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Chapitre 3
son débit par rapport à la masse de gâteau doivent être pris en considération. Le solvant peut être le liquide de la suspension ou un solvant miscible à celui-ci. Le lavage
est plus facile si les grains sont de même taille et, en aucun cas, il ne faut utiliser un
volume de solvant supérieur à 2 fois la quantité d'eau-mère retenue sur le gâteau. Il est
préférable d'effectuer plusieurs lavages avec des petites quantités de solvant qu'un seul
lavage avec une grosse quantité de solvant (cf. paragraphe 3.2.2).
3.2. Déroulement de l’opération
La filtration est une opération incluse dans la chaîne du traitement des solides
{cf figure 3.12). En effet, un solide obtenu dans une réaction chimique (ou une opération physique) peut :
• précipiter au cours de sa formation s’il est insoluble dans le milieu ;
• cristalliser par refroidissement du milieu réactionnel s’il est soluble à chaud et
peu soluble à froid dans le solvant ;
• précipiter par addition, dans le milieu initial, d’un cosolvant dans lequel il est
insoluble.
La suspension est ensuite débarrassée du liquide par filtration avant de soumettre le solide à un lavage par un liquide dissolvant les impuretés tout en préservant
le solide recherché. Le solide est ensuite soumis à un essorage sous pression (de préférence à un essorage sous vide qui favorise l’évaporation du solvant). Puis il est déchargé du filtre, séché et enfin conditionné. Il faut remarquer que la filtration, le lavage et
l’essorage s'effectuent dans le même appareil qui peut aussi parfois se charger du
séchage et du déchargement (filtre monoplaque, par exemple, cf figure 3.20 A).
La filtration elle-même se déroule toujours en quatre cycles, aussi bien en mode
discontinu que continu. L’importance relative des temps nécessaires à l’exécution de
c aque phase influe sur la capacité de filtration. Si de gros volumes de solutions très
i uées doivent être filtrés, il est plus rentable de procéder préalablement à un épaississement de la suspension (dans un décanteur statique ou centrifuge, par exemple) puis
proce er ensuite à 1 essorage du magma. Cette technique permet ensuite de travailler
avec un filtre de dimension raisonnable.
Chapitre 3
son débit par rapport à la masse de gâteau doivent être pris en considération. Le solvant peut être le liquide de la suspension ou un solvant miscible à celui-ci. Le lavage
est plus facile si les grains sont de même taille et, en aucun cas, il ne faut utiliser un
volume de solvant supérieur à 2 fois la quantité d'eau-mère retenue sur le gâteau. Il est
préférable d'effectuer plusieurs lavages avec des petites quantités de solvant qu'un seul
lavage avec une grosse quantité de solvant (cf. paragraphe 3.2.2).
3.2. Déroulement de l’opération
La filtration est une opération incluse dans la chaîne du traitement des solides
{cf figure 3.12). En effet, un solide obtenu dans une réaction chimique (ou une opération physique) peut :
• précipiter au cours de sa formation s’il est insoluble dans le milieu ;
• cristalliser par refroidissement du milieu réactionnel s’il est soluble à chaud et
peu soluble à froid dans le solvant ;
• précipiter par addition, dans le milieu initial, d’un cosolvant dans lequel il est
insoluble.
La suspension est ensuite débarrassée du liquide par filtration avant de soumettre le solide à un lavage par un liquide dissolvant les impuretés tout en préservant
le solide recherché. Le solide est ensuite soumis à un essorage sous pression (de préférence à un essorage sous vide qui favorise l’évaporation du solvant). Puis il est déchargé du filtre, séché et enfin conditionné. Il faut remarquer que la filtration, le lavage et
l’essorage s'effectuent dans le même appareil qui peut aussi parfois se charger du
séchage et du déchargement (filtre monoplaque, par exemple, cf figure 3.20 A).
La filtration elle-même se déroule toujours en quatre cycles, aussi bien en mode
discontinu que continu. L’importance relative des temps nécessaires à l’exécution de
c aque phase influe sur la capacité de filtration. Si de gros volumes de solutions très
i uées doivent être filtrés, il est plus rentable de procéder préalablement à un épaississement de la suspension (dans un décanteur statique ou centrifuge, par exemple) puis
proce er ensuite à 1 essorage du magma. Cette technique permet ensuite de travailler
avec un filtre de dimension raisonnable.
