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PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES D’AMÉNAGEMENT
férentielle qu'ils provoquent par leurs qualités gastronomiques ou sportives.
Citons entre autres le brochet Esox lucius, et les black bass à grande et
petite bouche Micropterus salmoïdes et Micropterus dolomieui, dont les techniques d'élevage ont été mises au point ou discutées par Wurtz (1944),
Chimits (1947), Charpy (1948), Huet (1948), Wurtz-Arlet (1952).
L'utilité des déversements est évidemment incontestable lorsqu’il s’agit
d’acclimatation justifiée. Sous forme massive et temporaire, les déversements
d’alevins, ou mieux encore peut-être de fingerlings, sont à envisager pour
permettre de reprendre le dessus à une espèce vorace en état de déséquilibre
(8.421.1), situation pouvant arriver relativement fréquemment dans les plans
d’eau où ces espèces sont très pourchassées. Smith (1950) insiste néanmoins
sur le fait qu'une intensification de la pêche des espèces antagonistes serait
beaucoup plus indiquée.
Dans les plans d’eau où les espèces ne sont pas en état de déséquilibre
les meilleurs repeuplements sont inutiles, car ils ne sauraient mieux faire
que la « résilience » non épuisée des espèces.
10.07. Repeuplements en poissons vulgaires
Sous cette dénomination nous classerons toutes les espèces qui, de par
leur forte résilience (2.5), comblent rapidement les vides creusés dans leurs
rangs et ont plus ou moins tendance à devenir envahissantes.
Réserve faite des acclimatations, ou de cas exceptionnels tels que celui
de la reconstitution d’un peuplement après empoisonnement ou mise à sec,
les déversements de poissons vulgaires dans des plans d’eau de quelque
étendue sont formellement contre-indiqués. Nous avons déjà cité
Beckmann (1941, 1943), Kuhne’s (1939 a, 1939 à), Lagler (1941),
Elus (1937 à). Thompson et Bennet (1936), Swingle et Smith (1940, 1942),
Bennet (1947), King (1947), Thompson (1950) qui tous ont dénoncé les
erreurs de réglementation qui tendent à faire reproduire au maximum des
espèces souffrant d’un surpeuplement endémique. De nos jours ce surpeuplement serait dans nombre de régions aggravé, les chasseurs et les conditions
de vie civilisée ayant détruit ou fait fuir la majeure partie des oiseaux qui
se nourrissaient de jeunes poissons.
10.08. Rentabilité des repeuplements
Les pêcheurs de truites admettent facilement qu’il n’y a pas un seul et
unique procédé de repeuplement supérieur à tous les autres, et que le meilleur
est celui qui s'adapte le mieux aux conditions particulières de leur rivière.
Le meilleur! Que faut-il entendre par là? A-t-il raison celui qui prône le
repeuplement en truites de six mois sous prétexte que son rendement est,
dit-il, dix fois supérieur à celui du repeuplement par œufs ou par alevins à
la résorption de la vésicule?
PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES D’AMÉNAGEMENT
férentielle qu'ils provoquent par leurs qualités gastronomiques ou sportives.
Citons entre autres le brochet Esox lucius, et les black bass à grande et
petite bouche Micropterus salmoïdes et Micropterus dolomieui, dont les techniques d'élevage ont été mises au point ou discutées par Wurtz (1944),
Chimits (1947), Charpy (1948), Huet (1948), Wurtz-Arlet (1952).
L'utilité des déversements est évidemment incontestable lorsqu’il s’agit
d’acclimatation justifiée. Sous forme massive et temporaire, les déversements
d’alevins, ou mieux encore peut-être de fingerlings, sont à envisager pour
permettre de reprendre le dessus à une espèce vorace en état de déséquilibre
(8.421.1), situation pouvant arriver relativement fréquemment dans les plans
d’eau où ces espèces sont très pourchassées. Smith (1950) insiste néanmoins
sur le fait qu'une intensification de la pêche des espèces antagonistes serait
beaucoup plus indiquée.
Dans les plans d’eau où les espèces ne sont pas en état de déséquilibre
les meilleurs repeuplements sont inutiles, car ils ne sauraient mieux faire
que la « résilience » non épuisée des espèces.
10.07. Repeuplements en poissons vulgaires
Sous cette dénomination nous classerons toutes les espèces qui, de par
leur forte résilience (2.5), comblent rapidement les vides creusés dans leurs
rangs et ont plus ou moins tendance à devenir envahissantes.
Réserve faite des acclimatations, ou de cas exceptionnels tels que celui
de la reconstitution d’un peuplement après empoisonnement ou mise à sec,
les déversements de poissons vulgaires dans des plans d’eau de quelque
étendue sont formellement contre-indiqués. Nous avons déjà cité
Beckmann (1941, 1943), Kuhne’s (1939 a, 1939 à), Lagler (1941),
Elus (1937 à). Thompson et Bennet (1936), Swingle et Smith (1940, 1942),
Bennet (1947), King (1947), Thompson (1950) qui tous ont dénoncé les
erreurs de réglementation qui tendent à faire reproduire au maximum des
espèces souffrant d’un surpeuplement endémique. De nos jours ce surpeuplement serait dans nombre de régions aggravé, les chasseurs et les conditions
de vie civilisée ayant détruit ou fait fuir la majeure partie des oiseaux qui
se nourrissaient de jeunes poissons.
10.08. Rentabilité des repeuplements
Les pêcheurs de truites admettent facilement qu’il n’y a pas un seul et
unique procédé de repeuplement supérieur à tous les autres, et que le meilleur
est celui qui s'adapte le mieux aux conditions particulières de leur rivière.
Le meilleur! Que faut-il entendre par là? A-t-il raison celui qui prône le
repeuplement en truites de six mois sous prétexte que son rendement est,
dit-il, dix fois supérieur à celui du repeuplement par œufs ou par alevins à
la résorption de la vésicule?
