GÉNÉRALITÉS
Lors de la manipulation des filtres, on prendra les précautions en rapport
avec le paramètre analysé. Pour plus de facilité et moins de risque de détérioration, on manipulera les membranes à l’aide de pinces à bouts plats.
2.3. PRÉ-FILTRATION
On appelle « pré-filtration » l’opération qui consiste à effectuer un premier tri des particules en éliminant les éléments les plus gros. Ces grosses
particules ne représentent généralement qu’une masse négligeable par unité
de volume mais leur distribution aléatoire peut devenir source d’erreurs
lorsqu’une grosse particule se retrouve sur le filtre à analyser, sans représentativité par rapport au volume filtré.
Il est difficile de fixer une taille maximale pour les particules à éliminer.
Strickland et Parsons (1972) considèrent qu’au-dessus de 300 pm, la
masse des particules est négligeable : ces auteurs conseillent de pré-filtrer
l’eau vers 150 à 350 pm pour l’étude des matières en suspension et des pigments. Sheldon et al. (1972) pré-filtrent à 160 pm en milieu océanique.
Pour harmoniser et simplifier le matériel, il est conseillé d’effectuer dans l’étude
quantitative ou qualitative du matériel particulaire une pré-filtration à environ 200 pm.
Pour cela, on utilise un matériel très simple du type de celui présenté
au chapitre VI (fig. VI. 1) pour les prélèvements d’eau destinés à l’analyse des
éléments nutritifs. Ce dispositif, adaptable directement à la bouteille de prélèvement, permet de faire passer simplement et rapidement l’échantillon d’eau
à travers un disque de filet à plancton de la taille désirée.
2.4. VOLUME ET REPRÉSENTATIVITÉ. DES ÉCHANTILLONS
Selon le volume échantillonné, des différences qualitatives et quantitatives sont observées dans le matériel particulaire. Ces phénomènes sont
vraisemblablement liés à une répartition aléatoire des particules, essentiellement celles de grandes tailles. Ainsi les rapports glucides/amines en fonction
des volumes filtrés (1 à 600 1) varient du simple au double (Delmas, 1980).
Bien que le prélèvement de petits échantillons soit matériellement satisfaisant. il faut considérer que plus le volume diminue, moins la représentativité est bonne, en particulier vis-à-vis des particules les plus grandes.
En routine il est rarement possible d’analyser des échantillons d'un volume
supérieur à quelques litres, et, pour une même étude, il faut tiltrer le même
volume pour tous les échantillons.
BIBLIOGRAPHIE
Bans e, K., Falls, C. P. and Hobson, L. A., 1963. A gravimétrie method for determining suspended matter in sea water using Millipore filters. Deep-Sea Res. 10, 639642.
Bougis, P.. 1974. Ecologie du plancton marin. Masson. Paris, 2 vol. 196 p. et 201 p.
157
Lors de la manipulation des filtres, on prendra les précautions en rapport
avec le paramètre analysé. Pour plus de facilité et moins de risque de détérioration, on manipulera les membranes à l’aide de pinces à bouts plats.
2.3. PRÉ-FILTRATION
On appelle « pré-filtration » l’opération qui consiste à effectuer un premier tri des particules en éliminant les éléments les plus gros. Ces grosses
particules ne représentent généralement qu’une masse négligeable par unité
de volume mais leur distribution aléatoire peut devenir source d’erreurs
lorsqu’une grosse particule se retrouve sur le filtre à analyser, sans représentativité par rapport au volume filtré.
Il est difficile de fixer une taille maximale pour les particules à éliminer.
Strickland et Parsons (1972) considèrent qu’au-dessus de 300 pm, la
masse des particules est négligeable : ces auteurs conseillent de pré-filtrer
l’eau vers 150 à 350 pm pour l’étude des matières en suspension et des pigments. Sheldon et al. (1972) pré-filtrent à 160 pm en milieu océanique.
Pour harmoniser et simplifier le matériel, il est conseillé d’effectuer dans l’étude
quantitative ou qualitative du matériel particulaire une pré-filtration à environ 200 pm.
Pour cela, on utilise un matériel très simple du type de celui présenté
au chapitre VI (fig. VI. 1) pour les prélèvements d’eau destinés à l’analyse des
éléments nutritifs. Ce dispositif, adaptable directement à la bouteille de prélèvement, permet de faire passer simplement et rapidement l’échantillon d’eau
à travers un disque de filet à plancton de la taille désirée.
2.4. VOLUME ET REPRÉSENTATIVITÉ. DES ÉCHANTILLONS
Selon le volume échantillonné, des différences qualitatives et quantitatives sont observées dans le matériel particulaire. Ces phénomènes sont
vraisemblablement liés à une répartition aléatoire des particules, essentiellement celles de grandes tailles. Ainsi les rapports glucides/amines en fonction
des volumes filtrés (1 à 600 1) varient du simple au double (Delmas, 1980).
Bien que le prélèvement de petits échantillons soit matériellement satisfaisant. il faut considérer que plus le volume diminue, moins la représentativité est bonne, en particulier vis-à-vis des particules les plus grandes.
En routine il est rarement possible d’analyser des échantillons d'un volume
supérieur à quelques litres, et, pour une même étude, il faut tiltrer le même
volume pour tous les échantillons.
BIBLIOGRAPHIE
Bans e, K., Falls, C. P. and Hobson, L. A., 1963. A gravimétrie method for determining suspended matter in sea water using Millipore filters. Deep-Sea Res. 10, 639642.
Bougis, P.. 1974. Ecologie du plancton marin. Masson. Paris, 2 vol. 196 p. et 201 p.
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