EAUX SEMI-DOMESTIQUES. ÉTANGS D’EAU DOUCE
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11 est à retenir que la carpe commune ne tient qu'une faible place dans ces
normes de chargement, surtout dans les étangs profonds où le plancton
constitue une part importante de la nourriture. Par ses habitudes fouisseuses,
la carpe, en trop grand nombre, aurait vite fait de troubler l'eau, ce qui
entraverait la pénétration de la lumière et la formation du plancton.
Les étangs reçoivent toujours une abondante fumure organique. Faites
au moins deux fois par jour, les distributions de nourriture utilisent toutes
les ressources locales : chrysalides de vers à soie, tourteaux divers, fourrage,
céréales, déchets de cuisine...
Les pêches se font à la seine, au minimum deux fois par an, et d’autant
plus souvent que la charge a été plus dense (pêche journalière dans les étangs
de la région de Hong-Kong où l’on ajoute des mulets et où la densité atteint
30 000 poissons à l’hectare et plus). Le poisson est alors vendu s'il a une taille
marchande ou réparti dans d’autres étangs. Superficie et profondeur de ces
étangs sont alors fonction de la taille du poisson.
Ces pêches fréquentes à la seine ont des effets bénéfiques multiples :
le raclement sur le fond de la ralingue inférieure aère la vase et la libère de ses
gaz nocifs. La végétation qui pourrait être envahissante est tenue en respect.
Le poisson est forcé de se déplacer et de prendre de l'exercice. Les prédateurs
ou espèces compétitrices sans intérêt sont éliminés. Lorsqu’elles sont suffisamment fréquentes, ces pêches permettent de maintenir presque en permanence la charge de l’étang légèrement en-dessous de son maximum, ce
qui permet d’obtenir un rendement très élevé (13.04.).
Lorsque les étangs sont vidangeables, les vidanges sont exécutées de temps
à autre, en particulier pour le curage, mais normalement elles n'interviennent
pas régulièrement pour la pêche ni pour permettre des assers systématiques,
avec ou sans culture ou évolage comme Europe (Hickling, 1950). La production piscicole dépend ici en grande partie du plancton et de la nourriture
distribuée. Même les organismes du fond sont plus ou moins tributaires de
ces distributions pour leur développement. Hora (1951) et Lin (1951, 1954)
n’en restent pas moins à l’heure actuelle fermement partisans de 1 assec.
Nous avons vu et nous verrons encore que cette question a donne lieu à de
chaudes controverses et qu’à l’intérieur d’une même contrée les effets peuvent
être diamétralement opposés selon la nature des fonds (13.012,3.)
13.001. Inde
La pisciculture indienne est conduite suivant les mêmes principes que
la pisciculture chinoise, à quelques détails près. Les apports de fumier sont
en général réservés aux étangs d'alevinage. Il n’y a pas de distribution de
nourriture (Chopra, 1951).
La charge des étangs est en conséquence moins dense et la production
moins élevée. Celle-ci n'en reste pas moins fort honorable, 800 a 950 kilogrammes à l’hectare. Les «carpes indiennes», utilisées en associations, sont
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11 est à retenir que la carpe commune ne tient qu'une faible place dans ces
normes de chargement, surtout dans les étangs profonds où le plancton
constitue une part importante de la nourriture. Par ses habitudes fouisseuses,
la carpe, en trop grand nombre, aurait vite fait de troubler l'eau, ce qui
entraverait la pénétration de la lumière et la formation du plancton.
Les étangs reçoivent toujours une abondante fumure organique. Faites
au moins deux fois par jour, les distributions de nourriture utilisent toutes
les ressources locales : chrysalides de vers à soie, tourteaux divers, fourrage,
céréales, déchets de cuisine...
Les pêches se font à la seine, au minimum deux fois par an, et d’autant
plus souvent que la charge a été plus dense (pêche journalière dans les étangs
de la région de Hong-Kong où l’on ajoute des mulets et où la densité atteint
30 000 poissons à l’hectare et plus). Le poisson est alors vendu s'il a une taille
marchande ou réparti dans d’autres étangs. Superficie et profondeur de ces
étangs sont alors fonction de la taille du poisson.
Ces pêches fréquentes à la seine ont des effets bénéfiques multiples :
le raclement sur le fond de la ralingue inférieure aère la vase et la libère de ses
gaz nocifs. La végétation qui pourrait être envahissante est tenue en respect.
Le poisson est forcé de se déplacer et de prendre de l'exercice. Les prédateurs
ou espèces compétitrices sans intérêt sont éliminés. Lorsqu’elles sont suffisamment fréquentes, ces pêches permettent de maintenir presque en permanence la charge de l’étang légèrement en-dessous de son maximum, ce
qui permet d’obtenir un rendement très élevé (13.04.).
Lorsque les étangs sont vidangeables, les vidanges sont exécutées de temps
à autre, en particulier pour le curage, mais normalement elles n'interviennent
pas régulièrement pour la pêche ni pour permettre des assers systématiques,
avec ou sans culture ou évolage comme Europe (Hickling, 1950). La production piscicole dépend ici en grande partie du plancton et de la nourriture
distribuée. Même les organismes du fond sont plus ou moins tributaires de
ces distributions pour leur développement. Hora (1951) et Lin (1951, 1954)
n’en restent pas moins à l’heure actuelle fermement partisans de 1 assec.
Nous avons vu et nous verrons encore que cette question a donne lieu à de
chaudes controverses et qu’à l’intérieur d’une même contrée les effets peuvent
être diamétralement opposés selon la nature des fonds (13.012,3.)
13.001. Inde
La pisciculture indienne est conduite suivant les mêmes principes que
la pisciculture chinoise, à quelques détails près. Les apports de fumier sont
en général réservés aux étangs d'alevinage. Il n’y a pas de distribution de
nourriture (Chopra, 1951).
La charge des étangs est en conséquence moins dense et la production
moins élevée. Celle-ci n'en reste pas moins fort honorable, 800 a 950 kilogrammes à l’hectare. Les «carpes indiennes», utilisées en associations, sont
