dorsale.
Tandis que je m’enfonce vers le pied de la falaise, les poissons
évoluent sans hâte devant moi : Balistes* qui ont les yeux globuleux de
Femandel, Chaetodons* tout plats et ronds comme des disques, poissons
chirurgiens* tout bleus avec une tache d’or de chaque côté de la queue,
Zancles* qui traînent derrière eux une antenne comme un oriflamme...
Et voici tout en bas, les requins de service qui tournent en survolant
le sable du fond.
C’est cela le monde du corail. Je sais bien à quel point une telle
