MATÉRIEL PARTICULAIRE
D'une manière globale, il n’y a pas de relation cohérente entre la turbidité
et les matières en suspension (MES) avec tous les types d’eaux rencontrées :
eaux potables, continentales, marines, résiduaires traitées ou non, etc. En
revanche, lorsque l’on se réfère à un même milieu, des corrélations peuvent
être établies entre les deux paramètres (McGirr, 1974 ; Cathelain et Robbe.
1980 ; Aminot et Kerouel, non publié). Pour que de telles corrélations soient
valables, les mesures de turbidité doivent être réalisées avec un même appareil
ou des appareils tout à fait similaires ayant été calibrés avec les mêmes étalons
et échantillons.
Les conclusions du test inter-laboratoires canadien rapporté par McGirr
(1974) montrent clairement que pour les faibles charges en particules, la
mesure de la turbidité est plus précise que la mesure directe des MES par
filtration puis pesée.
2. PRINCIPES DES MÉTHODES
2.1. UNITÉS
La définition de la turbidité autorise deux types de déterminations :
soit la mesure de la lumière transmise en ligne droite par rapport
à la lumière incidente,
soit la mesure de la lumière diffusée par les particules, ou effet Tyndall ;
cette dernière est généralement effectuée à angle droit par rapport à la lumière
incidente (mesure néphélométrique').
Chaque type de mesure est régi par des lois physiques différentes et
l’expression des résultats dépend du mode opératoire (observation visuelle
ou photométrique) : des étalons ont donc été définis qui déterminent des
unités de turbidité.
Pour des mesures de terrain, la transparence peut être exprimée en mètres
de visibilité d'un repère immergé : disque de Secchi, fil de platine.'
Pour les mesures de laboratoire, différents étalons ont été utilisés :
solution de mastic ; unité : goutte de mastic,
suspension d'argile ; unité : milligramme de silice par litre,
suspension de formazine; unité : unités « formazine » de turbidité.
La préparation à base de formazine permet d’obtenir des suspensions
stables et reproductibles, c'est pourquoi cette formule, légalisée aux Etatsl nis (McCarthy et al., 1974), a tendance à se généraliser.
En outre, afin de ne pas confondre des résultats obtenus par transmission
et par néphélométrie avec les étalons de formazine, le manuel apha propose
d utiliser le terme d unité de turbidité néphélométrique pour la seconde
méthode. Dans un but de simplification, les abréviations anglo-saxonnes
seront conservées, à savoir :
unité de turbidité formazine = FTU (mesures par transmission),
i
unité de turbidité néphélométrique = NTU (mesures néphélomé160
D'une manière globale, il n’y a pas de relation cohérente entre la turbidité
et les matières en suspension (MES) avec tous les types d’eaux rencontrées :
eaux potables, continentales, marines, résiduaires traitées ou non, etc. En
revanche, lorsque l’on se réfère à un même milieu, des corrélations peuvent
être établies entre les deux paramètres (McGirr, 1974 ; Cathelain et Robbe.
1980 ; Aminot et Kerouel, non publié). Pour que de telles corrélations soient
valables, les mesures de turbidité doivent être réalisées avec un même appareil
ou des appareils tout à fait similaires ayant été calibrés avec les mêmes étalons
et échantillons.
Les conclusions du test inter-laboratoires canadien rapporté par McGirr
(1974) montrent clairement que pour les faibles charges en particules, la
mesure de la turbidité est plus précise que la mesure directe des MES par
filtration puis pesée.
2. PRINCIPES DES MÉTHODES
2.1. UNITÉS
La définition de la turbidité autorise deux types de déterminations :
soit la mesure de la lumière transmise en ligne droite par rapport
à la lumière incidente,
soit la mesure de la lumière diffusée par les particules, ou effet Tyndall ;
cette dernière est généralement effectuée à angle droit par rapport à la lumière
incidente (mesure néphélométrique').
Chaque type de mesure est régi par des lois physiques différentes et
l’expression des résultats dépend du mode opératoire (observation visuelle
ou photométrique) : des étalons ont donc été définis qui déterminent des
unités de turbidité.
Pour des mesures de terrain, la transparence peut être exprimée en mètres
de visibilité d'un repère immergé : disque de Secchi, fil de platine.'
Pour les mesures de laboratoire, différents étalons ont été utilisés :
solution de mastic ; unité : goutte de mastic,
suspension d'argile ; unité : milligramme de silice par litre,
suspension de formazine; unité : unités « formazine » de turbidité.
La préparation à base de formazine permet d’obtenir des suspensions
stables et reproductibles, c'est pourquoi cette formule, légalisée aux Etatsl nis (McCarthy et al., 1974), a tendance à se généraliser.
En outre, afin de ne pas confondre des résultats obtenus par transmission
et par néphélométrie avec les étalons de formazine, le manuel apha propose
d utiliser le terme d unité de turbidité néphélométrique pour la seconde
méthode. Dans un but de simplification, les abréviations anglo-saxonnes
seront conservées, à savoir :
unité de turbidité formazine = FTU (mesures par transmission),
i
unité de turbidité néphélométrique = NTU (mesures néphélomé160
