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PÈCHES CONTINENTALES
Biologiques de l'homme, la production mondiale de subsistances est déjà
en déficit : principes énergétiques déficit de 10 pour cent, phosphore de 12,
lipides de 34, minéraux de 72 (dont 76 pour le calcium et 50 pour le fer),
vitamines de 40 à 76 pour cent, sauf pour la provitamine A (Guerrin, 1957).
Devant une telle menace, la thèse optimiste, dont les adeptes semblent
se raréfier, voit le salut dans de nouveaux défrichements, les cultures sans
terre, l’exploitation de plancton marin, etc. La thèse pessimiste des néomalthusiens fait remarquer que chaque réalisation scientifique augmentera
la charge limite de notre planète pour l’espèce humaine, mais cela d’une
Fig. 1.14. — Érosion à Madagascar. Voir détails sur la figure en couleur 1.15.
quantité limitée, ne faisant que reculer quelque peu le moment où la famine
généralisée interviendra comme une inéluctable adversité de l’environnement.
Selon la thèse des néomalthusiens, seul un contrôle des naissances suffisamment efficace est susceptible d’éviter une famine généralisée. En fait, cela
revient à admettre que l’espèce humaine devrait se comporter non comme
les espèces qualifiées de communes telles les sauterelles, tilapias ou lemnings. dont la pullulation est périodiquement stoppée par une famine, mais
comme les espèces dites rares, dont bon nombre subordonnent l’établissement d'un < nid », la défense d’un « territoire », puis la procréation à la coexistence des diverses ressources indispensables à leur existence ainsi qu’à celle
de leurs petits (6.121,1).
Le contrôle des naissances des néomalthusiens pose des problèmes délicats sur les plans moraux et religieux. Pas plus que les défrichements des
optimistes, ou populationnistes, il ne saurait en outre être retenu comme
PÈCHES CONTINENTALES
Biologiques de l'homme, la production mondiale de subsistances est déjà
en déficit : principes énergétiques déficit de 10 pour cent, phosphore de 12,
lipides de 34, minéraux de 72 (dont 76 pour le calcium et 50 pour le fer),
vitamines de 40 à 76 pour cent, sauf pour la provitamine A (Guerrin, 1957).
Devant une telle menace, la thèse optimiste, dont les adeptes semblent
se raréfier, voit le salut dans de nouveaux défrichements, les cultures sans
terre, l’exploitation de plancton marin, etc. La thèse pessimiste des néomalthusiens fait remarquer que chaque réalisation scientifique augmentera
la charge limite de notre planète pour l’espèce humaine, mais cela d’une
Fig. 1.14. — Érosion à Madagascar. Voir détails sur la figure en couleur 1.15.
quantité limitée, ne faisant que reculer quelque peu le moment où la famine
généralisée interviendra comme une inéluctable adversité de l’environnement.
Selon la thèse des néomalthusiens, seul un contrôle des naissances suffisamment efficace est susceptible d’éviter une famine généralisée. En fait, cela
revient à admettre que l’espèce humaine devrait se comporter non comme
les espèces qualifiées de communes telles les sauterelles, tilapias ou lemnings. dont la pullulation est périodiquement stoppée par une famine, mais
comme les espèces dites rares, dont bon nombre subordonnent l’établissement d'un < nid », la défense d’un « territoire », puis la procréation à la coexistence des diverses ressources indispensables à leur existence ainsi qu’à celle
de leurs petits (6.121,1).
Le contrôle des naissances des néomalthusiens pose des problèmes délicats sur les plans moraux et religieux. Pas plus que les défrichements des
optimistes, ou populationnistes, il ne saurait en outre être retenu comme
