ENVIRONNEMENT. FACTEl RS SOCIAL X
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apte à se maintenir, on objectera évidemment que la compétition interspécifique ne peut désigner qu’une interaction « théorique » ou « en puissance • >
mais qui ne correspond pas à une situation stable sur le terrain. Cela est
parfaitement exact, mais il faut tenir compte de l’existence d’au moins deux
situations instables fréquentes : les zones de chevauchement de niches différentes et les introductions d’espèces nouvelles.
Comme exemple de chevauchement de niches, prenons, en climat tempéré,
le cas d’une rivière avec sa zone amont à eau froide et sa zone aval à eau
chaude. Entre chacune de ces zones types on peut en identifier une troisième,
une zone mixte où cohabitent certaines espèces pionniers des eaux froides et
certaines espèces du climax des eaux chaudes (6.22 — 7.40). Ces zones mixtes
sont normalement des zones de compétition plus ou moins intense entre
espèces d’amont et espèces d’aval. Ces zones peuvent se déplacer vers l'amont
ou vers l’aval sous l’influence en particulier de variations climatiques, et à
longue échéance sous l’influence des successions écologiques (7.40), conséquence de l’érosion. Les eaux froides pourront reculer vers l’amont, avec
leurs espèces propres, mais les espèces d’eaux chaudes Décoloniseront pas les
eaux froides pas plus que les espèces d’eaux froides ne coloniseront les eaux
chaudes. Les zones mixtes se maintiendront avec leur peuplement mixte que
la compétition n’aura pas anéanti, l'n phénomène pendulaire intervient ici
comme dans la lutte entre couples défendant leur territoire (6.121.1). Au
voisinage de la zone d’eaux froides, les espèces de cette zone sont mieux placées
que les espèces d’eaux chaudes pour survivre, et l’emporteront en nombre sur
ces dernières. Les espèces d’eaux chaudes auront au contraire le pas sur les
espèces d’eaux froides au voisinage de la zone d’eaux chaudes. Aucune des deux
catégories ne peut chasser l’autre très loin, car plus elle s’éloigne de ses bases
plus elle perd de sa puissance.
Dans le cas des introductions d’espèces nouvelles l’opération peut être
faite dans une niche vide. S’il ne s’agit pas d’un contresens biologique (espèce
d’eaux froides dans des eaux chaudes par exemple) l’espèce s'installe et se
développe sans porter tort aux espèces indigènes. Si l’opération est faite au
contraire dans une niche déjà occupée par une espèce indigène, ou bien
l’espèce nouvelle ne peut s’installer ou bien elle s'installe au détriment,
de l’espèce indigène qui occupait la place.
Ces phénomènes de compétition ne sont pas sans avoir une influence primordiale sur la distribution des espèces. C’est ainsi tout d’abord que les
espèces très voisines, susceptibles en conséquence de prétendre à la même
niche, se trouvent réparties dans des habitats analogues mais distincts sur le
plan géographique, ce qui leur évite d’entrer en compétition.
A l’intérieur d’un même habitat, une compétition intraspécifique incitera
l’espèce en cause à étendre son aire de répartition et à occuper en conséquence
des secteurs qui lui sont moins favorables. Au contraire, si dans les zones
marginales de l’aire de répartition d’une espèce, il y a prédominance d’une
compétition interspécifique de la part d’espèces des habitats voisins, l'espèce
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apte à se maintenir, on objectera évidemment que la compétition interspécifique ne peut désigner qu’une interaction « théorique » ou « en puissance • >
mais qui ne correspond pas à une situation stable sur le terrain. Cela est
parfaitement exact, mais il faut tenir compte de l’existence d’au moins deux
situations instables fréquentes : les zones de chevauchement de niches différentes et les introductions d’espèces nouvelles.
Comme exemple de chevauchement de niches, prenons, en climat tempéré,
le cas d’une rivière avec sa zone amont à eau froide et sa zone aval à eau
chaude. Entre chacune de ces zones types on peut en identifier une troisième,
une zone mixte où cohabitent certaines espèces pionniers des eaux froides et
certaines espèces du climax des eaux chaudes (6.22 — 7.40). Ces zones mixtes
sont normalement des zones de compétition plus ou moins intense entre
espèces d’amont et espèces d’aval. Ces zones peuvent se déplacer vers l'amont
ou vers l’aval sous l’influence en particulier de variations climatiques, et à
longue échéance sous l’influence des successions écologiques (7.40), conséquence de l’érosion. Les eaux froides pourront reculer vers l’amont, avec
leurs espèces propres, mais les espèces d’eaux chaudes Décoloniseront pas les
eaux froides pas plus que les espèces d’eaux froides ne coloniseront les eaux
chaudes. Les zones mixtes se maintiendront avec leur peuplement mixte que
la compétition n’aura pas anéanti, l'n phénomène pendulaire intervient ici
comme dans la lutte entre couples défendant leur territoire (6.121.1). Au
voisinage de la zone d’eaux froides, les espèces de cette zone sont mieux placées
que les espèces d’eaux chaudes pour survivre, et l’emporteront en nombre sur
ces dernières. Les espèces d’eaux chaudes auront au contraire le pas sur les
espèces d’eaux froides au voisinage de la zone d’eaux chaudes. Aucune des deux
catégories ne peut chasser l’autre très loin, car plus elle s’éloigne de ses bases
plus elle perd de sa puissance.
Dans le cas des introductions d’espèces nouvelles l’opération peut être
faite dans une niche vide. S’il ne s’agit pas d’un contresens biologique (espèce
d’eaux froides dans des eaux chaudes par exemple) l’espèce s'installe et se
développe sans porter tort aux espèces indigènes. Si l’opération est faite au
contraire dans une niche déjà occupée par une espèce indigène, ou bien
l’espèce nouvelle ne peut s’installer ou bien elle s'installe au détriment,
de l’espèce indigène qui occupait la place.
Ces phénomènes de compétition ne sont pas sans avoir une influence primordiale sur la distribution des espèces. C’est ainsi tout d’abord que les
espèces très voisines, susceptibles en conséquence de prétendre à la même
niche, se trouvent réparties dans des habitats analogues mais distincts sur le
plan géographique, ce qui leur évite d’entrer en compétition.
A l’intérieur d’un même habitat, une compétition intraspécifique incitera
l’espèce en cause à étendre son aire de répartition et à occuper en conséquence
des secteurs qui lui sont moins favorables. Au contraire, si dans les zones
marginales de l’aire de répartition d’une espèce, il y a prédominance d’une
compétition interspécifique de la part d’espèces des habitats voisins, l'espèce
