FLUORURE (EAU)
CHAPITRE XXV
DOSAGE DE L’ION FLUORURE
PAR ÉLECTRODE SPÉCIFIQUE
A. AMINOT
Dans l’eau de mer, l’ion fluorure se classe parmi les constituants majeurs
et il peut être considéré comme conservatif. Le rapport massique F"/Cr
est de (6,7 + 0,1) x lO--1 (Riley, 1975), ce qui correspond à une concentrarure s’y trouve sous forme de complexes aux pourcentages suivants, selon
Miller et Kester (1976) :
[F’itota! = [F’Ue + [MgF+] + [CaF+] + [NaF°]
%
100
50
47
2,1
1,1
Outre sa présence à l’état naturel, le fluorure peut être rejeté dans l’environnement par les activités industrielles telles que les industries de l’aluminium, de l’acier, des engrais. Compte tenu de sa toxicité pour la vie aquatique, l’ion fluorure doit alors être analysé en tant que polluant. Les déversements peuvent avoir lieu en rivière, en estuaire ou en mer : la méthode
décrite permet l’analyse dans ces divers milieux.
1. PRINCIPES DE LA MÉTHODE
1.1. CHOIX DE LA MÉTHODE
Pour les analyses d’eau, les méthodes colorimétriques ou potentiométriques sont utilisées avec succès.
La colorimétrie inverse, c’est-à-dire la décoloration par F" d'un complexe
du zirconium, est couramment appliquée en eau douce (apha, 1980 ; Harwood
et Huyser, 1968). Pour l’eau de mer on emploie généralement la méthode
basée sur la formation d’un complexe coloré lanthane-alizarine-fluorure
(Greenhalgh et Riley, 1961). La précision de cette dernière méthode est
bonne (+ 0,3 %, selon ses auteurs, à + 1,5 % selon Brewer et al. (1970)),
mais elle est sensible à la salinité et son application est délicate. En conséquence, il est préférable d’adopter en routine une méthode potentiométrique
par électrode spécifique.
Depuis les travaux de Frant et Ross (1966), le développement de 1 électrode spécifique de l’ion fluorure a permis son application routinière à la
mesure précise et rapide du fluorure dans les eaux. L’électrode peut être
utilisée de plusieurs manières : soit comme indicateur pour le dosage potentiométrique (Lingane, 1967; Orenberg et Morris, 1967), soit pour déter297
CHAPITRE XXV
DOSAGE DE L’ION FLUORURE
PAR ÉLECTRODE SPÉCIFIQUE
A. AMINOT
Dans l’eau de mer, l’ion fluorure se classe parmi les constituants majeurs
et il peut être considéré comme conservatif. Le rapport massique F"/Cr
est de (6,7 + 0,1) x lO--1 (Riley, 1975), ce qui correspond à une concentrarure s’y trouve sous forme de complexes aux pourcentages suivants, selon
Miller et Kester (1976) :
[F’itota! = [F’Ue + [MgF+] + [CaF+] + [NaF°]
%
100
50
47
2,1
1,1
Outre sa présence à l’état naturel, le fluorure peut être rejeté dans l’environnement par les activités industrielles telles que les industries de l’aluminium, de l’acier, des engrais. Compte tenu de sa toxicité pour la vie aquatique, l’ion fluorure doit alors être analysé en tant que polluant. Les déversements peuvent avoir lieu en rivière, en estuaire ou en mer : la méthode
décrite permet l’analyse dans ces divers milieux.
1. PRINCIPES DE LA MÉTHODE
1.1. CHOIX DE LA MÉTHODE
Pour les analyses d’eau, les méthodes colorimétriques ou potentiométriques sont utilisées avec succès.
La colorimétrie inverse, c’est-à-dire la décoloration par F" d'un complexe
du zirconium, est couramment appliquée en eau douce (apha, 1980 ; Harwood
et Huyser, 1968). Pour l’eau de mer on emploie généralement la méthode
basée sur la formation d’un complexe coloré lanthane-alizarine-fluorure
(Greenhalgh et Riley, 1961). La précision de cette dernière méthode est
bonne (+ 0,3 %, selon ses auteurs, à + 1,5 % selon Brewer et al. (1970)),
mais elle est sensible à la salinité et son application est délicate. En conséquence, il est préférable d’adopter en routine une méthode potentiométrique
par électrode spécifique.
Depuis les travaux de Frant et Ross (1966), le développement de 1 électrode spécifique de l’ion fluorure a permis son application routinière à la
mesure précise et rapide du fluorure dans les eaux. L’électrode peut être
utilisée de plusieurs manières : soit comme indicateur pour le dosage potentiométrique (Lingane, 1967; Orenberg et Morris, 1967), soit pour déter297
