EAUX SEMI-DOMESTIQUES. RIZIÈRES
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opération qu’à lieu la mise en charge, à raison de 2 (XX) à 4 000 carpillons
de 5 à 8 centimètres à l’hectare dans les rizières où il n’y a pas de distribution de nourriture d appoint. S’il doit y avoir distribution de nourriture,
la mise en charge peut atteindre jusqu’à 12 500 carpillons. A l’automne,
lors de la mise à sec, les carpes d'un été atteignent 85 à 115 grammes. I ne
partie est alors vendue pour la consommation. L'autre partie passe l’hiver
sans nourriture dans des bassins de stabulation, puis est déversée à nouveau
en rizières au printemps pour une deuxième saison de croissance qui leur
fait atteindre le poids de 450 grammes, taille la plus appréciée sur le marché.
Cette production de carpes de deux étés se fait normalement avec distribution de nourriture d’appoint. Les mises en charge sont alors de l’ordre
de 5 000 carpes d’une centaine de grammes auxquelles on ajoute encore
quelque 10 000 carpillons de 5 à 8 grammes. Vu la rareté et la cherté des
engrais et de la nourriture d’appoint, c’est en général la production et la
vente de carpes d’un été obtenues sans nourriture qui sont les plus rentables
(Hiyama, 1951 ; Kuronuma, 1954).
13.23. Avantages de la rizipisciculture.
Améliorations à poursuivre
En fouillant le sol, les poissons végétariens ou omnivores utilisés en
rizières exécutent des façons culturales superficielles qui ne peuvent que
faire taller davantage le riz, pour peu que l'on ait affaire à des variétés
bien racinées qui ne risquent pas être déchaussées. Ces poissons mangent
en outre nombre de mauvaises herbes et d'insectes qui freinent le développement du riz. Les excréments de ces poissons servent d'engrais pour le riz,
de même que les restes de nourriture d’appoint non consommés. Le résultat
brut est que les rizières où l’on pratique judicieusement l’élevage du poisson
bénéficient d’une majoration de rendement en riz variant de 5 à 15 pour cent
suivant les pays.
L’intérêt déjà énorme de la rizipisciculture est encore susceptible d’accroissement, pour peu qu’à l’exemple du .lapon les divers services intéressés
s'attachent à l’étude de quelques améliorations et en particulier des suivantes :
Dans certaines contrées l'introduction de la pisciculture en rizière a
conduit à y entretenir en permanence une couche d'eau de 10 à 13 centimètres, voire de 17 à 20 centimètres pour la production de poisson de deux
étés, et cela dans des contrées où les rizières n’avaient antérieurement que
5 à 7 centimètres de profondeur d’eau. A cet accroissement de la profondeur
correspond un léger refroidissement de l’eau. La poursuite du rendement
maximum conseille donc de rechercher ou de produire par la sélection des
variétés de riz ayant leur optimum de végétation à une température légèrement inférieure.
Certaines anciennes variétés de riz ont un enracinement insuffisant
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