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PÊCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
8.5. POSSIBILITÉS DE LA THÉORIE MATHÉMATIQUE
DES PÊCHES
Énoncée il y a une quinzaine d’années, cette théorie n’aurait amené que
sourires sur les lèvres des biologistes, et des biologistes des pêches en particulier. Pour eux, la vie était au-dessus des mathématiques et la défiait.
Convaincus que, en écologie comme dans les autres sciences, le progrès était
en partie fonction de la précision des estimations des interactions entre les
membres d’un tout, des pionniers, mathématiciens et biologistes, se sont mis à
l’ouvrage (8.40). Organisé au Laboratoire britannique des pêches de Lowestoft
en février et mars 1957, le premier Cours International sur l’Étude Mathématique des Populations de Poissons compta comme stagiaires 24 biologistes
des pêches de douze nationalités différentes (x).
L’état d’esprit avait incontestablement évolué. Est-ce à dire qu’il faille
se lancer à l’heure actuelle à corps perdu dans les mathématiques? Que
celles-ci seules soient capables de nous conduire vers une exploitation plus
rationnelle ?
Incontestablement non. Les mathématiques en l’occurence ne sont qu’un
moyen, un outil, un merveilleux outil, mais qui ne vaudra que par l’habileté
et également le bon sens de ceux qui les utiliseront. Les types de pêcheries
sont de par le monde infiniment divers, et, comme il se doit, seuls ont été
résolus jusqu’à présent les problèmes les plus simples : pêche maritime sur une
seule espèce avec un seul type d’engin pour l’équation du rendement pondéral ;
exploitation d’étangs pour les interactions entre plusieurs espèces. Faisons
confiance aux spécialistes qui, avec foi, s’attaquent maintenant aux situations plus compliquées. Rappelons-nous, par contre, que la complexe théorie
mathématique des pêches n’évitera un échec que si la généralisation de sa
mise en pratique se fait avec prudence, et postérieurement à la formation de
compétences susceptibles de l’utiliser.
8.6. RÉFÉRENCES DU CHAPITRE 8
Ancellin (J.) (1956), Recherches sur la sélectivité des chaluts pour la pêche de la
sole, du merlan et du merlu (Rev. Trav. Off. Pêches marit., 20, 3, 295-332).
Bertalanffy (Von L.) (1938), A quantitative theory of organic growth (inquiries
on growth laws). II (Hum. Biol., 10, 2, 181-213).
Bertalanffy (Von L.) (1950), The theory of open Systems in physics and biology
(Science, 111, 2872, 23-29).
Beverton (R. J. II.) et Holt (S. J.) (1956), The theory of fishing [In] Sea fisheries,
Edited by M. Graham (London, Edward Arnold, Publishers Ltd., 487 p.).
(1) L’enseignement donné au cours international de Lowestoft constitue l’essentiel de ce
chapitre sur la théorie mathématique des pêches. Nous tenons ici à en remercier tout particulièrement les organisateurs, les Dr M. Graham et R. S. Wimpenny, ainsi que les instructeurs,
les Dr R. J. H. Beverton, J. A. Gulland, S. J. Holt, R. Jones et B. B. Parrish.
PÊCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
8.5. POSSIBILITÉS DE LA THÉORIE MATHÉMATIQUE
DES PÊCHES
Énoncée il y a une quinzaine d’années, cette théorie n’aurait amené que
sourires sur les lèvres des biologistes, et des biologistes des pêches en particulier. Pour eux, la vie était au-dessus des mathématiques et la défiait.
Convaincus que, en écologie comme dans les autres sciences, le progrès était
en partie fonction de la précision des estimations des interactions entre les
membres d’un tout, des pionniers, mathématiciens et biologistes, se sont mis à
l’ouvrage (8.40). Organisé au Laboratoire britannique des pêches de Lowestoft
en février et mars 1957, le premier Cours International sur l’Étude Mathématique des Populations de Poissons compta comme stagiaires 24 biologistes
des pêches de douze nationalités différentes (x).
L’état d’esprit avait incontestablement évolué. Est-ce à dire qu’il faille
se lancer à l’heure actuelle à corps perdu dans les mathématiques? Que
celles-ci seules soient capables de nous conduire vers une exploitation plus
rationnelle ?
Incontestablement non. Les mathématiques en l’occurence ne sont qu’un
moyen, un outil, un merveilleux outil, mais qui ne vaudra que par l’habileté
et également le bon sens de ceux qui les utiliseront. Les types de pêcheries
sont de par le monde infiniment divers, et, comme il se doit, seuls ont été
résolus jusqu’à présent les problèmes les plus simples : pêche maritime sur une
seule espèce avec un seul type d’engin pour l’équation du rendement pondéral ;
exploitation d’étangs pour les interactions entre plusieurs espèces. Faisons
confiance aux spécialistes qui, avec foi, s’attaquent maintenant aux situations plus compliquées. Rappelons-nous, par contre, que la complexe théorie
mathématique des pêches n’évitera un échec que si la généralisation de sa
mise en pratique se fait avec prudence, et postérieurement à la formation de
compétences susceptibles de l’utiliser.
8.6. RÉFÉRENCES DU CHAPITRE 8
Ancellin (J.) (1956), Recherches sur la sélectivité des chaluts pour la pêche de la
sole, du merlan et du merlu (Rev. Trav. Off. Pêches marit., 20, 3, 295-332).
Bertalanffy (Von L.) (1938), A quantitative theory of organic growth (inquiries
on growth laws). II (Hum. Biol., 10, 2, 181-213).
Bertalanffy (Von L.) (1950), The theory of open Systems in physics and biology
(Science, 111, 2872, 23-29).
Beverton (R. J. II.) et Holt (S. J.) (1956), The theory of fishing [In] Sea fisheries,
Edited by M. Graham (London, Edward Arnold, Publishers Ltd., 487 p.).
(1) L’enseignement donné au cours international de Lowestoft constitue l’essentiel de ce
chapitre sur la théorie mathématique des pêches. Nous tenons ici à en remercier tout particulièrement les organisateurs, les Dr M. Graham et R. S. Wimpenny, ainsi que les instructeurs,
les Dr R. J. H. Beverton, J. A. Gulland, S. J. Holt, R. Jones et B. B. Parrish.
