Filtration
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dimensions comprises entre 5 et 500 pm. Le point de fusion est compris entre 1 300 et
1 500 °C. La teneur en silice de la diatomite calcinée doit être supérieure à 80 %.
Les perlites (perlites) sont des roches vitreuses, d’origine volcanique (de la
même famille que les pierres ponces et les obsidiennes), qui permettent une interposition des molécules d’eau entre leurs lamelles. Après broyage et tamisage, ces matériaux sont chauffés brutalement à la température de ramollissement (900-1 000 °C) et
la vaporisation de l’eau fait gonfler le verre devenu mou. La teneur en silice est d’au
moins 70 %. Après de nouveaux broyage et tamisage, on obtient des perlites de diverses caractéristiques dont la masse volumique apparente varie de 150 à 200 kg.m-3
(masse volumique vraie de 2 000 kg.m”3) pour des porosités comprises entre 85 et
94 %. La rugosité est plus faible que celle des diatomites.
Il est aussi possible d’utiliser la cellulose {cellulose) ou le charbon filtrant (filtering charcoal). La pulpe de bois est constituée de fibres d’a cellulose. Elle résiste aux
acides et aux bases. Elle retient les ions métalliques (fer, cuivre) par adsorption ainsi
que l’huile. Sa porosité est comprise entre 0,80 et 0,92 pour une masse volumique
apparente de 100 à 200 kg.m~3. L’avantage de cet adjuvant est de pouvoir s’éliminer
facilement par combustion, ce qui est un avantage pour son utilisation en métallurgie.
Les adjuvants sont utilisés en :
• enduisage, précolmatage ou précouche (coating). Le milieu filtrant est enduit
d'une pellicule poreuse d'adjuvant. L’adjuvant ne doit pas être trop rugueux pour favoriser les pontages des fines particules entre elles qui retiendront les fines suivantes tout
en conservant une porosité acceptable. Les particules poreuses se déposent ensuite sur
cette couche formée de faible résistance ;
• masse. Une précouche épaisse (5 à 10 cm) qui arrête les fines particules est
déposée sur un milieu filtrant ;
• nourrissage (accretion). Dans cette technique, on ajoute au préfilt une certaine
quantité d'adjuvant qui retient les fines particules. Cette technique est utilisée lorsque
l’enduisage provoque un colmatage en surface par les particules de la suspension. Le
gâteau est alors retenu sur le milieu filtrant, poreux et de faible résistance. On ajoute
en général une masse d'adjuvant égale au poids de particules pour que les vides aient
un volume supérieur à celui qu’occupent les fines et conduisent à une perméabilité
suffisante. Les solides résultant d’un tel mélange permet une filtrabilité bien supérieure à celle d’un gâteau de particules seules. Cette technique est particulièrement utilisée
lorsque les solutions sont décolorées au noir de charbon et pour filtrer totalement les
fines particules de charbon actif pour que le filtrat soit parfaitement limpide.
32.2. Lavage et essorage
La filtration est suivie d'un lavage du gâteau par le même liquide (ou un liquide
miscible au premier) suivi d’un essorage (washing and pressing) afin d'éliminer le
plus possible de filtrat des pores du gâteau et récupérer l’essentiel de ce filtrat ou, pour
obtenir un tourteau qui en sera totalement dépourvu. L’élimination des dernières traces
de ce filtrat exige de réaliser plusieurs opérations.
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