LES CLIMATS DU FUTUR
plus de temps toutefois que ne le suggère le film -
bien que des études récentes, dont les résultats ont
été publiés en 2006, évoquent un laps de temps de
quelques décennies seulement. La façade occidentale
de l’Europe verrait ses températures baisser de 3 ou
4 °C, ce qui se traduirait par des hivers plus rigoureux
(l’éventualité de cette évolution a été mise en avant
par le Hadley Centre, institut de recherche britannique
spécialisé dans l’étude du climat planétaire). Il faut
savoir que la différence de températures entre le Petit
Âge glaciaire des xvie et xvir siècles et la période
médiévale chaude ne fut que de 1 ou 2 °C (on perçoit
mieux, dès lors, ce qu’une chute de 3 ou 4 °C aurait
de cataclysmique). Les étés deviendraient plus courts
et plus frais, ce qui raccourcirait la saison de croissance
de la végétation, avec toutes les implications que
l’on devine dans le domaine de l’agriculture.
Des carottes de glace extraites dans les régions
polaires montrent que des changements climatiques
réguliers se sont produits par le passé, avec des
fluctuations de températures atteignant jusqu’à 10 °C
en un laps de temps aussi bref qu’une décennie. Des
études récentes indiquent que la circulation océanique
joua un rôle décisif dans nombre de ces variations.
Page ci-contre : l'écoulement des eaux du Gulf
Stream observé de la navette spatiale Endeavour
Cette vue orientée en direction du sud-ouest
montre la limite entre les eaux du Gulf Stream
et les eaux côtières depuis l'est des États-Unis.
Le scintillement des eaux sous le soleil met
en évidence la différence entre les unes et
les autres : le Gulf Stream (en bas de l'image),
dont les eaux tièdes se déplacent rapidement,
forme des tourbillons complexes, alors
que les eaux littorales paraissent nettement
plus calmes.
En haut à droite : montbrétia (ou Crocosmia)
en fleur dans une île des Hébrides, Easdale, au
large de la côte ouest de l'Ecosse. Ce littoral
occidental est baigné par le Gulf Stream, qui y
apporte un air tropical, humide venu de la mer
des Caraïbes, par-delà l'Atlantique. Ce courant
permet à une flore et à une faune richement
diversifiées de prospérer là où sans lui le milieu
serait fort hostile pour de nombreuses espèces.
Ci-contre : le parcours du Gulf Stream.
271
plus de temps toutefois que ne le suggère le film -
bien que des études récentes, dont les résultats ont
été publiés en 2006, évoquent un laps de temps de
quelques décennies seulement. La façade occidentale
de l’Europe verrait ses températures baisser de 3 ou
4 °C, ce qui se traduirait par des hivers plus rigoureux
(l’éventualité de cette évolution a été mise en avant
par le Hadley Centre, institut de recherche britannique
spécialisé dans l’étude du climat planétaire). Il faut
savoir que la différence de températures entre le Petit
Âge glaciaire des xvie et xvir siècles et la période
médiévale chaude ne fut que de 1 ou 2 °C (on perçoit
mieux, dès lors, ce qu’une chute de 3 ou 4 °C aurait
de cataclysmique). Les étés deviendraient plus courts
et plus frais, ce qui raccourcirait la saison de croissance
de la végétation, avec toutes les implications que
l’on devine dans le domaine de l’agriculture.
Des carottes de glace extraites dans les régions
polaires montrent que des changements climatiques
réguliers se sont produits par le passé, avec des
fluctuations de températures atteignant jusqu’à 10 °C
en un laps de temps aussi bref qu’une décennie. Des
études récentes indiquent que la circulation océanique
joua un rôle décisif dans nombre de ces variations.
Page ci-contre : l'écoulement des eaux du Gulf
Stream observé de la navette spatiale Endeavour
Cette vue orientée en direction du sud-ouest
montre la limite entre les eaux du Gulf Stream
et les eaux côtières depuis l'est des États-Unis.
Le scintillement des eaux sous le soleil met
en évidence la différence entre les unes et
les autres : le Gulf Stream (en bas de l'image),
dont les eaux tièdes se déplacent rapidement,
forme des tourbillons complexes, alors
que les eaux littorales paraissent nettement
plus calmes.
En haut à droite : montbrétia (ou Crocosmia)
en fleur dans une île des Hébrides, Easdale, au
large de la côte ouest de l'Ecosse. Ce littoral
occidental est baigné par le Gulf Stream, qui y
apporte un air tropical, humide venu de la mer
des Caraïbes, par-delà l'Atlantique. Ce courant
permet à une flore et à une faune richement
diversifiées de prospérer là où sans lui le milieu
serait fort hostile pour de nombreuses espèces.
Ci-contre : le parcours du Gulf Stream.
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