POLLUANTS MINÉRAUX
Cette séparation du mercure doit être effectuée avant l’acidification,
et donc le plus tôt possible après le prélèvement, pour éviter l’adsorption
de mercure sur les parois des flacons.
4. CONSERVATION PAR ACIDIFICATION
L'instabilité des solutions diluées de mercure minéral et organique a
donné lieu à de nombreuses publications, partiellement contradictoires du
fait de la grande variété des matrices examinées.
Dans le cas précis de l’eau de mer, la concentration en chlorure intervient
de façon essentielle sur la stabilisation du mercure. Ambe et Suwabe (1977)
et Matsunaga et al. (1979) ont montré que l’addition de 2 à 3 % de NaCl
à des solutions d’eau distillée acidifiée (pH
1) permettait de stabiliser les
solutions diluées de mercure minéral. Il peut donc être admis que le mercure
minéral est stabilisé en milieu acide par formation de complexes chloromercuriques, et sauf pour les eaux estuariennes de faible salinité, l’addition
d’autres préservatifs tels que K2Cr2O7 (Carron et Agemian, 1977) ou
NH4SCN (Sanemasa et al., 1977) ne s’avère pas nécessaire.
S’il suffit d’acidifier les échantillons, le choix de l’acide, mis à part les
critères de pureté évoqués ci-dessous, peut paraître indifférent : puisque la
quantité de protons introduite reste faible devant la concentration en chlorure (> 0,5 mol.l-1), la solution analysée reste fondamentalement une
solution d’acide chlorhydrique dilué.
En fait les propriétés oxydantes de l’acide nitrique, sulfurique ou perchlorique interviennent aussi sur le comportement des échantillons. Stoeppler et Matthes (1978), étudiant la stabilité du mercure minéral et du chlorure de méthyl-mercure, ont constaté que le chlorure de méthyl-mercure se
convertit spontanément en mercure minéral tant à pH 8 qu’à pH 2,5, et que
la concentration en mercure total, instable à pH 8, est maintenue constante
par acidification à pH 2,5. La cinétique de cette minéralisation lente à pH 2,5
est en outre plus rapide après acidification par HNO3 que par HCl. De même
Matsunaga et al. (1979) observent une augmentation progressive du mercure réactif, qui traduirait une lente minéralisation (en 15 ou 30 jours selon
la teneur en acide sulfurique) d’une partie, voire de la totalité du mercure
organique naturellement présent.
Les quantités d’acide nécessaires peuvent être discutées. L’addition de
0,4% (V V) d'acide nitrique à 65 % représente une valeur plutôt faible.
Olafsson (1982) ajoute 2 % et Grasshoff (1976) 3 % d’acide nitrique, tandis
que Stoeppler et Matthes (1978) obtiennent une stabilisation satisfaisante
avec seulement 0,1 % d’acide concentré. Les auteurs japonais préfèrent
utiliser 1 acide sulfurique, mais les qualités disponibles en Europe sont moins
pures en mercure que l'acide nitrique. Or les acides les plus purs (MERCK,
réf. 441 et 452 ; bdh, réf. 45004) pourraient contenir jusqu’à 1 ou 5 pg l 1 de
mercure, d où une contribution potentielle importante du blanc d’acidification. Il est donc impératif de contrôler régulièrement la teneur en mercure
de a< ide utilisé et de changer de lot d’acide dès que cette teneur dépasse 0,1
ào^pg.r1.
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Cette séparation du mercure doit être effectuée avant l’acidification,
et donc le plus tôt possible après le prélèvement, pour éviter l’adsorption
de mercure sur les parois des flacons.
4. CONSERVATION PAR ACIDIFICATION
L'instabilité des solutions diluées de mercure minéral et organique a
donné lieu à de nombreuses publications, partiellement contradictoires du
fait de la grande variété des matrices examinées.
Dans le cas précis de l’eau de mer, la concentration en chlorure intervient
de façon essentielle sur la stabilisation du mercure. Ambe et Suwabe (1977)
et Matsunaga et al. (1979) ont montré que l’addition de 2 à 3 % de NaCl
à des solutions d’eau distillée acidifiée (pH
1) permettait de stabiliser les
solutions diluées de mercure minéral. Il peut donc être admis que le mercure
minéral est stabilisé en milieu acide par formation de complexes chloromercuriques, et sauf pour les eaux estuariennes de faible salinité, l’addition
d’autres préservatifs tels que K2Cr2O7 (Carron et Agemian, 1977) ou
NH4SCN (Sanemasa et al., 1977) ne s’avère pas nécessaire.
S’il suffit d’acidifier les échantillons, le choix de l’acide, mis à part les
critères de pureté évoqués ci-dessous, peut paraître indifférent : puisque la
quantité de protons introduite reste faible devant la concentration en chlorure (> 0,5 mol.l-1), la solution analysée reste fondamentalement une
solution d’acide chlorhydrique dilué.
En fait les propriétés oxydantes de l’acide nitrique, sulfurique ou perchlorique interviennent aussi sur le comportement des échantillons. Stoeppler et Matthes (1978), étudiant la stabilité du mercure minéral et du chlorure de méthyl-mercure, ont constaté que le chlorure de méthyl-mercure se
convertit spontanément en mercure minéral tant à pH 8 qu’à pH 2,5, et que
la concentration en mercure total, instable à pH 8, est maintenue constante
par acidification à pH 2,5. La cinétique de cette minéralisation lente à pH 2,5
est en outre plus rapide après acidification par HNO3 que par HCl. De même
Matsunaga et al. (1979) observent une augmentation progressive du mercure réactif, qui traduirait une lente minéralisation (en 15 ou 30 jours selon
la teneur en acide sulfurique) d’une partie, voire de la totalité du mercure
organique naturellement présent.
Les quantités d’acide nécessaires peuvent être discutées. L’addition de
0,4% (V V) d'acide nitrique à 65 % représente une valeur plutôt faible.
Olafsson (1982) ajoute 2 % et Grasshoff (1976) 3 % d’acide nitrique, tandis
que Stoeppler et Matthes (1978) obtiennent une stabilisation satisfaisante
avec seulement 0,1 % d’acide concentré. Les auteurs japonais préfèrent
utiliser 1 acide sulfurique, mais les qualités disponibles en Europe sont moins
pures en mercure que l'acide nitrique. Or les acides les plus purs (MERCK,
réf. 441 et 452 ; bdh, réf. 45004) pourraient contenir jusqu’à 1 ou 5 pg l 1 de
mercure, d où une contribution potentielle importante du blanc d’acidification. Il est donc impératif de contrôler régulièrement la teneur en mercure
de a< ide utilisé et de changer de lot d’acide dès que cette teneur dépasse 0,1
ào^pg.r1.
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