ENVIRONNEMENT. ABRIS
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Entre cette zone montagneuse et la zone de plaine à végétation envahissante se situe toute une zone où la végétation ne peut encore s'installer abondamment et où les abris naturels diminuent du fait du nivellement progressif
du lit. C’est principalement dans cette zone de bonne rivière à truites de 5 à
15 mètres de large que l'insuffisance d’abris peut constituer le goulot d'étranglement de la production, et qu’il est le plus facile d’y remédier artificielle
ment. Au delà de 15 à 20 mètres de large les abris artificiels deviennent plus
difficiles à mettre en place et sont moins rentables (Hubbs et al., 1932;
Coston et al., 1936; Talbot, 1947). Parmi les différents types d’abris artificiels il faut retenir :
Arbres ou branchages immergés et fixés. — D’une mise en place facile,
peu onéreuse, ces abris semi-naturels sont très prisés par le poisson (fig. 9.26).
Amas de gros galets et de blocs de rocher. — A défaut d’arbres ou de
branchages, des amas de gros galets ou de blocs de rochers, disposés de-ci
de-là dans le lit de la rivière, provoqueront en amont et en aval la constitution de petites zones d’eau calme où se tiendront volontiers les truites.
Pools créés par rondins perpendiculaires au courant.
11 suffit de fixer
dans la rive un fort rondin de 20 à 30 centimètres de diamètre, de façon à
ce qu’il se présente horizontalement dans le courant, à 20 ou 30 centimètres
au-dessus du fond. Le courant dévié vers le fond creuse un pool sous le rondin
(fig. 9.24).
Plafonds de rondins flottants ou immergés.
Avec les plafonds flottants,
pourvu qu'on y dépose un peu de terre sur le dessus, la végétation ne tarde
pas à s’y développer. On obtient une petite île à couverture végétale. Avec
les plafonds fixes, immergés suffisamment profond, il se produit un creuse
ment du lit en dessous, par dérivation du courant vers le fond, avec formation
d’un pool à l’ombre du plafond (fig. 9.27). Les truites semblent préférer de
beaucoup les plafonds immergés fixes aux plafonds flottants et mouvants.
Déflecteurs en aile ou en V. — Ces dispositifs sont particulièrement
recommandés dans les rivières très sableuses pour lutter contre le colmatage
des graviers par le sable (fig. 9.9 à 9.11). L’accélération de courant qu’ils
provoquent, à leur partie aval, affouille le fond de la rivière et creuse un
pool, donc un abri. 11 faut signaler qu’une rivière équipée d'une série de
déflecteurs en V abrite, en général, moins de truites qu’une rivière équipée
d’une série de déflecteurs en aile faisant zigzaguer le courant d'une rive à
l’autre, ce qui se rapproche davantage des conditions habituellement rencontrées dans la nature.
Petits barrages. — Sur les ruisseaux peu profonds et étroits, non sujets
à des crues violentes, on peut édifier de place en place de petits barrages
semi-naturels à l’aide de blocs de rochers et de galets. D'une hauteur de 20
à 40 centimètres, ils n’entravent pas les déplacements des truites quand le
niveau est normal. Chaque retenue amont constitue un pool. L’accroissement
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Entre cette zone montagneuse et la zone de plaine à végétation envahissante se situe toute une zone où la végétation ne peut encore s'installer abondamment et où les abris naturels diminuent du fait du nivellement progressif
du lit. C’est principalement dans cette zone de bonne rivière à truites de 5 à
15 mètres de large que l'insuffisance d’abris peut constituer le goulot d'étranglement de la production, et qu’il est le plus facile d’y remédier artificielle
ment. Au delà de 15 à 20 mètres de large les abris artificiels deviennent plus
difficiles à mettre en place et sont moins rentables (Hubbs et al., 1932;
Coston et al., 1936; Talbot, 1947). Parmi les différents types d’abris artificiels il faut retenir :
Arbres ou branchages immergés et fixés. — D’une mise en place facile,
peu onéreuse, ces abris semi-naturels sont très prisés par le poisson (fig. 9.26).
Amas de gros galets et de blocs de rocher. — A défaut d’arbres ou de
branchages, des amas de gros galets ou de blocs de rochers, disposés de-ci
de-là dans le lit de la rivière, provoqueront en amont et en aval la constitution de petites zones d’eau calme où se tiendront volontiers les truites.
Pools créés par rondins perpendiculaires au courant.
11 suffit de fixer
dans la rive un fort rondin de 20 à 30 centimètres de diamètre, de façon à
ce qu’il se présente horizontalement dans le courant, à 20 ou 30 centimètres
au-dessus du fond. Le courant dévié vers le fond creuse un pool sous le rondin
(fig. 9.24).
Plafonds de rondins flottants ou immergés.
Avec les plafonds flottants,
pourvu qu'on y dépose un peu de terre sur le dessus, la végétation ne tarde
pas à s’y développer. On obtient une petite île à couverture végétale. Avec
les plafonds fixes, immergés suffisamment profond, il se produit un creuse
ment du lit en dessous, par dérivation du courant vers le fond, avec formation
d’un pool à l’ombre du plafond (fig. 9.27). Les truites semblent préférer de
beaucoup les plafonds immergés fixes aux plafonds flottants et mouvants.
Déflecteurs en aile ou en V. — Ces dispositifs sont particulièrement
recommandés dans les rivières très sableuses pour lutter contre le colmatage
des graviers par le sable (fig. 9.9 à 9.11). L’accélération de courant qu’ils
provoquent, à leur partie aval, affouille le fond de la rivière et creuse un
pool, donc un abri. 11 faut signaler qu’une rivière équipée d'une série de
déflecteurs en V abrite, en général, moins de truites qu’une rivière équipée
d’une série de déflecteurs en aile faisant zigzaguer le courant d'une rive à
l’autre, ce qui se rapproche davantage des conditions habituellement rencontrées dans la nature.
Petits barrages. — Sur les ruisseaux peu profonds et étroits, non sujets
à des crues violentes, on peut édifier de place en place de petits barrages
semi-naturels à l’aide de blocs de rochers et de galets. D'une hauteur de 20
à 40 centimètres, ils n’entravent pas les déplacements des truites quand le
niveau est normal. Chaque retenue amont constitue un pool. L’accroissement
