CHLOROPHYLLE - SPECTROPHOTOMÉTRIE
CHAPITRE XV
DOSAGE DE LA CHLOROPHYLLE
ET DES PHÉOPIGMENTS
PAR SPECTROPHOTOMÉTRIE
A. AMINOT
La détermination quantitative globale de la fraction particulaire vivante
dans les milieux aquatiques est importante pour l’étude et la compréhension
des phénomènes écologiques. Pour cela, une estimation du phytoplancton
par voie chimique, par extraction et détermination des pigments photosynthétiques, s’avère satisfaisante, plus simple et plus rapide que des méthodes
basées, par exemple, sur le comptage des cellules.
L’analyse des principaux pigments chlorophylliens (chlorophylles a, b, c
et leurs phéopigments) et également des caroténoïdes nécessite l’extraction,
la chromatographie et la spectrophotométrie (Hallegraeff, 1976). Les
développements récents de la chromatographie liquide haute performance
(CLHP) devraient simplifier ces procédures pour la détermination quantitative simultanée de nombreux pigments (Abaychi et Riley, 1979 ; Lorenzen,
1981). Toutefois, cette dernière technique nécessite un matériel onéreux et
un personnel spécialisé et en outre, certaines données fournies ne sont pas
toujours indispensables.
Aussi, les méthodes classiques déterminant le pigment essentiel, la chlorophylle a, et ses phéopigments, resteront encore très utilisées.
Quant aux autres chlorophylles et aux produits de dégradation, ils ne
sont recherchés qu’occasionnellement comme indicateurs de l’état physiologique et de la composition du plancton. Dans la pratique ces composés
interfèrent fréquemment dans la détermination de la concentration en chlorophylle a.
Pour la chlorophylle a (fig. XV. 1), Yentsch (1967) résume la dégradation selon les schémas :
Chlorophylle a chdine P115101, chlorophyllide a —phéophorbide a
Chlorophylle a ——* phéophytine a chaine ph>t^» phéophorbide a
L’acidification entraîne l’élimination de l’atome de magnésium et de
la chaîne phytol.
Si certains auteurs ont rapporté la présence de chlorophyllide en milieu
marin (Barrett et Jeffrey, 1964 ; Jeffrey, 1974), il semble que les principaux
produits de dégradation soient la phéophorbide et la phéophytine (Shuman
et Lorenzen, 1975). Ces derniers sont groupés sous le nom de phéopigments
dans la suite de ce chapitre.
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