ENVIRONNEMENT. TEMPÉRATURE
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9.11. Lacs de barrage
Dans les lacs de barrage utilisés industriellement, le débit d’alimentation
des turbines est prélevé soit en surface, soit à des profondeurs plus ou moins
grandes, ce qui, en raison de la stratification thermique de l’eau, offre des
possibilités d’intervention.
En évacuant les eaux de fond, plus froides, on étend théoriquement
l’habitat des espèces d’eau chaude dans les lacs de retenue, et on étend au
contraire celui des espèces d’eau froide à l’aval (Dendy et Stroud, 1949).
Par l’évacuation des eaux de surface, on obtient théoriquement un résultat
inverse. Dans la réalité, si l’eau des tributaires est moins dense que celle
des couches profondes, elle a de fortes chances de s’écouler au-dessus de ces
couches, jusqu’aux vannes d’évacuation, et de provoquer ainsi une stagnation des eaux froides profondes.
9.12. Rivières
On a déjà eu recours à diverses interventions pour modifier la température des rivières; cela, principalement pour retarder l’évolution normale
des eaux froides à Salmonidés vers des eaux en moyenne plus chaudes et à
écarts de température plus importants, caractéristiques d’espèces moins
recherchées et à besoins respiratoires plus modestes (7 40).
9.120. Augmentation de l'importance de l'infiltration et des
sourc-is
La recharge maximum de la nappe phréatique (Clark, 1948), point
important pour les rivières à Salmonidés (Benson, 1953), s’obtiendra par
la conservation ou la restauration des sols des bassins versants, tant par
action sur leur couverture végétale, que par création de tous dispositifs
artificiels limitant le ruissellement, principalement dans les parties supérieures,
9.121. Amélioration locale des résurgences
Nombre de sources, de résurgences, émergent directement dans le lit
des rivières, en particulier le long des rives, où elles créent des zones de fraye
de qualité. Il y a intérêt à les étendre si possible, à les maintenir propres et
ombragées (Hubbs, Greeley et Tarzwell, 1932 ; Talbot, 1947).
9.122. Augmentation des couverts
Les rivières dont les bords sont plantés d’arbres se réchauffent moins,
d’une part parce qu’elles sont ombragées, d’autre part parce qu'étant à
l’abri du vent, les échanges thermiques entre l’eau et l’air y sont moins
rapides. L’installation de « couverts flottants », donc mouvants, suggérée
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9.11. Lacs de barrage
Dans les lacs de barrage utilisés industriellement, le débit d’alimentation
des turbines est prélevé soit en surface, soit à des profondeurs plus ou moins
grandes, ce qui, en raison de la stratification thermique de l’eau, offre des
possibilités d’intervention.
En évacuant les eaux de fond, plus froides, on étend théoriquement
l’habitat des espèces d’eau chaude dans les lacs de retenue, et on étend au
contraire celui des espèces d’eau froide à l’aval (Dendy et Stroud, 1949).
Par l’évacuation des eaux de surface, on obtient théoriquement un résultat
inverse. Dans la réalité, si l’eau des tributaires est moins dense que celle
des couches profondes, elle a de fortes chances de s’écouler au-dessus de ces
couches, jusqu’aux vannes d’évacuation, et de provoquer ainsi une stagnation des eaux froides profondes.
9.12. Rivières
On a déjà eu recours à diverses interventions pour modifier la température des rivières; cela, principalement pour retarder l’évolution normale
des eaux froides à Salmonidés vers des eaux en moyenne plus chaudes et à
écarts de température plus importants, caractéristiques d’espèces moins
recherchées et à besoins respiratoires plus modestes (7 40).
9.120. Augmentation de l'importance de l'infiltration et des
sourc-is
La recharge maximum de la nappe phréatique (Clark, 1948), point
important pour les rivières à Salmonidés (Benson, 1953), s’obtiendra par
la conservation ou la restauration des sols des bassins versants, tant par
action sur leur couverture végétale, que par création de tous dispositifs
artificiels limitant le ruissellement, principalement dans les parties supérieures,
9.121. Amélioration locale des résurgences
Nombre de sources, de résurgences, émergent directement dans le lit
des rivières, en particulier le long des rives, où elles créent des zones de fraye
de qualité. Il y a intérêt à les étendre si possible, à les maintenir propres et
ombragées (Hubbs, Greeley et Tarzwell, 1932 ; Talbot, 1947).
9.122. Augmentation des couverts
Les rivières dont les bords sont plantés d’arbres se réchauffent moins,
d’une part parce qu’elles sont ombragées, d’autre part parce qu'étant à
l’abri du vent, les échanges thermiques entre l’eau et l’air y sont moins
rapides. L’installation de « couverts flottants », donc mouvants, suggérée
