POPULATIONS A FAVORISER. REPEUPLEMENTS
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acclimatée dans plusieurs lacs des Pyrénées ne dépassant pas quatre ou cinq
mètres de fond.
— Cristivomer Salvelinus namaycush. C’est la « grande truite grise »
des Grands Lacs américains et canadiens qui s’est acclimatée en Suisse.
Ce poisson laisse couler ses œufs à faible profondeur, entre les rocailles de la
rive du lac exposée au vent dominant. Les œufs sont ensuite aérés par les
vagues provoquées par le vent dominant.
— Dolly Varden Salvelinus malma. Bien que comportant des sédentaires,
cet omble du Pacifique, connu également sous le nom de goletz en Asie,
est nettement plus migrateur (vers la mer) que l'omble de fontaine, la truite
arc-en-ciel, la truite commune ou l’omble chevalier (’). Sa ponte se fait
en rivière comme celle des truites communes ou arc-en-ciel.
Il va sans dire que les lacs peu profonds devront être normalement peuples
uniquement en Salmonidés de surface. Par contre on ne tirera tout le parti
possible des lacs profonds qu’en les peuplant à la fois en Salmonidés de surface et en Salmonidés de fond.
Le choix des espèces devra être évidemment fonction des possibilités de
reproduction présentes pour le lac.
En face d’une pêche assez importante, les lacs qui auront été peuplés
uniquement en espèces faciles à prendre (truite arc-en-ciel et omble de
fontaine) risquent plus de se dépeupler que s’ils avaient été ensemencés en
truites communes. 11 y aura lieu de prévoir alors des repeuplements périodiques, repeuplements dont le taux de survie sera alors très inférieur à
celui du peuplement initial.
Faut-il introduire une espèce d’accompagnement, un poisson fourrage,
vairon ou autre? En général non. Les expériences de ce genre, en Suisse
notamment, n’ont pas été couronnées de succès. S’il s’agissait d'un véritable
herbivore, cela pourrait être très utile. Les espèces d’accompagnement
susceptibles d’être introduites avec les truites ne sont malheureusement pas
des herbivores, mais des omnivores qui entreront en compétition alimentaire
avec elles et s’attaqueront aux jeunes truites. Les truites étant capables
d’utiliser la même nourriture que le vairon ou autres poissons d'accompagnement similaires, l’adjonction d’un maillon inutile dans la chaîne alimentaire
ne pourra être faite qu’au détriment des poissons de choix.
10.010,021. Rivières. — La partie amont de certaines rivières de montagne
peut, comme nous l’avons vu, se trouver dépourvue de tout poisson, parc» *
que coupée de la partie aval par des chutes infranchissables. Si ces secteurs
ne sont pas pour d’autres raisons impropres à la vie piscicole, ils sont presque
toujours justifiables d’un peuplement en truites d'espèces diverses, peuplement qui pourra se maintenir par la suite si l'espèce introduite peut trouver.
(1) Pratiquement presque tous les Salmonidés des genres Salmo, Oncorhynchut et Salvelinus,
donnent dans leur descendance, mais en proportion variable avec leur habitat, des individus
migrateurs et des individus sédentaires.
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