CARBONE ORGANIQUE PARTICULAIRE
CHAPITRE XVII
DOSAGE DU CARBONE ORGANIQUE PARTICULAIRE
P LE CORRE
La matière organique présente dans l’eau de mer se répartit en deux
domaines : la matière organique dissoute et la matière organique particulaire.
La limite entre ces deux domaines a été choisie de manière arbitraire : par
convention, la matière organique dissoute est celle qui traverse un filtre de
0,45 gm de porosité, la matière organique particulaire est celle qui est retenue
sur ce même filtre. Les deux domaines sont d’importance inégale ; la matière
organique particulaire représente habituellement une faible fraction (< 10 %)
de l’ensemble de la matière organique. Dans les zones côtières qui sont soumises à des rejets ou sous l’effet de fortes turbulences et dans les zones à
haute productivité, cette fraction peut devenir nettement plus importante.
Les teneurs et la composition du matériel particulaire sont variables. En
zone oligotrophe la contribution du plancton est faible (entre 20 et 50 %).
Elle peut atteindre 90 % dans les zones à haute productivité où la fraction
détritique est plus réduite. Mesurées en équivalents de carbone, les teneurs
de COP (carbone organique particulaire) varient entre quelques dizaines de
microgrammes de carbone par litre dans les masses d’eaux profondes océaniques et quelques centaines de microgrammes de carbone par litre dans les eaux
superficielles les plus riches. Il s’agit donc de doser la matière organique à
l’état de traces. Il est nécessaire d’opérer avec soin et de manipuler à l’abri
des contaminations.
1. PRINCIPES DE LA MÉTHODE
La méthode suivante, mise au point par Johnson (1949) et décrite en
détail après modification par Strickland et Parsons (1968), permet d'évaluer la matière organique particulaire dans l’eau de mer sous la forme d'équivalents en carbone.
La matière organique recueillie sur un filtre en fibres de verre est oxydée
par le mélange sulfochromique. L’oxydant en excès est dosé en retour par
une solution de Fe(II). Cette' méthode est applicable à bord des navires. La
simplicité peut la faire préférer aux méthodes plus précises basées sur la
combustion de la matière organique dans l’oxygène suivie d'un dosage du
CO2 (analyseur infrarouge, analyseur CHN) mais nécessitant un matériel
plus sophistiqué.
L’étalonnage est réalisé à partir de solutions de glucose. On obtient
donc des équivalents en carbone de glucose.
203
CHAPITRE XVII
DOSAGE DU CARBONE ORGANIQUE PARTICULAIRE
P LE CORRE
La matière organique présente dans l’eau de mer se répartit en deux
domaines : la matière organique dissoute et la matière organique particulaire.
La limite entre ces deux domaines a été choisie de manière arbitraire : par
convention, la matière organique dissoute est celle qui traverse un filtre de
0,45 gm de porosité, la matière organique particulaire est celle qui est retenue
sur ce même filtre. Les deux domaines sont d’importance inégale ; la matière
organique particulaire représente habituellement une faible fraction (< 10 %)
de l’ensemble de la matière organique. Dans les zones côtières qui sont soumises à des rejets ou sous l’effet de fortes turbulences et dans les zones à
haute productivité, cette fraction peut devenir nettement plus importante.
Les teneurs et la composition du matériel particulaire sont variables. En
zone oligotrophe la contribution du plancton est faible (entre 20 et 50 %).
Elle peut atteindre 90 % dans les zones à haute productivité où la fraction
détritique est plus réduite. Mesurées en équivalents de carbone, les teneurs
de COP (carbone organique particulaire) varient entre quelques dizaines de
microgrammes de carbone par litre dans les masses d’eaux profondes océaniques et quelques centaines de microgrammes de carbone par litre dans les eaux
superficielles les plus riches. Il s’agit donc de doser la matière organique à
l’état de traces. Il est nécessaire d’opérer avec soin et de manipuler à l’abri
des contaminations.
1. PRINCIPES DE LA MÉTHODE
La méthode suivante, mise au point par Johnson (1949) et décrite en
détail après modification par Strickland et Parsons (1968), permet d'évaluer la matière organique particulaire dans l’eau de mer sous la forme d'équivalents en carbone.
La matière organique recueillie sur un filtre en fibres de verre est oxydée
par le mélange sulfochromique. L’oxydant en excès est dosé en retour par
une solution de Fe(II). Cette' méthode est applicable à bord des navires. La
simplicité peut la faire préférer aux méthodes plus précises basées sur la
combustion de la matière organique dans l’oxygène suivie d'un dosage du
CO2 (analyseur infrarouge, analyseur CHN) mais nécessitant un matériel
plus sophistiqué.
L’étalonnage est réalisé à partir de solutions de glucose. On obtient
donc des équivalents en carbone de glucose.
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