PLANÈTE MÉTÉO
LEVENT
La circulation des vents
Aristote, le premier, supputa dans son traité Les
Métêonlo^iques que le mouvement des vents était
dû au réchauffement de l’atmosphère par le Soleil.
En raison de ce que la surface de la Terre se
réchauffe de façon inégale, l’air s'écoule en différentes
bandes qui produisent des effets météo divers.
Entre les tropiques, le réchauffement est intense
et homogène. Cela déclenche de puissants courants
de convection dans l'air. L'élévation de l’air provoque
un abaissement de la pression au sol. Comme l’air
est chaud, il s'élève - d'où cette basse pression. Ce
phénomène concerne une ceinture entourant le globe.
L’air qui s’est élevé atteint la limite de la troposphère,
ne peut aller plus loin, donc se refroidit et descend
dans la région comprise entre 30° N et S. L’air qui
s’est élevé est remplacé par de l’air venu’des environs
de 30° N et S. La circulation qui en résulte constitue
une cellule de Hadley (du nom du savant qui évoqua
le premier cette notion au xviir siècle). De telles
cellules donnent naissance aux alizés, et transportent
l’air chaud à l’écart de l’équateur. La zone proche de
l’équateur est celle des calmes équatoriaux. Aux
latitudes moyennes, l’air s’élève et retombe vers les
pôles en un mouvement circulaire : ce sont les cellules
de Ferrel, qui transportent l’air frais en direction de
l’équateur. Le mouvement théorique des vents devrait
s'effectuer selon un axe N/S, mais en réalité ces vents
se déplacent en direction du NE, sous l’effet de la
force de Coriolis s’exerçant à la surface de la Terre
du fait de la rotation de celle-ci sur son axe.
Au-dessus des cellules susmentionnées s’étend
le domaine de vents très rapides, les jet-streams.
L’effet de Coriolis
L'effet de Conohs. provoqué par la rotation
de la Terre, dévie les corps qui se déplacent
à la surface de notre planète, vers la droite
dans l'hémisphère nord et vers la gauche
dans l'hémisphère sud. En conséquence,
les vents qui tournent autour du centre
d'un cyclone le font dans le sens inverse
à celui des aiguilles d'une montre dans
l'hémisphère nord, dans le sens des aiguilles
d'une montre dans l'hémisphère sud.
Si la surface de la Terre était lisse, uniforme
et stationnaire, la circulation atmosphérique
serait très simple. Le fait quelle soit chauffée
de façon irrégulière constitue le pnncipal
moteur des circulations atmosphériques
de notre planète : c'est aussi ce qui donne
naissance au modèle de circulation selon
trois types de cellules (de Hadley, de Ferrel,
polaires).
Circulation
atmosphérique
—► courants d’air chaud
< courants d’air froid
La cellule de Hadley est un mode de circulation de l'air évoquant un tapis roulant qui prédomine dans l'atmosphère tropicale : elle est
~ aux alizés aux bandes plumeuses tropicales, aux déserts subtropicaux et aux jetstreams la cellule de Ferrel a trait au flux de surface
dans la zone lempéree et donc dans la zone des vents d'ouest (ces vents prédominent entre 30 et 60" de latitude). La cellule polaire,
entre W N et le pôle Nord (pour prendre l'exemple de l'hémisphère boréal), donne des vents souvent faibles et irréguliers.
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