620
PÈCHES CONTINENTALES. TECHNIQUES PARTICULIÈRES
Chez les sujets éclos tardivement en saison, les écailles peuvent ne pas
avoir eu le temps de se former avant que l’hiver n’arrive, et n’apparaître
sur le corps du poisson qu’au printemps suivant, c’est-à-dire avec un retard
de 9 à 10 mois et non de quelques semaines. La zone annulaire correspondant
à la première année est donc absente (Laakso et Cope, 1956). Des vérifications s’imposent sur d’autres structures osseuses.
Sur un plan général, tout biologiste des pêches devra se souvenir qu’une
détermination de l’âge des poissons nécessite, pour être valable : (1) un
échantillonnage suffisant ; (2) une connaissance suffisante de la biologie
de l’espèce en cause ; (3) une réelle absence de préjugés.
18.2. MÉTHODES DE CALCUL DE LA CROISSANCE
La pratique a montré qu’il était possible d’établir des relations empiriques entre la croissance des structures osseuses et la croissance en longueur
du poisson. Plusieurs méthodes sont utilisées pour retracer a posteriori la
croissance d’un poisson, en se basant sur ces relations empiriques.
18.20. Méthode proportionnelle directe
Un admet que la croissance linéaire de l’écaille (ou des autres structures
osseuses) est directement proportionnelle à la croissance en longueur du
Fie. 18.3. — Schéma de l’interprétation scalimétrique. L = longueur mesurée à la
capture, reprise sur la règle graduée AB.
l2, l3, Z4 = longueurs du poisson à 1,
2, 3 et 4 ans correspondant à l’intersection des 1er, 2e, 3e et 4e anneaux de l’écaille
avec son grand rayon. Z, + = L = longueur du poisson correspondant à l’extrémité de l’écaille (zone annulaire de la 5e année en voie de formation). L = Z4 + =
longueur exacte mesurée ; Z4, Z3, Z2, Zt = longueurs calculées de moins en moins
exactes du fait du phénomène de Lee (18.22).
poisson (Dahl, 1909, 1910 ; Lea, 1910, 1911). Connaissant la longueur du
poisson à la capture, la longueur de son écaille à la capture, et les longueurs
Précédent

- 649/752

Suivant