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PÊCHES CONTINENTALES. TECHNIQUES PARTICULIÈRES
(7) Niveaux d’eau lors des relevés ;
(8) Date des relevés, noms des opérateurs et nature des cartes topographiques ayant, le cas échéant, servi de canevas.
En l’absence d’une telle carte hydrographique, toutes les techniques
d’échantillonnage pour l’inventaire des populations, qu’il s’agisse de poissons. de plancton ou de benthos, sont condamnées 'à ne donner que des
résultats à peu près sans valeur. Il en est de môme pour une multitude de
connaissances telles que lieux de fraye, nature des fonds, herbiers, débits,
composition chimique de l’eau, points de pollution, qui n’ont de valeur qu’à
la condition de rester rigoureusement liés à leur situation topographique et
hydrographique.
Passé le temps de l’enquête, une bonne carte hydrographique conserve
toute sa valeur et son utilité pour l’aménagement du plan d’eau qu’elle
représente. C’est ainsi que l’étude des dispositifs à réaliser tant pour la protection des rives que pour le désensablement de certaines parties du lit
d’un cours d’eau, ou pour servir d’abris aux poissons, pourra commencer
à se faire sur plan durant l’hiver. S’il est question d’empoisonner un lac,
en totalité ou simplement dans ses couches supérieures, pour en faire disparaître, soit la totalité de la population, soit les poissons d’eau chaude concentrés à la surface en été, le plan du lac avec courbes de niveaux permettra
de calculer le volume d’eau à empoisonner et par cela même permettra de
préciser la dose de produits toxiques à utiliser (9.70). Dans d’autres situations, on déterminera de la même façon la dose d’engrais à utiliser, soit
simplement pour fertiliser tel étang ou tel petit lac, soit pour y provoquer
une production de phytoplancton suffisante pour s’opposer à la pénétration
des radiations solaires, et par cela même provoquer le dépérissement de la
végétation aquatique enracinée (9.60 — 9.401,02). Ajoutons enfin que la
mise à la disposition des pêcheurs et de tous les intéressés de bonnes cartes
hydrographiques par les services de recherches ne peut que contribuer à
une bonne entente et à une collaboration des uns et des autres, collaboration qui est une condition indispensable à la conservation et à l’exploitation
rationnelle de nos ressources naturelles, pêche comprise.
C’est assez rarement que des enquêteurs des pêches pourront disposer
de cartes hydrographiques valables. Ils auront alors intérêt à utiliser comme
canevas les cartes topographiques et les photographies aériennes déjà existantes. Les premières fournissent une bonne documentation sur les cours des
rivières et leur pente. Les secondes sont précieuses pour leur représentation
de la couverture végétale des terrains avoisinant les plans d’eau et souvent
par une représentation des profondeurs relatives.
Détails et recommandations relatifs à l’exécution de telles cartes hydrographiques ont été donnés par maints auteurs, entre autres : Léger (1928),
Dams (1938), Welch (1948), Huet (1951 a) et Lagler (1956). L’établissement de la carte des lacs qui gèlent en totalité en hiver est évidemment
< onsidérablement facilité en opérant quant ils sont couverts de glace
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