100 COMPAGNONS DE PLONGEE
Le transport se fit aussitôt et prit encore deux bonnes heures. A la
nuit, l’emménagement était à peu près achevé. Les toits avaient été réparés,
les vieilles maisons dégagées pour servir de magasins et d’entrepôts. La
tente était montée, la cuisine aménagée dans un coin décent. Une vieille
cabane, assez bien consolidée, fut affectée au matériel de cinéma.
L’endroit était très beau. Les maisons détruites, au milieu desquelles
poussaient les buissons, n’avaient pas l’aspect désolé de ruines, elles conservaient un charme particulier, celui d’un village mexicain retourné à la nature.
Les montagnes rouges et violettes entouraient le camp sur trois côtés. Le
côté nord était toujours couronné de nuages. Les oiseaux étaient si familiers
qu’ils venaient manger jusque entre les pieds des hommes, et les chats
abandonnés par les Mexicains adoptèrent rapidement les nouveaux venus.
Les six poules étaient à l’abri dans leur poulailler.
Mauvais temps
Le lendemain, il y eut encore beaucoup à faire avant de prendre contact
avec les éléphants, de les suivre dans la mer et de les filmer. Les tâches
étaient d’autant plus lourdes que l’équipe était vraiment restreinte. Il fallait
installer le compresseur, charger les bouteilles et les caméras, rassembler
du bois pour la cuisine, etc., mais, pendant tous ces préparatifs, le temps
demeura maussade, le soleil ne parut que rarement. L’eau était agitée et
trouble. Toute séance de tournage était impossible.
Les abords du campement furent vite explorés. Cette île volcanique,
aux pierres noires, a surgi de la mer voilà sept millions d’années seulement.
Elle -est bordée de plages aux gros galets roulés, de taille inégale, sur lesquels
les éléphants semblaient dormir tout à fait à l’aise. Le décor n’était pas gai.
Pendant des siècles, les éléphants de mer ont été chassés pour leur peau
et pour leur graisse. Certains portent une couche de lard atteignant jusqu’à
10 centimètres d'épaisseur. Une des premières choses que les plongeurs
aperçurent fut un énorme chaudron servant à faire fondre la graisse. Les
artisans bouilleurs avaient abandonné du matériel un peu partout. Le
contraste était étrange entre ces vestiges d’un passé où les éléphants étaient
sauvagement massacrés par les hommes, et la tranquillité dont ils jouissaient
maintenant, allongés sur les cailloux.
L’accès aux plages est parsemé d’embûches. Escalader les rochers avecun trépied de caméra exige un jarret sûr et un sens certain de l’équilibre.
Le transport se fit aussitôt et prit encore deux bonnes heures. A la
nuit, l’emménagement était à peu près achevé. Les toits avaient été réparés,
les vieilles maisons dégagées pour servir de magasins et d’entrepôts. La
tente était montée, la cuisine aménagée dans un coin décent. Une vieille
cabane, assez bien consolidée, fut affectée au matériel de cinéma.
L’endroit était très beau. Les maisons détruites, au milieu desquelles
poussaient les buissons, n’avaient pas l’aspect désolé de ruines, elles conservaient un charme particulier, celui d’un village mexicain retourné à la nature.
Les montagnes rouges et violettes entouraient le camp sur trois côtés. Le
côté nord était toujours couronné de nuages. Les oiseaux étaient si familiers
qu’ils venaient manger jusque entre les pieds des hommes, et les chats
abandonnés par les Mexicains adoptèrent rapidement les nouveaux venus.
Les six poules étaient à l’abri dans leur poulailler.
Mauvais temps
Le lendemain, il y eut encore beaucoup à faire avant de prendre contact
avec les éléphants, de les suivre dans la mer et de les filmer. Les tâches
étaient d’autant plus lourdes que l’équipe était vraiment restreinte. Il fallait
installer le compresseur, charger les bouteilles et les caméras, rassembler
du bois pour la cuisine, etc., mais, pendant tous ces préparatifs, le temps
demeura maussade, le soleil ne parut que rarement. L’eau était agitée et
trouble. Toute séance de tournage était impossible.
Les abords du campement furent vite explorés. Cette île volcanique,
aux pierres noires, a surgi de la mer voilà sept millions d’années seulement.
Elle -est bordée de plages aux gros galets roulés, de taille inégale, sur lesquels
les éléphants semblaient dormir tout à fait à l’aise. Le décor n’était pas gai.
Pendant des siècles, les éléphants de mer ont été chassés pour leur peau
et pour leur graisse. Certains portent une couche de lard atteignant jusqu’à
10 centimètres d'épaisseur. Une des premières choses que les plongeurs
aperçurent fut un énorme chaudron servant à faire fondre la graisse. Les
artisans bouilleurs avaient abandonné du matériel un peu partout. Le
contraste était étrange entre ces vestiges d’un passé où les éléphants étaient
sauvagement massacrés par les hommes, et la tranquillité dont ils jouissaient
maintenant, allongés sur les cailloux.
L’accès aux plages est parsemé d’embûches. Escalader les rochers avecun trépied de caméra exige un jarret sûr et un sens certain de l’équilibre.
