THÉORIE DES PÈCHES. ÉTUDE QUANTITATIVE
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fourrage n’arriveront plus à atteindre une taille intéressante (5.61). La
récolte de valeur maximum ne pourra pas davantage être obtenue si les
poissons carnassiers prennent une extension trop grande, car ils arriveront
à raréfier les poissons fourrage à un point tel que ce seront eux. les poissons
carnassiers, qui souffriront de compétition alimentaire, et verront leur taille
se réduire en proportion. Sur des eaux libres (») une exploitation rationnelle
requiert donc que les populations dites «antagonistes» mais plus exactement
«dépendantes » aient et gardent entre elles un rapport d’abondance permettant une pêche de qualité sur les deux catégories de populations, qui sont
alors qualifiées de « populations équilibrées ».
Après le peuplement d’eaux vierges ou après la mise en eau ou la vidange
d'un lac de barrage (10.010,0) les espèces qui s’y trouvent sont dites en
situation de populations en expansion (Wood, 1951). Les individus qui la
composent, en nombre réduit au début, s’accroissent très rapidement en
nombre, entaille et en poids. La grande quantité de petits poissons existants
(petits parce que jeunes et non parce que souffrant de compétition alimentaire) favorise le développement des espèces carnassières. Au bout de un,
deux ou trois ans, le rendement de la pêche sur les carnassiers diminue, la
période d’expansion prend fin, au profit soit de populations équilibrées,
soit de populations déséquilibrées.
Après 17 années de recherches, poursuivies sur 85 étangs de l’Alabama
(U.S.), Swingle (1950, 1956) arrive à proposer 6 indices de l’état d’équilibre de populations antagonistes. Sur ces 6 indices 2 sont à retenir comme
essentiels, ceux que Swingle désigne par les symboles (F/C) et (.-lr) :
(1) Le symbole ou indice (F/C) correspond au rapport du poids total de
toutes les espèces proies, ou poissons fourrage (forage fish) au poids total de
tous les poissons carnassiers (piscivores) entrant dans la communauté.
(2) Le symbole ou indice (.4r) (total availability) correspond au pourcentage du poids total des populations de poissons composé d’individus de taille
exploitable.
Ces définitions appellent les précisions suivantes :
(a) Sont catalogués poissons carnassiers tous les poissons qui se nourrissent principalement de petits poissons, et qui n’arrivent pas à leur taille
normale sans cette nourriture. Tous les autres poissons sont catalogués
poissons fourrage. Certaines espèces peuvent être fourrage dans leur jeunesse
pour passer carnassiers par la suite.
(h) La taille d’exploitabilité ne peut être fixée qu’arbitrairement. compte
tenu des possibilités de croissance des espèces. A titre indicatif nous indiquons
(1) En étangs vidangeables le problème est souvent diffèrent, particulièrement dans les
régions sous alimentées des tropiques où il s’agit avant tout de produire le maximum de pro
téines à l’hectare. Le but est alors atteint en éliminant les carnassiers, et en ne cultivant que
des espèces à chaîne alimentaire la plus courte possible. Il faut alors lutter contre une surpopulation toujours menaçante : vidanges fréquentes, avec leurs inconvénients, ou mieux pèches
périodiques très fréquentes avec des filets à mailles fines (fig. 5.23 — 13.000, 4 — 13.04).
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fourrage n’arriveront plus à atteindre une taille intéressante (5.61). La
récolte de valeur maximum ne pourra pas davantage être obtenue si les
poissons carnassiers prennent une extension trop grande, car ils arriveront
à raréfier les poissons fourrage à un point tel que ce seront eux. les poissons
carnassiers, qui souffriront de compétition alimentaire, et verront leur taille
se réduire en proportion. Sur des eaux libres (») une exploitation rationnelle
requiert donc que les populations dites «antagonistes» mais plus exactement
«dépendantes » aient et gardent entre elles un rapport d’abondance permettant une pêche de qualité sur les deux catégories de populations, qui sont
alors qualifiées de « populations équilibrées ».
Après le peuplement d’eaux vierges ou après la mise en eau ou la vidange
d'un lac de barrage (10.010,0) les espèces qui s’y trouvent sont dites en
situation de populations en expansion (Wood, 1951). Les individus qui la
composent, en nombre réduit au début, s’accroissent très rapidement en
nombre, entaille et en poids. La grande quantité de petits poissons existants
(petits parce que jeunes et non parce que souffrant de compétition alimentaire) favorise le développement des espèces carnassières. Au bout de un,
deux ou trois ans, le rendement de la pêche sur les carnassiers diminue, la
période d’expansion prend fin, au profit soit de populations équilibrées,
soit de populations déséquilibrées.
Après 17 années de recherches, poursuivies sur 85 étangs de l’Alabama
(U.S.), Swingle (1950, 1956) arrive à proposer 6 indices de l’état d’équilibre de populations antagonistes. Sur ces 6 indices 2 sont à retenir comme
essentiels, ceux que Swingle désigne par les symboles (F/C) et (.-lr) :
(1) Le symbole ou indice (F/C) correspond au rapport du poids total de
toutes les espèces proies, ou poissons fourrage (forage fish) au poids total de
tous les poissons carnassiers (piscivores) entrant dans la communauté.
(2) Le symbole ou indice (.4r) (total availability) correspond au pourcentage du poids total des populations de poissons composé d’individus de taille
exploitable.
Ces définitions appellent les précisions suivantes :
(a) Sont catalogués poissons carnassiers tous les poissons qui se nourrissent principalement de petits poissons, et qui n’arrivent pas à leur taille
normale sans cette nourriture. Tous les autres poissons sont catalogués
poissons fourrage. Certaines espèces peuvent être fourrage dans leur jeunesse
pour passer carnassiers par la suite.
(h) La taille d’exploitabilité ne peut être fixée qu’arbitrairement. compte
tenu des possibilités de croissance des espèces. A titre indicatif nous indiquons
(1) En étangs vidangeables le problème est souvent diffèrent, particulièrement dans les
régions sous alimentées des tropiques où il s’agit avant tout de produire le maximum de pro
téines à l’hectare. Le but est alors atteint en éliminant les carnassiers, et en ne cultivant que
des espèces à chaîne alimentaire la plus courte possible. Il faut alors lutter contre une surpopulation toujours menaçante : vidanges fréquentes, avec leurs inconvénients, ou mieux pèches
périodiques très fréquentes avec des filets à mailles fines (fig. 5.23 — 13.000, 4 — 13.04).
