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PÈCHES CONTINENTALES. TECHNIQUES PARTICULIÈRES
échéant par des moyens de transports, tels que scooters sous-marins, ces appareillages ont pu rendre des services dans l’appréciation de la densité relative
de diverses populations. Dans l’avenir on peut espérer que l’utilisation plus
générale des radars, écho-sondeurs, télévisions ou autres appareils de détection permettront d’étendre les possibilités de l’œil humain (Guerrier et al.,
1953; Trefethen, 1956). Quoi qu’il en soit, ces «vues» d’une population,
libre d’évoluer dans son habitat, ne peuvent prétendre à la dénomination
de « dénombrement » que dans certains cas très particuliers. Citons entre
autres : (1) la détermination par un observateur remontant la rive d’un
ruisseau du nombre de saumons y frayant (en raison de la largeur très faible
du ruisseau et de la taille des saumons, le résultat est le même que si la population de saumons était remontée dans ce cours d’eau devant un observateur
placé sur un barrage de comptage) ; (2) le comptage de poissons de grande
taille, tels encore les saumons, sur une photographie aérienne qui, en les
rendant immobiles, rend l’opération réalisable.
20.21. Estimations indirectes
La plupart des méthodes d’estimation indirecte de l’importance des populations, telles qu’elles sont utilisées sur les pêcheries continentales, dérivent
de la méthode simple utilisée autrefois sur la plie par Petersen (1896) puis
sur les oiseaux par Lincoln (1930). Sur les plans d’eau de grande étendue,
qu’il s’agisse de rivières ou de lacs, ces méthodes ne peuvent être utilisées
sans de sérieuses difficultés (Cleary et Ctreenrank, 1954).
20.210. Méthode de Petersen
Prenons comme modèle très simple de pêcherie une coupe dans laquelle
nous plaçons un nombre inconnu de perles blanches qui figurent les poissons (Cooper et Lagler, 1956). Avec une cuillère comme engin de pêche,
faisons une récolte que nous dénombrons, soit 250 perles. S’il s’agissait de
poissons, nous les marquerions (chap. 7) avant de les remettre à l’eau, afin
de pouvoir les reconnaître s’il nous arrivait de les capturer à nouveau.
Avec les perles, qui représentent les poissons, il est plus simple de remplacer
ces 250 perles blanches par 250 perles noires de même taille que nous plaçons dans la coupe. Ces perles noires ne pouvant nager comme le feraient
des poissons marqués, et se répartir d’elles mêmes dans la population existant dans le milieu à l’étude, il y a lieu d’y pourvoir artificiellement en mélangeant bien toutes les perles à la main. Faisons une deuxième pêche à la cuillère, mais plus prolongée, soit I 000 le nombre de perles ainsi capturées,
sur lesquelles nous avons, par exemple, 900 perles blanches et 100 perles
noires (10 pour cent). La méthode de Petersen prétend que, puisque les perles
noires représentent 10 pour cent de l'échantillon prélevé sur la population,
les 250 perles noires placées dans la coupe correspondent à 10 pour cent
egalement de la population totale comprise dans la coupe. L’importance
de cette dernière est donc de : 250 x 10 = 2 500 perles.
PÈCHES CONTINENTALES. TECHNIQUES PARTICULIÈRES
échéant par des moyens de transports, tels que scooters sous-marins, ces appareillages ont pu rendre des services dans l’appréciation de la densité relative
de diverses populations. Dans l’avenir on peut espérer que l’utilisation plus
générale des radars, écho-sondeurs, télévisions ou autres appareils de détection permettront d’étendre les possibilités de l’œil humain (Guerrier et al.,
1953; Trefethen, 1956). Quoi qu’il en soit, ces «vues» d’une population,
libre d’évoluer dans son habitat, ne peuvent prétendre à la dénomination
de « dénombrement » que dans certains cas très particuliers. Citons entre
autres : (1) la détermination par un observateur remontant la rive d’un
ruisseau du nombre de saumons y frayant (en raison de la largeur très faible
du ruisseau et de la taille des saumons, le résultat est le même que si la population de saumons était remontée dans ce cours d’eau devant un observateur
placé sur un barrage de comptage) ; (2) le comptage de poissons de grande
taille, tels encore les saumons, sur une photographie aérienne qui, en les
rendant immobiles, rend l’opération réalisable.
20.21. Estimations indirectes
La plupart des méthodes d’estimation indirecte de l’importance des populations, telles qu’elles sont utilisées sur les pêcheries continentales, dérivent
de la méthode simple utilisée autrefois sur la plie par Petersen (1896) puis
sur les oiseaux par Lincoln (1930). Sur les plans d’eau de grande étendue,
qu’il s’agisse de rivières ou de lacs, ces méthodes ne peuvent être utilisées
sans de sérieuses difficultés (Cleary et Ctreenrank, 1954).
20.210. Méthode de Petersen
Prenons comme modèle très simple de pêcherie une coupe dans laquelle
nous plaçons un nombre inconnu de perles blanches qui figurent les poissons (Cooper et Lagler, 1956). Avec une cuillère comme engin de pêche,
faisons une récolte que nous dénombrons, soit 250 perles. S’il s’agissait de
poissons, nous les marquerions (chap. 7) avant de les remettre à l’eau, afin
de pouvoir les reconnaître s’il nous arrivait de les capturer à nouveau.
Avec les perles, qui représentent les poissons, il est plus simple de remplacer
ces 250 perles blanches par 250 perles noires de même taille que nous plaçons dans la coupe. Ces perles noires ne pouvant nager comme le feraient
des poissons marqués, et se répartir d’elles mêmes dans la population existant dans le milieu à l’étude, il y a lieu d’y pourvoir artificiellement en mélangeant bien toutes les perles à la main. Faisons une deuxième pêche à la cuillère, mais plus prolongée, soit I 000 le nombre de perles ainsi capturées,
sur lesquelles nous avons, par exemple, 900 perles blanches et 100 perles
noires (10 pour cent). La méthode de Petersen prétend que, puisque les perles
noires représentent 10 pour cent de l'échantillon prélevé sur la population,
les 250 perles noires placées dans la coupe correspondent à 10 pour cent
egalement de la population totale comprise dans la coupe. L’importance
de cette dernière est donc de : 250 x 10 = 2 500 perles.
