ENVIRONNEMENT. FACTEURS SOCIAUX
143
Nous verrons que le nombre d'individus d’une espèce introduite dans un
nouvel habitat augmente selon une courbe en S dite sigmoïde ou logistique,
et qu’en chaque point la tangente à la courbe représente le coefficient instantané de croissance à l’instant (t) correspondant à ce point (6.132). Ce coefficient de croissance est exprimé mathématiquement par la formule :
dans laquelle :
TV = Nombre d’individus de la population.
dTV
. .
-jr = variation du nombre d’individus durant l’intervalle de temps (d/)
tendant vers zéro = coefficient instantané de croissance de la population.
r — Coefficient intrinsèque d’accroissement naturel.
N a, — Asymptote supérieure de la courbe logistique = valeur maximum
que peut atteindre la population = charge biotique de l’habitat.
Mettons cette population en interaction avec une seconde (dont le nombre
d'individus sera matérialisé par A’2), qui pourra avoir des effets positifs,
négatifs ou nuis sur la croissance de la première. L’équation relative au taux
de croissance de la première deviendra (Odum, 1953) :
Coefficient ins- !
tantané de crois- /
sance.
i
Possibilités
linaxima d ’ a c| cr o iss emen t :
(nombre d’indi। vidas) x (coeffi! cient intrinsèque
' d’accroissement
naturel).
\ Accroissement
’ non réalisé du
' fait de la compé, tition intraspeci/ fique.
* Effets défavo— < râbles dus à une
Il est important de remarquer avec Odum (1953) que le terme « défavorable » ne doit pas être utilisé pour qualifier des interactions négatives ou
inhibitrices. Si compétition ou prédation réduisent le taux de croissance des
populations qu’elles affectent, cela ne veut pas dire que leur action est nécessairement défavorable à longue échéance, tant au point de vue de la survie
que de l’évolution. La compétition accroît la sélection naturelle, favorise en
conséquence l’adaptation à de nouvelles « niches », et par là favorise les possibilités d’extension de l’aire de répartition des espèces. Il se confirme par
ailleurs que les prédateurs ont souvent une action au total favorable à l'espèce
sur laquelle ils vivent, en empêchant une surpopulation qui peut conduire à
une autodestruction (5.621 — 5.622).
(1) C = coefficient d’influence de la seconde population sur la première.
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Nous verrons que le nombre d'individus d’une espèce introduite dans un
nouvel habitat augmente selon une courbe en S dite sigmoïde ou logistique,
et qu’en chaque point la tangente à la courbe représente le coefficient instantané de croissance à l’instant (t) correspondant à ce point (6.132). Ce coefficient de croissance est exprimé mathématiquement par la formule :
dans laquelle :
TV = Nombre d’individus de la population.
dTV
. .
-jr = variation du nombre d’individus durant l’intervalle de temps (d/)
tendant vers zéro = coefficient instantané de croissance de la population.
r — Coefficient intrinsèque d’accroissement naturel.
N a, — Asymptote supérieure de la courbe logistique = valeur maximum
que peut atteindre la population = charge biotique de l’habitat.
Mettons cette population en interaction avec une seconde (dont le nombre
d'individus sera matérialisé par A’2), qui pourra avoir des effets positifs,
négatifs ou nuis sur la croissance de la première. L’équation relative au taux
de croissance de la première deviendra (Odum, 1953) :
Coefficient ins- !
tantané de crois- /
sance.
i
Possibilités
linaxima d ’ a c| cr o iss emen t :
(nombre d’indi। vidas) x (coeffi! cient intrinsèque
' d’accroissement
naturel).
\ Accroissement
’ non réalisé du
' fait de la compé, tition intraspeci/ fique.
* Effets défavo— < râbles dus à une
Il est important de remarquer avec Odum (1953) que le terme « défavorable » ne doit pas être utilisé pour qualifier des interactions négatives ou
inhibitrices. Si compétition ou prédation réduisent le taux de croissance des
populations qu’elles affectent, cela ne veut pas dire que leur action est nécessairement défavorable à longue échéance, tant au point de vue de la survie
que de l’évolution. La compétition accroît la sélection naturelle, favorise en
conséquence l’adaptation à de nouvelles « niches », et par là favorise les possibilités d’extension de l’aire de répartition des espèces. Il se confirme par
ailleurs que les prédateurs ont souvent une action au total favorable à l'espèce
sur laquelle ils vivent, en empêchant une surpopulation qui peut conduire à
une autodestruction (5.621 — 5.622).
(1) C = coefficient d’influence de la seconde population sur la première.
