L'ATMOSPHÈRE : PHÉNOMÈNES PLANÉTAIRES
Rosée, givre et gelée
La rosée qui se forme sur la pelouse et le givre qui
recouvre le pare-brise les matins d’hiver résultent
de la saturation en vapeur d’eau de l’air proche de
la surface de la Terre. Le jour, le sol chauffe l’air.
La nuit, le sol se refroidit vite, surtout si le ciel est.
dégagé. L’air en contact avec le sol refroidit mais l’air
situé au-dessus est moins froid (l’air est très isolant).
L’air situé au sol se refroidit jusqu’à atteindre le point
de saturation - le point de rosée -, température à
laquelle la vapeur d’eau commence à se condenser.
Lorsque le point de saturation est supérieur au point
de congélation de l’eau (0 °C), de la rosée se forme.
S’il est au-dessous du point de congélation, c’est du
givre (ou de la gelée blanche) qui apparaît.
Lorsque les météorologues font référence au gel
au sol, cela signifie que la couche superficielle du sol
est gelée mais que la température de l’air est encore
à 3 ou 4 °C. Une situation d’air gelé prévaut lorsque
les températures dans un abri météorologique (écran
de Stevenson) atteignent le zéro alors que le sol reste
parfois au-dessus de ce zéro. Ce phénomène est
fréquent en automne, saison à laquelle le sol conserve
encore une peu de la chaleur de l’été.
Il existe deux sortes de gelées, qui créent des
splendeurs dans le paysage et en particulier sur la
végétation. La gelée blanche se forme lorsque l'air
refroidit et que l’eau se condense en une structure
glacée ; elle n’apparaît que lorsque les vents sont
légers et constitue une structure cristalline fragile,
entrelacée sur les éléments par étapes ou par couches.
Le blanc est dû aux bulles d’air emprisonnées dans
la glace, qui en réduisent la transparence. Les faces
lisses des cristaux de gelée blanche la font scintiller
sous le soleil. Le givre apparaît sous l'effet de gelées
rapides ; il est courant lors des épisodes de brouillards
dans lesquels des gouttelettes d'eau proches du point
de congélation entrent en contact avec des surfaces
gelées. Vu de près, il présente un aspect grenu (tel le
sucre ou le sel) et forme des aiguilles ou des plumes ;
dépourvu de structure cristalline reconnaissable,
il est plus dense et plus dur que la gelée blanche.
La vitesse du vent influe sur la sévérité des gelées.
Les vents forts ralentissent le refroidissement nocturne
et réduisent le risque de gelée. Cependant les vents
puissants soufflant après que la température est
tomlrée au-dessous de 0 °C peuvent entraîner des
gelées pénétrantes, risquant de causer des préjudices.
Il importe de disposer de prévisions fiables quant
aux risques de gelée. Les paysans doivent être tenus
au courant des périls encourus par leurs cultures, les
automobilistes veulent savoir s’il y aura du veillas
sur leur parcours.
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