MATÉRIEL PARTICULAIRE
Les spécifications requises (apha, 1980) sont les suivantes :
source : lampe au tungstène opérant entre 85 et 100 % de son voltage
normal,
angle de diffusion pris en compte par le détecteur : centré à 90° par
rapport au faisceau incident avec une tolérance inférieure à ± 30°,
distance totale parcourue par les lumières incidente et diffusée dans
l’échantillon : inférieure à 10 cm.
En outre, l'appareil doit posséder au minimum des gammes permettant
de mesurer des turbidités entre 0,1 et 40 NTU.
Compte tenu des divergences observées avec différents appareils, le
Centre Canadien des Eaux Intérieures a préconisé l’utilisation d’un modèle
commercial : le turbidimètre hach 2100 ou 2100 A (McGirr, 1974). Cet
instrument ne donne pas nécessairement de meilleurs résultats mais c’est un
appareil largement répandu et accepté qui correspond aux spécifications de
I'apha. En outre, l’exercice d’intercalibration rapporté par McGirr démontre
la bonne reproductibilité des résultats obtenus par les instruments de ce type.
3.2. CUVES DE MESURE
Les cuves de mesure doivent faire l’objet de beaucoup de soin. On doit
éviter de rayer la paroi latérale, et le fond lorsque la lumière pénètre par en
dessous. Ces faces doivent être essuyées avec un papier ou un tissu absorbant
souple et non pelucheux.
L'intérieur des cuves s’encrasse également et il faut fréquemment tester
leur propreté avec de l'eau à turbidité nulle (§7.1). Le nettoyage interne est
assuré soit en essuyant la paroi avec le papier ou tissu prévu pour l’extérieur,
soit en laissant tremper la cuve dans du mélange sulfo-chromique.
4. DOMAINE D’APPLICATION
4.1. GAMME DE TURBIDITÉS
La gamme de turbidités n’est pas limitée. La méthode n’est cependant
correctement applicable qu’entre 0 et 40 NTU (apha, 1980). Les échantillons
de turbidité supérieure à 40 NTU doivent être dilués avec de l’eau distillée
filtrée.
Certains appareils possèdent des échelles jusqu’à 1000 NTU : elles
doivent être considérées comme indicatrices des dilutions à effectuer.
4.2. LIMITE DE DÉTECTION
La limite de détection peut dépendre des appareils mais on peut raisonnablement l'estimer à 0.02 NTU.
4.3. PRÉCISION
La notion de précision se réduit ici à celle de reproductibilité relativement
aux étalons.
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