EAUX NATURELLES. POSSIBILITÉS ET LIMITES
14.0. POSSIBILITÉS ET LIMITES
Réserve faite des interventions spectaculaires, telles celles relevant
eaux naturelles sont en fait toutes deux encore en enfance lorsqu’on les
applique aux diagnostics ou traitements concernant les équilibres entre
sécrétions hormonales du corps humain ou les équilibres entre populations
d'un écosystème aquatique. Limnologie et aménagiste des eaux, endocrinologie et médecin spécialiste des sécrétions internes font à tel point face
aux mêmes problèmes et aux mêmes difficultés que l’on a pu assimiler les
éco ystèmes aquatiques à un superorganisme (1.0 — 6.0).
Fig. 14.2. — Lac Alaotra. L’un des plans d’eaux continentaux de Madagascar
les plus importants pour la pèche, bien qu’il soit encore très sous-exploité
(97 000 hectares, dont 75 000 de marais, profondeur ne dépassant pas 2 mètres).
Réserve faite des situations simples, nos connaissances scientifiques en
hydrobiologie sont ainsi encore insuffisantes pour nous conduire mathématiquement à un diagnostic exact, indiscutable, du ou des facteurs limitatifs
de la production.
Réserve faite des situations simples, nos méthodes d intervention sont
encore trop grossières pour que, dans un complexe d’interactions délicates,
soit automatiquement obtenu le résultat qui devrait théoriquement découler
d’une intervention basée sur un diagnostic exact.
Dans l’état actuel, limnologie et endocrinologie laissent donc une large
part à la valeur et à l’appréciation personnelle du praticien.
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