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PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
De ce tableau et d’autres études sur lesquelles nous ne pouvons nous
étendre ici, il faut retenir que :
1° Réserve faite de variations dues à des cas particuliers, l’efficience
des transferts d'énergie a tendance à s’améliorer au fur et à mesure que l’on
s’éloigne de la source première d’énergie.
2° Les consommateurs à sang chaud (ex. : bétail), qui utilisent une importante fraction d’énergie pour maintenir leur température interne, ont une
efficience dans leur transfert d’énergie beaucoup plus faible que les consommateurs à sang froid. C’est pour cette raison qu’une terre aménagée en étang
a poissons herbivores et phytophages peut produire un tonnage de protéine
plus important qu'utilisée pour le pacage du bétail (rapport de 20 à 1 pour
les terres pauvres subtropicales) (1).
3° A l'intérieur d'un même niveau trophique certains organismes peuvent
être supérieurs à d'autres eh matière d’efficience de transfert d’énergie.
4° En attendant de pouvoir disposer de données plus précises, il est
commode de retenir, avec Petersen (Ivlev, 1945), que l’énergie passe
d'un niveau à l’autre avec une perte approximative moyenne de quelque
90 pour cent. A chaque maillon de la chaîne nous pouvons donc compter
ne trouver que 10 environ pour cent de l’énergie du maillon précédent.
5° La superposition d’efficiences partielles aussi faibles, ne peut évidemment conduire qu’à une efficience globale infime. C’est ainsi que pour le
banc Georges, au large du Massachusetts, Clarke (1946) a calculé qu’une
énergie radiante de trois millions de grandes calories/jours ne donnait
finalement comme produit de la pèche, en équivalent calorifique, que 1,6
à 7,7 grandes calories/jour.
6° Les interactions entre les diverses populations d’une communauté
sont d’autant moins difficiles à déceler que ces populations sont moins
nombreuses. De là l'intérêt des études écologiques dans les régions arctiques
et, sur le plan piscicole, dans les eaux froides où les espèces sont toujours
en nombre réduit. De là l’avantage pour leur gestion de n’avoir en concurrence dans un étang que le nombre d’espèces végétales ou animales le plus
réduit possible, compte tenu de l’intérêt d’utiliser par ailleurs toutes les
sources possibles de nourriture.
3.2. CONCEPTS RELATIFS A LA PRODUCTIVITÉ
Considéré sur le plan utilitaire du pêcheur, l’écosystème, lac ou rivière
dont il exploite tout ou partie, n’est autre qu’une vaste usine qui produit
du poisson à partir des sels et gaz dissous dans l’eau et de l’énergie solaire.
Pour comprendre la marche de cette usine et en assurer le bon fonctionnement, l aménagiste doit s'efforcer, tout comme un industriel, d’harmoniser
la vitesse de production avec les stocks, les possibilités d’approvisionnement
(ii Des anomalies peuvent apparaître du fait que les conclusions des paragraphes 1 et 2
sont parfois en opposition.
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