HYDROCARBURES-CPG-CLHP (ORGANISMES)
un détecteur spectrophotométrique UV suivi d’un détecteur fluorimétrique couplés à l’aide d'un tube de téflon de très faible volume mort
(10 cm x 0,25 mm). Le détecteur UV est réglé à 254 nm et à une sensibilité
de 0,04 unité d'absorbance. En fluorescence, deux couples de longueur
d’excitation et d’observation peuvent être utilisés : soit l’excitation à 360 nm
et l’observation supérieure à 420 nm, soit l’excitation à 254 nm et l’observation
supérieure à 370 nm. La sensibilité du fluorimètre est réglée de façon à assurer
la détection et l’amplitude dynamique suffisante.
La fraction aromatique ARO est reprise, selon le niveau de pollution,
par un volume de 0,3 à 1,8 ml d’hexane contenant comme étalon interne le
chrysène perdeutérié à la concentration de 4,6mg.l-1. Un volume de 5 à
25 pl de cette fraction est analysé par CLHP dans les conditions décrites
ci-dessus.
La principale difficulté de cette analyse consiste à déterminer les facteurs
de réponse d’une gamme d’hydrocarbures polyaromatiques avec les deux
types de détecteurs. Ceci est réalisé en injectant un mélange de HPA, tel
que celui conseillé par I’epa (Environmental Protection Agency) et commercialisé par supelco (n° 610-M). Ce mélange contient les hydrocarbures suivants aux concentrations indiquées en milligrammes par litre :
Naphtalène
2
Chrysène
0,2
Acénaphtène
2
Benzo(cz)anthracène
0,2
Acénaphtylène
4
Benzo(a)pyrène
0,2
Fluorène
0,4
Benzo(ù)fluoranthène
0,4
Anthracène
0,2
Benzo(C)fluoranthène
0,4
Phénanthrène
0,2
Benzo(g,/z,z )pérylène
0,2
Pyrène
0,2
Indéno(l ,2,3-c, djpyrène
0,2
Fluoranthène
0,4
Dibenzo(zz,/z)anthracène
0,4
Les facteurs de réponse sont déterminés par rapport au chrysène selon
les recommandations de I’unesco (1977) concernant le dosage des HPA.
Ensuite on calcule des facteurs de réponse moyens par famille de HPA classés
selon leur nombre de noyaux aromatiques condensés. Ce calcul ne peut être
qu’approximatif dans la mesure où il considère, par exemple, que la classe
des HPA à trois noyaux aromatiques contient en quantités équivalentes les
composés standards. Or il est bien clair que ceci n’est jamais le cas dans des
extraits provenant d’organismes marins pollués. De plus devant la diversité
des facteurs de réponse des HPA, surtout en fluorescence, seule une estimation
semi-quantitative des HPA peut être tentée. Par exemple, avec 1 excitation
à 360 nm et l’observation supérieure à 420 nm, le fluoranthène, composé à
4 noyaux, répond 800 fois plus que le chrysène et 24000 fois plus que le pyrène.
6. REMARQUES SUR L’ANALYSE PAR CLHP
L’ analyse par CLHP fournit des informations très précieuses du point de
vue qualitatif. Si la détection UV à 254 nm fournit un profil chromatographique caractéristique de toutes les familles de HPA, la détection par uorescence fournit, dans les conditions ci-dessus mentionnées, un pro i p u o
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