LA MER, POUR TOUJOURS
saturé de vagues, de marées, de coquillages, de poissons et de
baleines. Je naviguerai le plus longtemps possible. Le soleil et
les embruns creuseront des rides supplémentaires sur mon
visage et blanchiront mes cheveux. Ma passion ne prendra ni
rides ni cheveux blancs.
Au cours de ma vie de marin, j’aurai rempli à ras bord mon
sac de souvenirs. J’aurai plongé dans toutes les eaux, de
Sormiou à l’Antarctique, de l’Alaska à l’Australie et de la mer
Rouge aux Marquises.
Quand je fermerai les yeux pour évoquer ma carrière,
j’aurai sous les paupières l’immense variété de la houle, des
fleuves, des glaces, des mangroves, des vivants, des pays et des
hommes.
Lorsque je serai bien vieux, j’irai — tant que j’aurai des
forces — regarder l’horizon bleu depuis les îles de Marseille,
où tout a commencé, sur la bette de mon père.
Je redeviendrai enfant et je partirai avec lui vers le large.
saturé de vagues, de marées, de coquillages, de poissons et de
baleines. Je naviguerai le plus longtemps possible. Le soleil et
les embruns creuseront des rides supplémentaires sur mon
visage et blanchiront mes cheveux. Ma passion ne prendra ni
rides ni cheveux blancs.
Au cours de ma vie de marin, j’aurai rempli à ras bord mon
sac de souvenirs. J’aurai plongé dans toutes les eaux, de
Sormiou à l’Antarctique, de l’Alaska à l’Australie et de la mer
Rouge aux Marquises.
Quand je fermerai les yeux pour évoquer ma carrière,
j’aurai sous les paupières l’immense variété de la houle, des
fleuves, des glaces, des mangroves, des vivants, des pays et des
hommes.
Lorsque je serai bien vieux, j’irai — tant que j’aurai des
forces — regarder l’horizon bleu depuis les îles de Marseille,
où tout a commencé, sur la bette de mon père.
Je redeviendrai enfant et je partirai avec lui vers le large.
